Signes






vol. 47, no 4
juillet - septembre 2012


 
liminaire
En lien avec cet article : Relation personnelle avec Dieu

Diane POIRIER
(L'article complet est dans la revue Signes, vol. 47, no 4)
   
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Propos recueillis par Gisèle Hervieux
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Pour un monde plus humain
Marie LEE
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Appels à Marie
En lien avec cet article : Brochure Voici ta Mère ; Prière

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Un coeur affable, quelle grâce !
En lien avec cet article : Famille ; Groupes de cheminement

Monique VIAU
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Témoignage de foi
En lien avec cet article :  Prière
 
Redempta UMUNEZERO
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« ...comme je vous ai aimés »
  
Complément à cet article

Le désir de servir

Durant les années qui suivent son ordination sacerdotale, l’abbé Montpetit sera vicaire en paroisse, puis à la cathédrale, il entrera dans l’Ar­mée de réserve, enseignera au Grand Séminaire, y deviendra adjoint, puis Directeur pour le département de formation ­pastorale, s’occupera des sta­giai­res, etc., avant de se porter vo­lon­taire pour servir le diocèse aussi loin que le...  Pérou !

Qu’est-ce qui lui prend, alors qu’il est vicaire à la paroisse Saint-Joachim de Pointe-Claire, de se joindre à l’Armée ? Un autre prêtre du diocèse, lui-même en­gagé dans les Forces armées du Canada, lui avoue qu’il manque de prêtres. Je me suis laissé interpeller. Moi, j’aime ce genre de vie : une vie d’aventure, phy­sique, discipli­née. Il fait les dé­marches requi­ses et il est admis. J’ai accepté, d’abord parce qu’on me l’a demandé, en­suite parce que l’armée du Canada s’im­plique généralement dans des­ missions de paix. Fina­le­ment, c’était une façon de re­joindre beau­coup de jeu­nes, des jeunes qui ne sont pas atteints par nos réseaux de paroisses.

Un soir par semaine, une fin de semaine à l’occasion, un camp d’entraînement durant l’été... cet engage­ment représente un in­ves­tissement de temps raison­na­ble et apporte au jeune prêtre une occasion de travail pastoral com­plémentaire à ce qu’il vit en pa­roisse. Évidemment, en cas de guerre... Je serais parmi les premiers appelés. Même si j’es­père qu’il n’y en aura pas, s’il y a un conflit, les jeu­nes qui vont y aller auront besoin de sou­tien, donc... C’est d’accord ! Ser­vir là ou ail­leurs... !

Là où l’on a besoin de lui

Bien qu’il apprécie son expé­rience­ au sein de l’Armée de ré­serve, il devient un jour néces­saire que Bertrand s’en retire, pour un meilleur service du Sei­gneur. J’aurais aimé conti­nuer longtemps. Mais après quelques années, mon Évêque me nomme au Grand Sémi­naire, en plus du reste ! Là, ça en fai­sait trop. Il fallait que je choi­sisse.

Après plusieurs années de ser­vice au Grand Séminaire, tou­jours attiré par les missions en pays pauvres, Bertrand s’offre pour aller rem­placer, au Pérou, le prêtre qui ter­mine son deuxième séjour de quatre ans. C’est que le diocèse de Montréal fournit un prêtre à l’Église de Pucallpa, petite ville d’Amazonie depuis plusieurs années. C’est sûr, il faut se dé­raciner, aimer l’aventure et être prêt à apprendre une autre lan­gue, à s’adapter à un autre monde. En fait, ça a été beau­coup plus dé­ra­cinant et exigeant que je le croyais avant de par­tir.

Au Perou, il commence par être curé d’une petite paroisse très pauvre : Il n’y avait presque pas de rues asphaltées, beau­coup de gens n’avaient ni eau courante, ni té­léphone, ni élec­tri­cité, ni égouts. La moitié de son temps de mission est écou­lée lorsque l’évêque du lieu lui demande d’assumer la charge du Séminaire. Le prêtre qui occupait ce poste a le cancer. Le Grand Séminaire de Mont­réal et celui-ci, ce sont deux monde ! Les séminaristes ne sont pas nombreux, mais je de­vais voir à tout (tant au plan de la formation que de l’adminis­tration), et dans une autre lan­gue. Un beau défi !

Heureusement, les deux années précédentes l’ont préparé : il con­naît la culture, les coutumes et la langue­. J’ai aimé travailler là-bas. Dans le fond, il s’agissait d’aider cette Église à devenir plus autonome, à former des pé­ruviens pour qu’ils prennent en main l’Église du Pérou. Moi, je trouvais ça bien d’apporter mon expérience, ma formation, etc., pour former les « locaux ». Pen­dant que j’étais là, deux prêtres ont été ordonnés. Je récoltais les fruits de mon prédéces­seur.

Une disponibilité attentive aux besoins

De retour à Montréal, Bertrand oc­cupe di­ver­ses fonctions au Grand Sémi­naire et est responsable de l’Oeu­vre des vocations du dio­cèse, sans compter les services impré­vus, qui ne manquent ja­mais. À trois occasions seulement, il a fait des demandes précises à son évêque : entrer dans l’Armée, étudier, aller au Pérou. À part cela, il ne demande rien mais se laisse envoyer.­ Il veut avant tout servir, rendre service. Par­fois, il ne reste même pas un an au même endroit. Une fois onze mois ! C’est un peu court... mais il se dit : Si l’évêque me demande, à travers lui, c’est Dieu qui me parle. Je rends ser­vice, là ou à un autre endroit, peu im­porte ! Rendre service au monde et à Dieu, voilà ce qui compte. Être disponible.

Cette disponibilité, elle se mani­feste aussi quand vient le temps des Journées mondiales de la jeunesse. Quand on est jeune prêtre, ne va-t-il pas de soi qu’on participe aux JMJ ? Non, car tous ne sont pas à l’aise dans ce genre d’évé­nements. Mais souvent, quand tu es en paroisse et qu’il y a un groupe de jeunes qui participe aux JMJ, tu les accom­pagnes. Il ne suffit pas de leur dire : « Al­lez-y ! » Cette année, j’ai choisi de participer à la JMJ de Ma­drid, même si je ne suis pas en contact direct avec d’autres jeunes que les séminaristes.

Bertrand dit à Mis­sion jeunesse du diocèse : Si vous avez besoin de moi je suis là. Vous me dites où je peux vous aider, et de quelle sorte de colla­boration vous avez besoin. Je suis prêt à animer un groupe ou à aider, d’une manière ou d’une autre.

Pour lui, dont un des mandats est la pastorale des vocations, il est normal d’aller là où il y a des jeunes. Aux JMJ, il y a beau­coup de jeunes qu’il faut accom­pagner, écouter, accueillir pour le sacrement du pardon, aider à prier. C’est très beau, les démar­ches que je vois chez des jeunes JMJistes. Souvent, certains qui y vont pour le voyage et pour voir du pays sont rejoints, dans le dé­tour : Dieu les attend et quelque chose se passe intérieurement. C’est sûr, participer à une messe du Pape, avec presque 2 mil­lions d’autres jeunes venant de tous les pays du monde, ça stimule la foi !


Propos recueillis par Diane POIRIER
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Il y a brebis et brebis !
 
François CHARETTE, ptre
Homélie du 3 novembre 2011
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Qui prévoit peu, obtient peu !
André LAVOIE et Diane POIRIER
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Ils revinrent tout joyeux
Hélène CAMPEAU
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Échos de lecteurs
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