Signes






vol. 44, no 4
juillet - septembre 2009


     
   
Liminaire
Vous trouvez que ça va mal ?

   
 
Celui qui se borne à considérer les nouvelles pourrait à juste titre se dire : « Ça va mal partout ! L'économie bat de l'aile, les maladies mortelles se répandent, les guerres et les conflits se multiplient... C'est à désespérer de l'homme ! »

Ah oui ? Et si on regardait les choses du point de vue de Dieu ? Dieu, lui, a opté pour l'homme, il croit en l'homme et lui fait confiance (cf. p. 236s). Il a mis dans le coeur et l'esprit humains tout le potentiel d'ingéniosité, tous les trésors d'amour (cf. p. 233s) nécessaires pour répondre aux besoins de l'humanité (cf. p. 225s). Mais encore faut-il que chacun choisisse la voie du service (cf. p. 193s), de l'écoute (cf. p. 191s) et de l'amour véritable (cf. p. 229s).

Les chrétiens des premiers temps s'y appliquaient (cf. p. 182s) et, aujourd'hui encore, l'Église forme les siens (cf. p. 187s) pour en faire de véritables témoins du Christ. N'est-ce pas un grand motif d'espérance ? « Le bien ne fait pas de bruit », c'est bien connu, d'où l'importance de prêter l'oreille à ce qui se passe autour de nous et d'observer davantage. Si nous ouvrons l'oeil et passons par-dessus les failles et défauts de nos voisins, nous surprendrons leurs bons coups. Je parie que nous passerons nos journées à louer les autres, à raconter des bonnes nouvelles et, avec le temps, l'enthousiasme, la bonne humeur et le regard positif se répandront un peu partout dans nos milieux. Alors, fini la morosité !

Pourquoi perdre notre temps et gaspiller notre moral en déplorant ce qui va mal ? Il y a tant d'autres beaux et bons sujets de conversation !
          
 
Diane POIRIER
(Article paru dans la revue Signes, vol. 44, no 4)
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Nos pères dans la foi
Saint Justin : de la recherche au témoignage
 
 
Justin naquit autour de l'an 110, dans une famille de la colonie romaine de Flavia Neapolis (l'actuelle Naplouse, située en Cisjordanie). Fils de païens, il fut un chercheur de vérité. Il se mit en quête de sagesse à travers la philosophie, mais il ne se satisfaisait pas à bon compte : Après être resté assez longtemps auprès d'un Stoïcien sans avoir pourtant enrichi ma connaissance de Dieu - il ne le connaissait pas lui-même et ne jugeait pas nécessaire qu'on en sût quelque chose - je me séparai de lui pour aller vers un autre.

Justin se tourna vers un disciple d'Aristote qui, après quelques jours de fréquentation, l'invita à le rémunérer pour ses conseils (c'était probablement l'ancêtre des courtiers en valeurs mobilières !), ce qui incita le jeune homme à le quitter. Cette conduite ne lui paraissait pas celle d'un philosophe. Sans se décourager, Justin poursuivit sa quête à l'école d'un pythagoricien à la mode, dont il apprit que, pour devenir philosophe, il lui fallait d'abord s'initier à la musique, à l'astronomie et à la géométrie. Déçu, il pensa que les platoniciens sauraient l'éclairer, mais sa satisfaction des premiers temps auprès d'eux s'émoussa. Ayant appris que Platon suggérait au philosophe qui veut trouver Dieu de se retirer dans la solitude, il alla dans un endroit désert au bord de la mer, où il rencontra « par hasard » un vieillard. Ce dernier lui fit la démonstration logique qu'il faut chercher Dieu en allant vers Jésus Christ. (Cf. Dialogue avec Tryphon, nos 2-3) Ainsi s'amorça la conversion de Justin à ce qu'il appelle la Divine philosophie de l'Évangile.


Un audacieux philosophe chrétien

Saint Justin est surtout connu pour son Apologie en faveur des chrétiens, qu'il adressa à l'Empereur et au Sénat. Si on tient compte de ce que l'État romain faisait subir aux chrétiens qui se déclaraient tels, il a certainement fallu beaucoup de courage à Justin pour écrire cette lettre. [...] Même s'il est logique, clair et basé sur des faits, ce texte énergique n'a pas protégé saint Justin du martyre. Avec plusieurs autres, il fut conduit devant le préfet Rusticus, qui l'adjura de renier sa foi pour sacrifier aux dieux. Malgré les menaces, ils refusèrent de le faire. Ils furent donc fouettés, puis décapités. (Cf. Actes du martyre, no 6)


Un texte toujours actuel

En lisant l'Apologie de saint Justin, plusieurs éléments m'ont frappé : 1e Je ne m'étais jamais rendu compte du rôle important que la calomnie avait joué, au début de l'Église, dans la persécution des chrétiens. Les histoires colportées sur eux étaient dénuées de toute vérité.

Mais encore aujourd'hui, l'Église fait face à ce genre de méfiance non fondée, alors que les défenseurs de la foi sont pour ainsi dire fouettés et décapités publiquement par les médias. Le simple fait d'affirmer leurs convictions rend suspect leur jugement sur les questions morales. On accepte l'opinion de tous et de chacun (les lignes ouvertes à la radio et les chroniques dans les petits journaux en font foi), sauf celle des chrétiens ! Leur nom seul sert de preuve pour dévaloriser leur point de vue. [...] Personne n'est condamné pour son opinion, sauf les chrétiens qui osent exprimer l'avis de l'Église... [...]
 
 
Yves RACICOT
(L'article complet est dans la revue Signes, vol. 44, no4)
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Éloge de la catéchèse
 
 
Le 3e dimanche de septembre est celui de la catéchèse. À cette occasion, nous publions cet éloge de la catéchèse. Rédigé sur le modèle du psaume 118, il s'inspire des 16 composantes inséparables de la catéchèse, présentées dans le Directoire général pour la catéchèse. Puisse cet hommage nous enflammer tous de zèle au service du Seigneur !
 
 
Catéchèse

À la catéchèse, le catéchisé reçoit un enseignement de foi ;
il n'en tient qu'à lui d'en suivre la voie.
Elle vise aussi à fortifier la foi par les sacrements
pour que le chrétien prenne cette route courageusement.
Réjouissons-nous, car la catéchèse initie le croyant
à témoigner lui aussi du Dieu Vivant !

[...]


Lise JACQUES
(L'article complet est dans la revue Signes, vol. 44, no 4)
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L'écoute empathique
pour mieux comprendre et aimer

 
   
Dans la vie courante, il nous arrive de vouloir réconforter une personne qui exprime un désarroi ou un besoin. Parfois, elle se sent comprise et apaisée ; mais d'autres fois, elle réagit négativement et se ferme : notre intervention ne passe pas. À quoi cela tient-il ? Souvent, c'est une question d'empathie. Dans cette chronique, je vais appeler « Esther » toute personne que nous aimerions aider.
 
 
L'empathie est l'habileté à percevoir, à travers les paroles d'Esther, les sentiments qu'elle éprouve réellement pour tenter d'y répondre. Par exemple, elle m'exprime sa désolation ou sa révolte de s'être vue refuser par son patron une demande « bien justifiée ». Spontanément, je suis porté à la raisonner en lui expliquant les raisons possibles de ce refus, ou à l'aider à relativiser une situation qui, en elle-même, n'a rien de dramatique. Alors elle risque de ne pas se sentir comprise ou d'être humiliée et de se refermer sur elle-même. Mais si je cherche à comprendre ce qui la fait réagir si fortement, j'ai plus de chance de l'aider vraiment. [...]


Monique VIAU
(L'article complet est dans la revue Signes, vol. 44, no 4)
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Croître dans l'amour du Christ

   
Voici le mot d'introduction à l'eucharistie et l'homélie que Monseigneur Jude Saint-Antoine, évêque auxiliaire émérite du diocèse de Montréal a prononcés le 23 août 2008 à l'occasion du 9e anniversaire de décès du Père Brien.

 
Aujourd'hui, réunis pour évoquer le souvenir du 
Père Brien, nous rendons grâce au Seigneur de nous avoir mis un jour sur la route de ce prêtre, qui a mis tout en œuvre pour susciter dans l'Église des témoins du Christ habités par le désir de devenir, eux aussi, des saints et des saintes à travers leur quotidien. [...]

Le 
Père Brien a déjà rapporté ce commentaire d'un de ses confrères : La vie du fondateur est le lieu où se dévoilent les intentions divines sur le nouvel institut. Ses intentions se révèlent particulièrement à la fondation de la Société du Christ Seigneursusciter un peuple parfait, dit l'Évangile (Lc 1, 76). Cette parole, recueillie au cours d'un événement de sa vie, lui est revenue en mémoire tout au long de sa formation religieuse. Il a laissé au Seigneur le soin de lui en révéler plus clairement le sens. Aussi a-t-il cherché à vivre au jour le jour la volonté de Dieu, dans le moment présent : disposition surnaturelle à obéir sans jamais mettre d'obstacle au dessein d'amour du Seigneur sur sa vie.

On est en droit de se demander s'il y a, dans la vie du 
Père Brien, quelque don qui le disposait à ce titre de fondateur, à cette vocation de fondateur. Enfant, au Jardin de l'Enfance de Sainte-Ursule, rapportent ses mémoires, il écrit à ses parents : Je prierai pour que le monde devienne meilleur. Et une autre fois, il révèle son désir de devenir missionnaire : Je prends plaisir à faire des sacrifices.


« Prêtre pour vous »

Puis, de la maison des Jésuites où il vient d'entrer, il écrit à sa famille son désir ardent d'être à Dieu seul : Par mes prières, j'ai essayé de hâter le jour où je pourrai, comme la grande sainte Thérèse, me réjouir de voir tous les miens rivaliser de sainteté à la suite de Notre Seigneur Jésus Christ. C'est mon ambition la plus grande. En cheminant vers le sacerdoce, il ajoute : Quand j'ai décidé de me faire prêtre, de répondre à l'appel de Dieu, j'ai voulu d'abord m'immoler pour que la paix et la joie du bon Dieu habitent chacune de vos âmes. Ce désir, il l'a manifesté tout au long de sa vie : sauver les âmes, sans compter ses peines ni ses fatigues. Et ceux qui l'ont connu de proche témoignent que l'enseignement du Père révèle un Dieu grand, mais à la fois très proche, un Dieu de bonté, qui veut le bonheur, un Dieu d'amour, un Dieu intime, présent au quotidien de la vie. [...]
 
(L'article complet est dans la revue Signes, vol. 44, no 4)
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Pour une réaction chrétienne à la crise économique
   
 
Dans le contexte de la situation économique mondiale, l'Église nous invite à ne pas délaisser nos frères et sœurs des pays en voie de développement quand vient le temps d'élaborer et de mettre en œuvre des solutions. Nous reproduisons ci-dessous des extraits de la note que le Saint-Siège a présentée lors de la conférence de Doha, en novembre 2008. La version intégrale est disponible sur le site du Vatican, à www.vatican.
 
 
La crise économique apporte son lot d'inconvénients, et même de souffrances. Dans les efforts que l'on investira pour sortir de cette crise, le Seigneur ne nous appellerait-il pas à viser plus haut que ce à quoi nos premiers réflexes nous conditionneraient ? Individuellement, en réfléchissant sur notre manière de consommer et d'utiliser le crédit, et en tant que société, en mettant en œuvre des initiatives visant le mieux-être (et non le « plus-avoir ») de l'ensemble des pays, au lieu de chercher à monopoliser l'essentiel des ressources disponibles pour sortir de la crise, au détriment du partage avec ceux qui ont un besoin urgent de notre aide.

Mais comment s'aider soi-même et aider les autres en même temps ? En visant plus haut justement ! C'est-à-dire en nous tournant vers Notre Seigneur pour lui offrir nos cinq pains et nos deux poissons, sachant et croyant qu'Il pourra les multiplier pour le bien de tous. [...]
 
 
Denis GALIPEAU
(Article paru dans la revue Signes, vol. 44, no 4)
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Deux manières de vivre
 
 
Saint Ignace a eu l'inspiration d'introduire dans ses 
Exercices spirituels
une méditation sur la façon dont le démon nous tente et, en contrepartie, sur la manière qu'emploie Jésus pour attirer les âmes à lui. Il s'agit d'une des oraisons-clé de sa retraite : Les Deux Étendards. (Exercices spirituels nos 136-147) Certainement une de celles qui produisent l'impression la plus forte chez le retraitant. [...]

Le combat est inégal : les richesses et la gloire offrent un attrait sensible extrêmement tentant, et Jésus veut nous amener à aimer la pauvreté et à désirer le mépris et les humiliations, pour lesquels nous avons une répulsion naturelle. Ah là, là ! En regardant l'humanité, on a parfois l'impression que le démon a gagné 10 à 0. [...] Comme le dit saint Paul, ce n'est pas contre des êtres de chair que nous avons à nous battre, mais contre des esprits innombrables répandus à travers le monde (Ep 6, 12). Nous, pauvres humains, nous devons combattre des anges déchus ! C'est probablement pour cela qu'à la fin de cette méditation, saint Ignace nous fait demander à trois reprises, dans un colloque à Marie, à Jésus et au Père, de nous donner la grâce d'être reçu sous l'étendard du Christ. Car pour l'homme, c'est impossible, mais pour Dieu, rien n'est impossible. [...]
 
  
Yves RACICOT
(L'article complet est dans la revue Signes, vol. 44, no4)
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Une sexualité pleine de sens
 
  
Depuis un certain temps, diverses initiatives ont été prises pour diffuser l'enseignement de Jean-Paul II sur la sexualité. La Théologie du corps selon Jean-Paul II, comme on l'appelle, semble correspondre à un réel besoin, car jeunes et adultes répondent en grand nombre aux invitations qui leur sont lancées en ce sens. Ne serait-ce pas le signe que les générations post-Révolution sexuelle des années soixante sont lasses du message qu'elle véhiculait ? Se pourrait-il que la jeunesse ait soif d'une eau plus pure, qui satisfasse non seulement leur corps, mais aussi leur âme ? (suite de l'article et photos)
  
  
Diane POIRIER
(Article paru dans la revue Signes, vol. 44, no 4)
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L'homme
 
  
Le 22 mars 1976, le Père Brien présentait le dernier de ses cours sur les divers visages de Dieu. À sa lecture, puissions-nous mieux réaliser notre propre grandeur et partager les sentiments de Dieu envers nos frères et soeurs. [...]
   
 
La grandeur de l'homme [...] apparaît dès la création où Dieu fit l'homme à son image et à sa ressemblance (Gn 1, 26) ; on doit même affirmer que l'homme était déjà grand dans l'éternelle pensée de Dieu, qui l'aima de toujours (Jr 31, 3 ; Os 2, 21). Aussi, quand l'image divine de l'homme se vit défigurée par le péché, Dieu la refit plus belle en Jésus Christ (Col 3, 10 ; 2 Co 3, 18).
[...]

Que Dieu ait créé l'homme (Gn 1, 27s) et l'ait aimé au point de se faire homme (Ga 4, 4), qu'il ait vécu et fixé sa demeure parmi les hommes (Jn 1, 14), qu'il soit mort pour les hommes (Rm 5, 6. 8) et les appelle à ressusciter avec lui (Jn 11, 25 ; Rm 6, 5), qu'il admette les hommes à sa propre gloire et à sa béatitude infinie (1 P 5, 10 ; Ba 4, 23), qu'il fasse aux hommes un commandement de s'aimer comme il les aime (Jn 13, 34), qu'il nourrisse les hommes de son Corps et de son Sang et se donne en eux une extension mystique de lui-même (Ep 1, 23), ne sont-ce pas autant de preuves de la grandeur de l'homme ?

Mais la grandeur de l'homme ne prend tout son sens qu'envisagée dans sa relation avec Dieu, l'Amour, dont l'homme n'est pas seulement le plus beau reflet, mais l'humain visage. Visage de l'Amour, l'homme ne peut l'être que dans la mesure où il vit le commandement de l'amour (Jn 15, 10) en se faisant lui-même amour à la suite et à l'exemple de l'Amour fait homme. Il ne suffit donc pas que l'homme soit grand en vertu de son origine et de sa destination (Rm 8, 29 ; Ph 3, 21), il doit le devenir dans son comportement (Ph 2, 5 ; Rm 6, 10s), qui seul peut en faire le visage humain de l'Amour. En ce sens, l'homme n'est plus seulement une parabole de l'Amour, il en devient ici-bas la présence. [...]
 

(L'article complet est dans la revue Signes, vol. 44, no 4)
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