Signes






vol. 46, no 3
avril - juin 2011


    
   
Liminaire
Devenons des témoins du Christ
 

Bientôt, demain presque, nos jeunes frères et soeurs seront en route vers Madrid avec leurs accompagnateurs. Ils apportent pour seuls bagages : quelques vêtements de rechange, un sac de couchage et le minimum d’effets personnels. Mais ils partent surtout avec beau­coup d’enthousiasme, la foi au coeur, la joie plein les chaussures et les yeux brillants d’anticipation. Qu’attendent-ils de cette semaine de rassemblement spirituel ? La force de continuer leur route à la suite du Christ Jésus (cf. p. 165s), dans un monde qui croit pouvoir s’épa­nouir sans Dieu (cf. p. 134s).

Les non-croyants et, malheureusement, certains chrétiens désabusés, questionneront le bien-fondé d’une telle expédition, et des Journées Mondiales de la Jeunesse en général. Ce sont ces gens-là qui, avant la JMJ de Toronto, doutaient de la pertinence d’un tel projet (cf. p. 126s). C’était une erreur, puisque cette gigantesque retraite a porté de bien beaux fruits, qui s’épanouissent encore dans le nouveau sillon tracé par la chaîne Télévision Sel + Lumière ! Heureusement, se tromper n’est pas un drame, en autant qu’on sait le reconnaître en toute simplicité (cf. p. 122s). Toute erreur peut même devenir source de grâce, si elle est remise au Seigneur dans la rencontre personnelle avec le Christ (cf. p. 124s). Dieu reste en effet le premier et le meil­leur spécialiste en recyclage ! Le saint frère André le savait, lui qui était aussi préoccupé du besoin des âmes que de ceux des corps (cf. p. 137s) au point de prendre lui-même sa part de pénitence pour les aider (cf. p. 171s), à la suite du Christ qui a donné sa vie pour elles (cf. p. 168s).

Les célébrations entourant la canonisation du fondateur de l’Oratoire Saint-Joseph ont montré combien notre monde a besoin de témoins, et de témoins crédibles ! En ces temps où beaucoup se questionnent sur le sens et la valeur de la vie (cf. p. 175s), une grande responsa­bilité incombe donc aux chrétiens : devenir, pour les autres, d’autres Christ, remplis de sollicitude et aptes à les gagner pour le Royaume.


Diane POIRIER
(Article paru dans la revue Signes, vol. 46, no 3)
   
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Ah non ! J’ai encore oublié !


Malgré toute ma bonne volonté, malgré mon application à me concentrer et à bien faire, je peux oublier quelque chose. Et si je suis fatigué, préoccupé, an­xieux ou simplement pressé, les risques sont plus grands. Qu’il se lève, dirait Félix Leclerc, celui qui n’a jamais rien oublié !


Plus distrait ? Plus attentif ?

La vie nous montre que certai­nes personnes ont plus tendan­ce à oublier que d’autres. À quoi cela tient-il ? [...] Un aspect encourageant de mes inattentions est que je peux les exploiter pour en tirer du positif. Car réfléchir à un oubli, c’est en trouver la cause ou l’agent pro­vocateur. [...]


Monique VIAU
(L'article complet est dans la revue Signes, vol. 46, no 3)
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Le sacrement de la lumière

 
Membre de la Société du Christ Seigneur, Jocelyne Richard profite du sacrement du pardon chaque semaine depuis plus de 50 ans. Elle désire partager son expérience avec ses frères et sœurs dans la foi. N.D.L.R.


« Tout commencement est difficile »

Les débuts furent laborieux et parfois routiniers. Faisant partie d’un groupe de jeunes, je m’étais engagée à me confesser chaque semaine, mais l’examen de conscience, comme on disait à ce moment-là, n’était pas nécessairement facile. Je n’aimais pas essayer de me rappeler le mal que je m’empressais d’oublier aussitôt fait ! Mais, comme ma démarche était quand même sincère, le Seigneur ne m’a pas laissée longtemps dans ces dispositions.


Le Seigneur bénit les efforts

Souvent, après un péché, je me disais : Je dois accuser cette faute à la prochaine confession. Quand je regardais la semaine écoulée, il devenait plus facile de trouver la matière à confession. Aussi, je m’ap­pliquais davantage à regretter mes fautes, et j’en parlais à Jésus, en lui redisant mon désir de l’aimer mieux.

Plus tard, j’ai commencé à goûter ce rendez-vous d’amour, et à m’y préparer avec diligence. Je voyais davantage mes manquements avec le regard miséricordieux du Christ qui veut me délivrer de tout ce qui brime ma liberté d’enfant de Dieu. Et, quand le prêtre m’adressait quelques paroles, je restais souvent avec une sorte de bouquet spiri­tuel que j’aimais respirer au long des jours suivant la réception du sa­crement. [...]

Jésus, qui agit toujours dans cette rencontre avec une grande bonté envers moi, me guide vers plus de réalisme, d’acceptation de ma propre personne et de ceux qui m’entourent, vers une joie et une paix qui doivent ressembler à ce que les bienheureux vivent dans la céleste patrie. [...]


Jocelyne RICHARD
(L'article complet est dans la revue Signes, vol. 46, no 3)
   
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« Tu nous as ouvert le ciel... »

Père Rosica
 
Dans la pénombre de la crypte, le Père Rosica est plongé dans la prière. En ce 21 septembre 2010, alors que la Télévision Sel + Lumière - dont il est le Directeur général - ouvrira dans quelques heures une antenne à Montréal, il revoit toutes les visites qu’il a faites à l’Oratoire Saint-Joseph, endroit très marquant de sa vie. Il se rappelle tout parti­culièrement la première : Je suis venu ici pour la première fois, à 16 ans. J’avais l’idée d’une vocation, à ce moment-là, et j’ai prié à ce su­jet : « Frère André, aide-moi ! Saint Joseph, aide-moi ! » Chaque fois que je reviens, c’est pour moi un retour aux sources !
 
vitraux

Au service de l’éducation
 
Prêtre de la congrégation de saint Basile, le Père Rosica a 51 ans et célébrera son 25e anniversaire de sacerdoce le 19 avril de cette an­née. [...] L’épisode le plus pénétrant, le plus profond, de toute mon expérience pastorale reste un projet vécu avec les étu­diants au moment où j’étais au­mônier d’Université. [...] Lors de la construction de la chapelle universitaire, des vitraux avaient été prévus, mais les moyens financiers manquant, on n’avait pu mettre que des fenê­tres. J’ai proposé aux jeunes que nous fassions une levée de fonds pour remplacer quelques fenêtres par d’authentiques vi­traux représentant les nouveaux saints et les bienheureux de no­tre époque et, pourquoi pas, ceux qui sont en attente de béati­fication. J’en avais trois en tête : Teresa de Calcutta, Thérèse Bé­nédicte de la Croix (Édith Stein) et Thérèse de Lisieux.

On rassemble tellement d’argent que, finalement, 12 fenêtres sont remplacées par de très beaux vi­traux ! Pour la fête de la Tous­saint 1999, une magnifique céré­monie a réuni 1 000 person­nes venues inaugurer les nou­veaux vitraux. C’était un moment très important pour moi, le fruit d’une longue catéchèse et du choix des étudiants. [...]
 
Père Rosica à la chapelle universitaire  Un des jeunes présents à cette époque - il faisait son doctorat et enseigne maintenant la physique à l’Université d’Ottawa - lui a écrit, deux ou trois jours après la célébration : Ce jour-là, tu nous as ouvert le ciel, et tu nous a fait connaître nos amis, qu’on igno­rait avant. Le Père Rosica con­serve précieusement cette lettre. Si, à la fin de ma vie, on juge mon travail, j’espère qu’on pourra dire : « Il a présenté aux jeunes leurs amis, des amis qui ne dé­çoivent pas. » [...]
 

Propos recueillis par Diane POIRIER
(L'article complet est dans la revue Signes, vol. 46, no 3)
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Enracinés, fondés, affermis !

 
Dans le cadre de la préparation à la JMJ de Madrid, Henry-Paul Dejean, jeune professionnel, présente le texte du Saint-Père intitulé : « Enracinés et fondés dans le Christ, affermis dans la foi » (Col 2, 7), dans lequel il invite les jeunes à la Journée Mondiale de la Jeunesse.


La jeunesse est l’âge où l’on recherche un grand idéal de vie. Benoît XVI raconte que lui et ses amis ne voulaient pas se contenter d’une « vie normale » et rester enfermés dans le cadre rigide du national-socialisme. Ils désiraient profiter de la grandeur, de la beauté et des possibilités qu’offre la vie. Ce désir, explique-t-il, appelle à plus que la routine quotidienne d’un emploi stable : c’est aspirer à quelque chose de réellement grand, à un bonheur profond, aspiration qui existe chez toutes les générations de jeunes. C’est que Dieu est Infini, Vie, Plénitude. Or, il a créé les humains à son image, c’est-à-dire por­teurs d’une profonde soif de vie, d’amour, de joie.

C’est pourquoi le Pape voit un contresens dans la prétention de la société moderne, selon laquelle éliminer Dieu ferait vivre l’homme ! Au contraire, Dieu est LA source de la vie... Sans Créateur, la créature s’évanouit, n’a plus de sens. [...]

Les jeunes ont besoin d’un fondement, de « racines » pour construire leur vie. Actuellement, elles manquent cruellement. Cette absence d’enracinement cause une grande insécurité dans le monde d’aujour­d’hui. Benoît XVI s’adresse donc à nous, les jeunes, qui sommes l’avenir de l’Église et de la société. Il nous invite à intensifier notre cheminement de foi, et à porter attention aux repères que nous avons reçus, plutôt que les laisser s’effacer ou les remplacer par les con­formismes du moment - richesse, possessions, technologie, consommation, etc. - tellement instables et qui finissent souvent par décevoir. [...]

crucifix
Benoît XVI explique qu’être « enracinés dans le Christ », étendre nos racines comme le fait l’arbre, c’est mettre notre confiance en Dieu, pour puiser la vie en lui, c’est-à-dire puiser « à la source de la vie ».
 
Mais la foi chrétienne ne se résume pas à croire en des vérités ; elle implique avant tout une relation personnelle avec Jésus. Quand nous entrons en relation avec lui, il nous révèle notre propre identité, qui nous sommes. Dans cette amitié avec le Christ, la vie peut grandir et se réaliser en plénitude. [...]
 
Henry-Paul Dejean
 
Henry-Paul DEJEAN
(L'article complet est dans la revue Signes, vol. 46, no 3)
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Un saint à découvrir
Le Frère André

J’avais déjà lu plusieurs anecdotes - certains appelleraient cela des fioretti - sur le Frère André, mais au moment où on parlait de le canoniser, j’avais envie de le connaître davantage de l’intérieur, dans sa vie intime, pour me laisser interpeller par lui. Se présente à moi un ouvrage de plus de 1150 pages qui, en plus d’aborder la vie de notre héros, raconte l’évolution de l’histoire de la dévotion à saint Joseph au Canada (Étienne Catta, Le Frère André (1845-1937) et l’Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal.- Fides, 1964). [...]

L’auteur, qui a eu accès à d’abondantes sources de première main, et a pu interviewer lui-même d’innombrables témoins, nous fait découvrir un homme très attachant par sa délicate charité, son humilité exemplaire, sa piété à la fois si simple et si profonde, son ardeur apostolique exceptionnelle qui explique son dévouement sans bornes pour les pauvres, les petits et les pécheurs. Que de faits concrets illustrent chacune de ces vertus ! [...]

Certes, il ne s’agit pas d’un nouveau volume (1964), et je doute que vous puissiez le trouver en librairie. [...] À moins que vous le trouviez dans certaines bibliothèques religieuses, ou dans le trésor de boutiques offrant des volumes usagés. Si la possibilité s’offre à vous, n’hésitez pas à en entreprendre la lecture ; vous ne le regretterez pas ! [...]


Suzanne LAPIERRE
(L'article complet est dans la revue Signes, vol. 46, no 3)
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Aie conscience de ton pèlerinage

 
« Quelque chose de fort se passe » (Benoît XVI, Lumière du monde), un grand pèlerinage à travers la planète : la JMJ. Prochaine halte : Madrid 2011. Hélène Chayer, nous en explique le sens profond.

 
M
ise en route


Ma première Journée Mondiale de la Jeunesse : Rome 2000. La ville vibre au rythme des deux millions et demi de jeunes ve­nus célébrer leur foi et témoi­gner au monde de la jeunesse et de la vitalité de l’Église. Je suis sur la Place Saint-Pierre, quand Jean-Paul II entame son discours d’ouverture par cette question : Qui êtes-vous ve­nus chercher ? Déjà, la foule crie : Jésus ! Jésus ! Et le Pape de répondre : Vous êtes venus chercher Jésus Christ ! Mais c’est Jésus Christ qui le premier vient vous chercher.
foule joyeuse de la JMJ
 
Je dirais que la JMJ, c’est vrai­ment cela : quitter sa routine pour quelques jours, se mettre en route afin de laisser le Christ nous rejoindre, puis revenir, saisis par la beauté, la vérité et l’universalité de son message. C’est ce que j’ai vécu à Rome, puis à Toronto en 2002 et à Cologne en 2005. Avec des jeu­nes de tous horizons, je le revi­vrai à Madrid en août prochain. [...]


Hélène CHAYER
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Corps livré


[...] Dans la messe d’aujourd’hui, qui est celle de la Fête-Dieu, l’auteur sacré nous dit que Jésus a institué l’Eucharistie à la veille même d’être trahi. L’Eucharistie, qui est le sacrement de l’amour, est pour ainsi dire accompagnée toujours de trahisons. Après la multiplication des pains, quand Jésus, par allusion à l’Eucharistie, dit à la foule qu’il allait leur donner sa chair et son sang, toute la foule qui avait béné­ficié de ses bienfaits l’abandonna et Jésus resta seul avec ses Apô­tres, et il leur demanda cette question angoissée : Allez-vous vous en aller, vous aussi ? [...]

Depuis l’abandon de la foule et la trahison de Judas, combien de sacrilèges, combien de trahisons, ont affligé Notre-Seigneur. Jésus s’en est plaint à sainte Marguerite-Marie lorsqu’il lui dit que ce qui l’affligeait le plus, c’étaient les outrages à ce sacrement d’amour, c’était cette tiédeur, cette indifférence des hommes à l’égard du sacrement dans lequel il nous avait manifesté plus d’affection, plus de dévouement. [...]

Vitrail de l'Agonie  
P
rière à Jésus-Eucharistie


Ô Jésus, dont je possède en moi le Corps et le Sang ainsi que l’âme et la divinité, usez de vos pleins pouvoirs envers mon âme péche­resse ; et puisque la seule frange de votre manteau avait la force de guérir de toute infirmité, faites que votre Corps sacré, imprégné de votre divinité, se substitue à mon être de néant ; faites que votre amour réchauffe le mien, que votre générosité s’empare de moi. Je vous en supplie par la Vierge Immaculée dont vous avez voulu naître. Oui, Jésus, je le crois. Je possède en ce moment le vrai Corps qui est né de la Vierge Marie ; je possède la chair de Celui qui est né de la Vierge Immaculée, sans tache, toujours vierge. Autrefois, avant d’accomplir vos miracles, vous demandiez aux Juifs s’ils croyaient. Vous n’avez point besoin de me le demander ce matin. Je crois. C’est tout ce que je puis faire. Vous pouvez faire tout le reste, me trans­former, me transformer en Vous de telle sorte que je puisse dire avec l’Apôtre : Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ Jésus qui vit en moi. C’est le Christ Jésus qui parle, qui travaille, qui prie, qui souf­fre, qui rayonne.
 
 
23 juin 1954
(L'article complet est dans la revue Signes, vol. 46, no 3)
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Le jeûne qui me plaît

 
La pénitence, le jeûne, les sacrifices... des pratiques d’un autre temps ? Et si, au contraire, notre existence de consommateurs avertis, au courant des dernières modes, attirés par les gadgets toujours plus sophistiqués, par la gastronomie ou... la malbouffe pouvait bénéficier d’un peu plus de modé­ration ? La rédaction

 
S
i vous ne faites pénitence, vous périrez tous (Lc 13, 3). La retraite est un temps idéal pour prendre au sérieux ce conseil du Christ et nous y exercer, afin de trouver comment insérer dans notre vie le jeûne qui plaît au Seigneur (Is 58, 6). Inspiré par sa lecture de la vie des saints, Ignace de Loyola, quant à lui, résolut de réparer sa vie de péché par de sérieuses pénitences. Comme bien des convertis, il fit des excès dans ce sens, mais le Seigneur lui montra que là n’était pas la voie sur la­quelle il l’invitait à s’engager pour aider les âmes (Le récit du pèlerin, no 26, note 2). Son expérience instruisit beaucoup le saint, qui voulut en transmettre le meilleur à tous ceux auxquels il donna les Exercices, leur prodiguant de précieux conseils pour utiliser judicieusement la pénitence (cf. ES nos 82-89). [...]

délices en abondance
 
Marie LEGARÉ
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Euthanasie ?...
Où est mon espérance ?


 
En fin de vie quels soins accepter ?

Sommes-nous obligés d'accepter tous les traitements proposés ? On a vraiment intérêt à lire ou à relire les documents très éclairants du Vatican à ce sujet (www.vatican.va). Ainsi, la IVe partie de la Déclaration sur l'euthanasie, publiée le 5 mai 1980 par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, fait la distinction entre les moyens proportionnés et ceux qui sont disproportionnés, et la distinction qui existe entre les traitements thérapeutiques et les soins normaux dus au malade : Dans l'imminence d'une mort inévitable malgré les moyens employés, il est permis en conscience de prendre la décision de renoncer à des traitements qui ne procureraient qu'un sursis précaire et pénible, sans interrompre pourtant les soins normaux dus au malade en pareil cas.

A fortiori, on ne peut interrompre les soins ordinaires pour les patients qui ne se trouvent pas en danger de mort imminente, comme c'est généralement le cas pour ceux qui sont en « état végétatif », pour lesquels ce serait précisément l'interruption des soins ordinaires qui provoquerait la mort. (Congrégation pour la Doctrine de la foi, Déclaration sur l'euthanasie Commentaire, 11 juillet 2005) 

Jean-Paul II précise, quant à lui : L'alimentation et l'hydratation sont considérées comme des soins normaux et des moyens ordinaires pour la conservation de la vie. Il est inacceptable de les interrompre ou de ne pas les administrer si une telle décision doit entraîner la mort du patient. On serait en présence d'une euthanasie par omission. (Jean-Paul II à un groupe d'Évêques des États-Unis, 2 octobre 1998)

Il est important de savoir que nous pouvons en tout temps refuser l'acharnement thérapeutique. Mais comment l'identifier ? En de nombreux cas, la complexité des situations peut être telle qu'elle engendre des hésitations sur la manière d'appliquer les principes de l'éthique. Les décisions appartiendront en dernier lieu à la conscience du malade ou des personnes qualifiées pour parler en son nom, ainsi qu'à celle des médecins, à la lumière des obligations morales et des différents aspects du cas. (Déclaration Iura et Bona sur l'Euthanasie et sur l'observation d'un usage thérapeutique droit et proportionné des médicaments analgésiques , Congrégation pour la doctrine de la foi, 5 mai 1980)


Donalda BRULOTTE
(L'article complet est dans la revue Signes, vol. 46, no 3)
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