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vol.
44, no 3
avril - juin 2009
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Liminaire
Une parole qui porte ! La
Parole de Dieu (cf. p. 168s)
agit directement. Or, le Christ est le
Verbe de Dieu fait Chair (cf. p. 165s). Dans tout
l'Évangile, jamais
on ne le voit parler à la légère, et toujours, ses paroles portent :
qu'il commande au vent et à la mer, chasse les démons, guérisse le
paralytique ou ressuscite Lazare, tout se réalise. Même les gardes
envoyés pour l'arrêter n'osent pas porter la main sur lui, parce que,
avouent-ils : Jamais un homme n'a parlé comme cet
homme. (Jn 7,
46) Simon-Pierre avait bien raison de s'exclamer
: Seigneur, vers
qui pourrions-nous tu as les paroles de la vie éternelle ! (Jn
6, 68)
Pourtant, dans sa Passion, Jésus se tait. Pourquoi, sinon parce que ses paroles sont efficaces et touchent les cœurs ? Le dessein salvifique de Dieu n'aurait-il pas été compromis si le Christ avait échappé à la mort ? Et s'il avait parlé, ceux qui ne se seraient pas laissés remettre en question auraient porté une plus grande responsabilité. De même, si Jésus s'abstient de toute parole lorsqu'il est confronté à ce renard (Lc 13, 32) d'Hérode, ce n'est nullement par mépris envers ce jouisseur invétéré. Non, mais par amour et par pitié pour lui : à quoi bon ajouter à la culpabilité d'un pécheur volontairement enlisé dans une vie loin de Dieu ? Si Jésus avait trouvé en lui le moindre espoir de progrès (cf. p. 122s), il n'aurait pas refusé de lui adresser la parole, lui qui a su voir les possibilités de conversion dans les cœurs de Zachée et Lévi, de la Samaritaine, puis de Saul (cf. p. 124s) et de tant d'autres ! Oui, la Parole de Dieu est efficace en elle-même. Quelle source de joie profonde et de grande espérance pour l'Église ! Appuyons-nous sur les promesses du Christ, toutes plus rassurantes les unes que les autres : Venez à moi, et vous trouverez le repos (Mt 11, 29) ; Le Père lui-même vous aime (Jn 16, 27) ; Le Père et moi, nous sommes UN (Jn 10, 30) ; Vous allez recevoir une force (cf. p. 132s), celle du Saint-Esprit (Ac 1, 8) ; Je suis avec vous tous les jours (cf. pp. 131, 165s, 176s et couverture 2), jusqu'à la fin des temps (Mt 28, 20). Attachons-nous donc à Jésus, (cf. p. 126s), notre Lumière et notre Nourriture (cf. p. 137s) ! Diane POIRIER
(Article paru dans la revue Signes, vol. 44, no 3) ~oOo~
La perspective d'une continuelle croissance paraît exigeante de prime abord. En effet, qui dit progrès n'implique-t-il pas combat, effort, ascèse, discipline ? Pour qui baigne dans un climat de facilité, cette considération n'est, en effet, ni réjouissante, ni désirée. Pourquoi faire effort quand on peut tout se procurer si aisément ? « Fais-toi plaisir ! », « Prends soin de toi ! », se fait-on dire souvent. Mais le mot « croissance » veut-il nécessairement dire « contrainte pénible » ? [...] Pour persévérer dans mon développement, je dois m'ancrer dans une certitude : JE PEUX TOUJOURS PROGRESSER AVEC LA GRÂCE DE DIEU. Si je mets ma confiance dans le Seigneur, je ferai un pas, j'avancerai, j'accepterai d'essayer, toujours et toujours. [...] La persévérance révèle une force qui me dépasse, celle d'une Présence, toujours à l'œuvre dans ma vie, qui me permet d'affronter les situations les plus difficiles avec un étonnant mélange de faiblesse, de patience et d'audace. Voilà la clé de cette continuelle progression : pas un effort tendu, crispé et exténuant, qui finit par céder à l'usure, mais un développement constant et harmonieux, main dans la main avec le Seigneur. [...] Monique VIAU
(L'article
complet est dans la
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vol. 44, no 3)
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Une
vie de saint Paul
Enfin, j'ai trouvé ! Il y a longtemps que je cherchais une telle biographie, une biographie qui allait me faire connaître la personne de saint Paul en même temps que ses périples ; un volume qui ne se présenterait pas comme une étude savante, ni une exégèse fouillée de ses lettres, et qui s'adresserait à des profanes, comme moi. Providentiellement, en cette année qui lui est consacrée, j'ai trouvé ! Il s'agit du bel ouvrage d'Alain Decaux, de l'Académie française : L'avorton de Dieu (331 pages, comprenant cartes, index, tables, repères et sources). Je n'ai pas été déçue ! [...] Suzanne LAPIERRE
(L'article
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Hélène CAMPEAU
(L'article
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Encore aujourd'hui, des chrétiens sont persécutés L'organisme Aide à l'Église en détresse précise qu'il y a présentement, dans le monde, 200 millions de chrétiens qui subissent la persécution. Nous savons qu'en Irak, leur situation est dramatique. [...] (Source : zenit.org, 16 décembre 2008) Une belle œuvre qui continue... Collaboration Santé Internationale est une organisation non gouvernementale fondée au Québec en 1968 par le Père Célestin Marcotte, afin de faire parvenir des médicaments et des fournitures médicales à des dispensaires de pays en voie de développement. [...] En 40 ans, 90 pays ont reçu 1 227 conteneurs de médicaments, équipements, fournitures médicales et matériel scolaire de toutes sortes, totalisant 20 389 755 kilos pour une valeur de 230 000 000 $. Ce que peuvent faire 10 employés et 22 bénévoles ! Bravo ! (Source : Bulletin de Collaboration Santé Internationale, décembre 2008) (L'article
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L'Action
des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture est une association
œcuménique dont l'objectif principal est l'abolition de la torture dans
le monde ainsi que la défense et le soutien des personnes torturées.
Elle vise aussi à faire disparaître la peine de mort et veut
interpeller les chrétiens des différentes Églises en leur proposant un
engagement concret de solidarité avec les victimes de l'injustice et de
la torture. Combien d'entre nous osent se lever pour prendre position,
prient et agissent en faveur des torturés de notre temps ? Sœur Judith
Boucher, cnd, le fait...
Pour rejoindre l'ACAT - Canada Tél. : (514) 890-6169 - Téléc. : (514) 890-6484 info@acatcanada.org - www.acatcanada.org Propos
recueillis par Hélène CHAYER
(L'article
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vol. 44, no 3)
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[...] En lisant un volume qui nous intéresse, un texte qui nous plaît, qu'on souligne parfois, on est porté à revenir sur certains passages ; on va les redire dans nos mots. On se laisse habiter et transformer de l'intérieur par ce que nous lisons. Les mots de l'auteur nous aident à exprimer notre propre pensée ; nous devenons capables de communiquer aux autres ce dont nous nous sommes nourris. C'est un peu de cette façon qu'il convient d'approcher la Parole de Dieu. Il s'agit en quelque sorte de s'approprier le texte, de le méditer, de le prier pour en saisir le message, pour le faire passer dans notre existence, et pour être capable de le partager aux autres en toute vérité. Voilà le message que le prophète Ézéchiel a reçu du Seigneur et qu'il nous transmet : Fils d'homme, mange ce qui est devant toi, mange ce rouleau, et va parler à la maison d'Israël. [...] Jésus nous rappelle la nécessité d'être petit comme un enfant pour avoir part au Royaume de Dieu. Être petit devant Dieu, c'est d'abord nous abandonner à lui en toute confiance, comme l'enfant s'endort dans les bras d'un de ses parents (c'est à peu près ce que disait sainte Thérèse de l'Enfant Jésus). C'est également nous ouvrir au monde en cherchant ce qui est beau, ce qui est bon. C'est, par exemple, prendre le temps d'observer les papillons, de sentir le parfum d'une fleur. Être petit devant Dieu, c'est encore lui confier spontanément nos joies, nos peines. Être certain que le Seigneur réussira, d'une façon ou l'autre, là où nous échouons. C'est encore nous endormir en paix en sachant que Dieu veille sur nous et qu'il sera là à notre réveil. Être petit devant Dieu, c'est [...] accueillir sa Parole ; c'est nous l'approprier, la laisser guider nos pas. [...] François BRETON, C.F.S.
(L'article
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Dans
l'homélie qu'il a prononcée à l'occasion de clôture du dernier Congrès
Eucharistique International, le Saint-Père exhortait tous les chrétiens
à étudier Sacrosanctum Concilium, texte de Vatican II sur la liturgie.
« Chaque personne, disait le Saint-Père, parviendra à mieux saisir
chacun des aspects de l'Eucharistie, en comprenant sa profondeur et en
la vivant avec une plus grande intensité. » Signes
propose donc une chronique qui veut rappeler le sens des diverses
parties de la messe. Dans la foulée du dernier Synode des évêques,
commençons par la liturgie de la Parole.
L'écoute de la Parole « Pourquoi n'utilise-t-on pas d'autres sources que la Bible lors des célébrations eucharistiques ? » demandent parfois des gens. C'est que la messe est l'acte de l'Église rassemblée par l'Esprit ; le Christ lui-même, Verbe de Dieu fait chair, nous donne en partage la Parole de Dieu, son Père, par l'Écriture Sainte, explique le cardinal Lustiger (Card. Jean-Marie Lustiger, La messe.- Éditions Bayard / Anne Sigier, 1988). Aussi beaux et inspirants soient-ils, les écrits de saints, des poètes, ou les textes de l'Église elle-même ne sont pas la Parole de Dieu.
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Denis
Galipeau nous présente des extraits des chapitres IV et V de la
Constitution dogmatique Dei Verbum. L'Église y explique la
complémentarité et l'unité qui existent entre l'Ancien et le Nouveau
Testaments.
Quelle richesse dans les Saintes Écritures ! On pourrait plutôt dire « quelles richesses » ! En effet, même une longue vie ne suffirait pas à en faire le tour ; on y découvre en effet toujours du nouveau, même dans des passages que l'on a pu méditer plusieurs fois. Parce que - on ne le dira jamais assez - les Saintes Écritures sont en fait une parole... la Parole de Dieu lui-même ! Une vraie parole vivante - et non pas un enregistrement - toujours actuelle, peu importe où l'on en est. Au fil de l'histoire humaine, parce qu'Il est Amour, Dieu s'est efforcé d'entrer en contact avec son Peuple pour le préparer au Salut. Pédagogue par excellence, c'est de façon graduelle et ordonnée qu'Il a pris soin de se révéler et de dévoiler son plan d'amour pour nous, afin d'amener le genre humain à embrasser sa divine volonté. Il a tout d'abord fait alliance avec son Peuple par Abraham, pour ensuite se faire connaître de plus en plus par les Prophètes, jusqu'à en arriver à nous présenter et donner son propre Fils, le Seigneur Jésus, accomplissant alors parfaitement la Révélation en vue de notre Salut. Cette Révélation est tout entière comprise dans les Saintes Écritures que constituent l'Ancien et le Nouveau Testaments. Nous, les chrétiens, nous gagnons à les connaître toujours davantage pour que résonne en nous cette Révélation divine et qu'elle oriente notre vie selon la volonté de Dieu, comme elle l'a fait avec celle de la Vierge Marie. Laissons l'Église nous parler... [...] Denis GALIPEAU
(Article paru dans la revue Signes, vol. 44, no 3) Je veux lire d'autres articles extraits de Dei Vembum ? Cliquer ici. Voici
comment le Père Brien introduisait son troisième cours sur les
différents visages de Dieu : « Pour enrichir ce que j'appellerais la
galerie des visages de l'Amour que dévoilent la création, la Bible et
surtout Jésus Christ (cf. cours publiés dans les trois
numéros
précédents de Signes), arrêtons-nous à
l'Église, qui est d'une certaine manière une incarnation de l'Esprit. »
Mystère de foi à contempler Présenter l'Église comme un visage de l'Amour peut sembler un défi. En effet, alors que la création, l'Écriture et le Christ apparaissent comme des miroirs ou des portraits assez ressemblants de l'Amour, l'Église nous en paraît souvent une caricature. Mais si l'on y regarde de près, l'image déformée que nous en percevons est due à une anomalie de notre vision de foi. Le Symbole de la foi n'est-il pas garant que l'Église est « une et sainte », et le Seigneur lui-même ne l'a-t-il pas aimée comme une fiancée (Os 2, 21 ; 2 Co 11, 2) pour en faire son Épouse sans tache et sans ride (Mt 9, 15 ; Ep 5, 27), voire même son propre Corps (Ep 1, 23 ; Col 1, 18 ; Ac 9, 4s) ? Tout habitée qu'elle soit de pécheurs (1 Co 5, 11), l'Église n'est pas construite de mains d'hommes, tel le temple de Jérusalem (Mc 14, 58 ; Jn 2, 20). Pas plus que ses membres, l'Église n'est née de la chair et du sang ni du vouloir des hommes (Jn 1, 13), elle est bâtie par Jésus même (Mt 16, 18). L'Église est donc d'institution divine et non humaine. Il faut par conséquent s'arrêter moins à critiquer l'Institution, qui représente l'aspect humain de l'Église, qu'à contempler le Mystère, qui en révèle le fond divin (Ep 1, 9s ; Rm 16, 25s). L'Église n'est pas seulement inspirée par l'Amour et fondée sur l'Amour (Jn 21, 16), elle inaugure en quelque sorte la « nouvelle création » (2 Co 5, 17 ; Ga 6, 15 ; Ap 21, 1 ; Is 66, 22), où les hommes se voient donner un cœur nouveau (Ez 36, 26), qui fait d'eux une humanité nouvelle (Ep 2, 15 ; Ga 6, 15). Bien plus, l'Église est comme une incarnation renouvelée de la tendresse du Seigneur, dont elle prolonge parmi nous la mission (Jn 20, 21), en même temps que la présence (Mt 28, 20), la bonté et l'amour (Tt 3, 4). [...]
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Comment rendre au Seigneur tout le bien qu'il m'a fait ? Telle est bien la question qui habite le fond du cœur de Martin depuis le début de la quarantaine : Que dois-je faire pour toi, Seigneur ? Comment répondre à tant de bienfaits et de largesses à mon égard ? Son habitude de référer à Dieu et à la Bible, la vie de foi de son épouse, la fréquentation de longue date d'un ami prêtre, le prédisposent déjà à l'écoute du Seigneur et à l'accomplissement de sa volonté. Mais comment cet appel déroutant au diaconat a-t-il pu prendre place en son cœur jusqu'à n'y laisser que l'assurance et l'audace de l'Esprit pour y répondre ? Depuis environ dix-huit mois, je lis tous les matins le livre Jésus de Nazareth, de Benoît XVI ; c'est ma première nourriture matinale. J'y trouve de nombreux éclairages, qui tonifient mes convictions de foi et mes divers engagements. Une affirmation forte du Pape le saisit : Là où Dieu est considéré comme une grandeur secondaire que l'on peut écarter temporairement ou complètement, au nom de choses plus importantes, alors ces choses supposées plus importantes échouent aussi. (p. 53) J'ai choisi de ne plus écarter Dieu de ma vie quand cela fait mon affaire, et d'assumer complètement mon option pour le Christ. Ma question de fond est alors devenue : Comment puis-je publier ma foi en Dieu ? Comment être, au milieu de mes frères, un signe visible de son amour, de sa présence ? [...] Propos recueillis
par Diane CHAGNON
(L'article
complet est dans la
revue Signes,
vol. 44, no 3)
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Il vous reste à apprendre à ne vous inquiéter de rien, à ne pas trop vous demander « ce qui restera » de telle ou telle grâce ou expérience spirituelle, à ne pas vous alarmer « de perdre la paix intérieure ». [...] L'essentiel est de faire de notre mieux à chaque instant et de Lui abandonner tout le reste, comme de savoir comment vous ferez si un jour vous devez « marcher seule dans les ténèbres ». À cette question, il y a deux réponses : la première, c'est qu'on ne peut rien faire tout seul ; et la seconde, qu'on n'est jamais seul.
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