Signes






vol. 45, no 1
octobre - décembre 2009


     
   
Liminaire
Le sommeil n'est pas une option !
  
 
Jean « Bouche d'Or » n'avait pas la langue dans sa poche, c'est le moins qu'on puisse dire ! Il n'hésitait pas à interpeller les riches et les puissants, dût-il en payer le prix par la suite et, effectivement, ses sermons lui ont coûté très cher. (Cf. p. 45s) Pourtant, à son avis, la vérité devait être dite coûte que coûte. Il avait les yeux bien ouverts, il connaissait les rouages de la politique et de la répression. Il a su prendre le parti des pauvres. C'est ce que fait, depuis près de 30 ans, le Service jésuite des réfugiés (cf. p. 5s), fidèle à l'esprit de saint Ignace, si conscient des besoins de ses contemporains (cf. p. 13s).
 
Et nous, chrétiens d'aujourd'hui, aurons-nous le courage de ce Père de l'Église ? Oserons-nous sortir de notre silence frileux pour affronter les qu'en-dira-t-on et prendre position pour le Christ ? (Cf. p. 10s) Allons-nous vaincre notre apathie et notre mutisme pour défendre nos frères les plus vulnérables et refuser l'inacceptable ? (Cf. p. 5s et 53s) Il s'agit là d'un immense défi, mais d'autres l'ont relevé avant nous, et c'est dans le Seigneur lui-même qu'ils ont puisé la force nécessaire pour y arriver.
 
La fréquentation et la contemplation du Christ (cf. p. 18) constituent le meilleur remède à notre faiblesse, car Jésus guérit. (Cf. p. 59s) Les chrétiens qui ont pris l'habitude de l'adoration eucharistique peuvent en témoigner (cf. p. 2s) : Dieu opère des miracles par sa seule présence. Cette dernière est capable de nous établir en une profonde sérénité (cf. p. 50s), même dans les pires conjonctures. Dans ces temps qui sont les nôtres, si nous voulons conserver bien vivante en notre coeur la flamme chrétienne, il faudrait nous décider à opter résolument pour le radicalisme évangélique, car notre monde distille en notre vie de fortes doses d'anesthésique. Or, le sommeil n'est pas une option !
 
            
Diane POIRIER
(Article paru dans la revue Signes, vol. 45, no 1)
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L
'Eucharistie à l'école des saints
 
 
J'avais déjà entendu parler du Père Nicolas Buttet comme fondateur de la Fraternité Eucharistein. Mais qui était-il vraiment ? Pourquoi a-t-il fondé cette communauté toute centrée sur l'Eucharistie ? C'est au Congrès eucharistique international (2008) qu'il nous a raconté son histoire personnelle. [...]
Le curé d'Ars, par R. A. Monna, paroisse Saint-Jean-Vianney, Montréal
 
Quelque temps après le Congrès eucharistique, j'ai eu le privilège de prendre connaissance du volume L'Eucharistie à l'école des saints, du Père Buttet. Ma première intention était d'en lire seulement quelques passages avant de le mettre à la disposition de tous, mais... impossible de me retenir ! Qui commence à lire découvre la joie de la foi et ne s'arrête plus, écrit très justement le préfacier. Les merveilles de l'Eucharistie foisonnent dans ce livre : grâce à Mgr Nguyen Van Thuan, à sœur Faustine, à Marthe Robin, à Gabrielle Bossis, au cardinal Newman (converti au catholicisme, et qui sera bientôt canonisé), à Charles de Foucauld, à Claude de la Colombière, au jeune Pier Giorgio Frassati, etc., le mystère de l'Eucharistie devient vivant. L'hostie consacrée surprend, éclaire, nourrit, transforme, comble le cœur, réanime un esprit brisé, convertit. Nicolas Buttet a relevé une somme prodigieuse de récits qui rapportent une manifestation tangible de la Présence réelle. [...]
 
 
Hélène CAMPEAU
(L'article complet est dans la revue Signes, vol. 45, no 1)
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Le Service jésuite des réfugiés « JRS »
Un joyau de l'activité jésuite dans le domaine social
 
 
LService jésuite des réfugiés, une organisation catholique internationale dirigée et animée par la Compagnie de Jésus, est à l'œuvre dans une cinquantaine de pays. Sa mission : accompagner, servir et défendre les droits des réfugiés, ou des personnes déplacées contre leur volonté. Voilà un organisme qui applique concrètement, au jour le jour, la doctrine sociale de l'Église ! [...]
 
Jésuites, religieux, religieuses et laïcs collaborent, allant là où les besoins des réfugiés sont urgents, et surtout quand ils ne sont pas pris en charge par d'autres organisations. Il offre un soutien dans divers champs d'intervention comme l'éducation et la formation professionnelle, le travail pastoral - incluant, entre autres, les services sacramentels offerts aux réfugiés chrétiens - l'aide humanitaire quand il le faut. [...] En somme, le but du JRS est intimement lié à la mission de la Compagnie de Jésus telle qu'elle se définit aujourd'hui : promouvoir la justice du Royaume de Dieu, en dialogue avec les cultures et les religions. [...]
 
Le JRS invite aussi ceux et celles qui pourraient donner de leur temps et de leurs énergies à le rejoindre pour travailler en solidarité avec les réfugiés du monde, selon leurs capacités et disponibilités. Des postes de bénévoles mais aussi, pour certaines missions, de salariés, sont ouverts régulièrement et permettent à des laïcs comme à des religieux qui présentent les qualités personnelles et professionnelles requises, de s'engager sur le terrain. On trouve les détails sur le site du JRS, section du recrutement. Votre temps, votre prière, vos talents, vos dons peuvent avoir des effets que vous ne soupçonnez pas.
 
   
Pierre BÉLANGER, S.J.
Province jésuite du Canada français et d'Haïti
(L'article complet est dans la revue Signes, vol. 45, no 1)
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Missionnaire, ose le style saint Paul !
 
 
Dans un parc de Saint-Georges de Beauce, une douzaine de jeunes de la Montée-Jeunesse, envoyés en mission par le cardinal Ouellet, retiennent l'attention des passants par de beaux chants. Leur intention : imiter l'audace de l'Apôtre Paul en engageant le dialogue avec ceux qui montrent de l'intérêt pour leur prestation artistique, et témoigner de Jésus Christ. Marie-Josée Harvey faisait partie du groupe.
 
 
- 400 jeunes catholiques provenant de partout au Canada et réunis à Québec sur l'invitation du cardinal Marc Ouellet ? Eh bien ! Tu crois vraiment le message de ces gens-là ?, me lance abruptement François, un sexagénaire que j'ose aborder pour parler de ma foi.
    
- Absolument, j'y crois à leur message ! Depuis que j'écoute ces croyants et que j'accueille l'Évangile qu'ils annoncent, je n'ai jamais été aussi heureuse. J'approche de la quarantaine et je suis convertie depuis maintenant six ans. J'ai connu bien d'autres choses avant d'adhérer à l'Église catholique. Désormais, ma foi, c'est ma joie !
    
- C'est beau de voir une jeune comme toi ! Je vais méditer le petit pain de la Parole que tu m'as remis. (Son billet l'invitait à s'abandonner car Jésus avait quelque chose à lui dire.) Ma femme vient de mourir et ce n'est pas un hasard si je te rencontre ce matin. [...]
 
Cette rencontre, voilà une des nombreuses grâces reçues lors de ma participation à la 5e édition de la Montée-Jeunesse de Québec, du 15 au 18 mai dernier ! [...]
 
 
Marie-Josée HARVEY
(L'article complet est dans la revue Signes, vol. 45, no 1)
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Une spiritualité incarnée
 
  
Lorsqu'il s'agit de la spiritualité ignatienne, on entend parfois une objection tout à fait sans fondement : saint Ignace étant un militaire, sa spiritualité serait rigide et peu réaliste. Rien de plus faux ! D'abord, la vie de soldat, à l'époque, avait bien peu à voir avec celle de nos militaires. Ensuite, la vie d'Ignace, ses Exercices spirituels et ses lettres font découvrir un homme tout en nuances, sachant s'adapter aux circonstances et aux personnes. Voyons un peu...
 
 
Tout est bon
 
Dans ses Exercices spirituels, Ignace part du fait que l'homme est créé par Dieu. Chef-d'œuvre de la création, l'être humain est doté d'un corps, d'une sensibilité, d'une intelligence et d'une âme. Le saint ne peut concevoir que l'une ou l'autre des dimensions de la personne, voulue et créée par Dieu, puisse être mauvaise en elle-même. Conséquemment, il nous faut recevoir du Seigneur toutes les facettes de notre être. Pour Ignace, chacun de nos sens, les fonctions naturelles de notre organisme, les aspirations profondes de notre cœur, les facultés de notre intelligence... tout cela est bon, voire très bon (cf. Gn 1, 31). Pareillement, la création est tout entière belle et bonne.
 
« D'où vient, alors, que nous commettions le mal ? » me direz-vous. Dans sa sagesse, Dieu a inscrit en la nature même des êtres qu'il a créés, un ordre, une sorte de mode d'emploi. Chaque fois que nous dérogeons à cet ordre inhérent à la nature et à notre être profond, nous abusons de notre liberté, et ce faisant, nous commettons le mal (le péché). Tout l'équilibre de la création est bouleversé par notre usage désordonné des biens. Le rôle des Exercices spirituels de saint Ignace est précisément d'aider le retraitant à rétablir l'équilibre en ordonnant sa vie (E.S. no 21). [...]
 
 
Diane POIRIER
(Article paru dans la revue Signes, vol. 45, no 1)
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Nos pères dans la foi
Jean Chrysostome
une vie mouvementée !
 
 
Parmi les Pères de l'Église auxquels je me suis intéressé jusqu'à présent, saint Jean Chrysostome est un cas particulier : je n'arrivais pas à trouver, dans ses écrits (j'en avais lu quelques-uns), assez de matière originale, ou complémentaire par rapport aux autres Pères de l'Église, pour rédiger un article. Mais, en lisant sa biographie, j'ai été estomaqué : quelle vie captivante, même en comparaison avec celle des premiers Pères de l'Église, morts martyrs. Un vrai roman ! [...]
 
 
Yves RACICOT
(L'article complet est dans la revue Signes, vol. 45, no1)
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Saint Augustin Cliquer ici.
Saint Basile Cliquer ici.
Cardinal Charles Journet Cliquer ici.
Saint Cyprien, un exemple de courage Cliquer ici.
Enfin, un saint « ordinaire » ! Grégoire de Nysse Cliquer ici.
Ignace d'Antioche Cliquer ici.
Irénée de Lyon Cliquer ici.
Le bouillant saint Jérôme Cliquer ici.
Saint Justin : de la recherche au témoignage Cliquer ici.
À la recherche de Maîtres Cliquer ici.
  
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10 conseils pour rester serein
 
 
Loin d'être le simple fruit d'un heureux tempérament, la sérénité peut aussi témoigner d'une profonde et permanente joie intérieure. Mais, qu'elle soit naturelle ou spirituelle, elle a besoin d'être cultivée, en posant des gestes qui l'accroissent et en refusant ceux qui l'étouffent. Voici donc, parmi bien d'autres, 10 moyens d'y croître à tous points de vue. À chacun de s'y appliquer selon son penchant naturel et sa grâce. [...]
 
 
Monique VIAU
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Recherche biomédicale et dignité de la personne
  
laborentin 
N
ous vous présentons des extraits du texte Instruction Dignitas Personæ sur certaines questions de bioéthique provenant de la
Congrégation pour la doctrine de la foi. Son contenu clair et bien documenté est tout indiqué pour qui souhaite mieux comprendre les enjeux liés à la bioéthique, et la position de l'Église à cet égard.
 
 
E
n ce qui a trait à la recherche biomédicale, les avancées technologiques font entrer les chercheurs dans des zones encore peu balisées de la bioéthique. Jusqu'où cette recherche peut-elle aller ? Quels moyens devraient être promus et lesquels devraient être écartés ? Ces questions ne s'adressent pas seulement aux chercheurs, mais également aux décideurs publics, aux utilisateurs éventuels, ainsi qu'à chacun de nous. À cause des impacts importants que ces questions peuvent avoir sur la dignité de la personne, de sa conception jusqu'à sa mort naturelle, l'Église prend cette réalité au sérieux. Elle y réfléchit avec soin pour présenter et promouvoir auprès des chrétiens et du monde entier des balises qui aideront l'humanité à faire des choix éclairés. Les personnes intéressées trouveront la version intégrale du document (avec les références) sur le site du Vatican.
 
 
Un principe fondamental
 
La dignité de la personne doit être reconnue à tout être humain depuis sa conception jusqu'à sa mort naturelle. Ce principe fondamental « doit être mis au centre de la réflexion éthique sur la recherche biomédicale ». Les nouvelles technologies biomédicales actuelles suscitent des questions, « en particulier en ce qui touche la recherche sur les embryons humains, l'utilisation de cellules souches à des fins thérapeutiques ainsi que le domaine de la médecine expérimentale. Toutes ces techniques soulèvent de nouvelles interrogations qui exigent également des réponses adéquates. »
 
Au sein de l'actuel et multiforme panorama, philosophique et scientifique, on peut relever une grande présence de scientifiques et de philosophes de valeur qui, dans l'esprit du serment d'Hippocrate, voient dans la science médicale un service en faveur de la fragilité humaine, pour le traitement des maladies, le soulagement de la souffrance ainsi que l'extension des soins nécessaires de manière égale à toute l'humanité. Cependant, certains représentants de ces mêmes domaines scientifiques considèrent le développement croissant des technologies biomédicales dans une perspective essentiellement eugénique.
[L'eugénisme vise à limiter la reproduction des individus porteurs de caractères jugés défavorables et à promouvoir celle des individus dotés de caractères jugés favorables.]
 
L'Église catholique, en proposant des principes et des jugements moraux sur la recherche biomédicale dans le domaine de la vie humaine, s'appuie tant sur la lumière de la raison que sur la foi, en contribuant à élaborer une vision intégrale de l'homme et de sa vocation. Ceci témoigne de sa capacité à accueillir tout ce qui émerge de bon dans les œuvres des hommes et dans les diverses traditions culturelles et religieuses, qui ont souvent un grand respect pour la vie. [...]
 
 
Denis GALIPEAU
(Article paru dans la revue Signes, vol. 45, no 1)
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 Nicole Laberge entoure d'affection sa fille Catherine (15 ans)
   
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L'Amour guérisseur
 
 
Dans cet article, tiré de L'Amour méconnu, le Père Brien s'est plu à mettre en relief toute la tendresse de Dieu envers nous. Puissions-nous être touchés par la délicatesse du Seigneur et lui redire sans cesse : « Viens Seigneur Jésus ! » M.A.
 
 
Vous rappelez-vous, Seigneur, ce lépreux que vous aviez guéri, dans la campagne de Galilée ? Tout le monde le fuyait, mais vous, vous l'aviez laissé s'approcher. Il aurait dû, suivant la loi, se tenir à distance, et voici qu'il était à vos pieds, suppliant, prosterné. La pitié vous émut. Et vous avez étendu sur lui votre main. Et les Apôtres, stupéfiés, vous virent toucher sa lèpre. Et vous lui avez dit de n'en parler à personne.

Ô Jésus, vous êtes là tout entier, dans cette guérison. Vous êtes là avec votre compassion, avec votre condescendance, avec votre humilité, en un mot, avec votre amour. Oui, c'est l'amour qui vous fait vous pencher sur nos souffrances ; c'est l'amour qui vous fait demander de taire vos bienfaits. Non, vous ne recherchez pas votre bien, mais le nôtre ; vous ne cherchez point la louange, mais notre joie. [...]
  
(L'article complet est dans la revue Signes, vol. 45, no 1)
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