Signes






vol. 43, no 4
juillet - septembre 2008


   
 
Le pouvoir du cœur est celui que nous avons à exercer
 
 
Si nous chrétiens avons à exercer un pouvoir, c’est le pouvoir du cœur. Dans le monde dur que nous nous sommes fabriqué, nous devons signifier que la personne humaine ne se réduit pas à ce qu’elle montre ou produit. [...] Tant d’hommes et de femmes, consacrés ou non, se dévouent et trouvent dans leur foi l’énergie et la persévérance pour que leurs frères ou leurs sœurs puissent croire que, malgré tout, la vie est belle, qu’ils ont leur dignité, que leur vie a un sens. [...] Le christianisme a un bel avenir en Occident et ailleurs, parce qu’il saura, comme hier, trouver la route du renouveau dans la fidélité à la tradition, comme il l’a toujours fait. Il le fera à la manière d’un ferment. Il nous est demandé d’être des chrétiens cohérents, persuadés que notre temps est le meilleur, car Dieu nous a plantés à ce moment de l’histoire pour que nous portions du fruit.
 
 
Cardinal Jean-Louis TAURAN
Extraits de Quel avenir pour le christianisme en Occident
(Plus d'extraits paraissent dans la revue Signes, vol. 43, no 4)
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Liminaire
Dieu nous apprend à vivre
 
 
Nathalie, résidant pour quelques années dans un pays d’Afrique avec sa petite famille, n’hésite pas à se porter au secours d’une femme de ménage sérieusement blessée par le bris d’une grande vitre. Habituellement, elle ne peut supporter la vue du sang, or la victime en est couverte. A-t-elle pensé au sida ? Impossible à dire. Une chose est certaine, elle ne s’est pas laissée rebuter, alors que personne du pays n’est intervenu. Bel exemple d’oubli de soi par amour. Il n’est rien de vraiment humain qui ne trouve écho dans le cœur des baptisés (cf. Vatican II, Gaudium et spes, introduction). Nathalie n’avait pas approfondi la doctrine sociale de l’Église. Sylvie Massicotte non plus, pourtant, la résidence qu’elle a fondée (cf. p. 225s) illustre magnifiquement son enseignement sur la dignité des personnes. Simples coïncidences ?
 
Non, mais la doctrine sociale de l’Église est si conforme à l’Évangile, si proche de la loi naturelle qu’elle fleurit partout où vivent des chrétiens, qu’ils fréquentent la messe dominicale ou non. Sans faire de bruit, l’Esprit Saint meut les cœurs et éclaire les intelligences ; il conduit infailliblement les hommes vers Dieu, non sans laisser des traces de son action (cf. p. 191s). N’est-il pas encourageant de le constater ?
 
S’il est vrai que Dieu seul est humain, rien d’étonnant à ce que, peu à peu, il nous apprenne à vivre. Infiniment respectueux de notre liberté, le Seigneur attend que nous lui fassions confiance (cf. p. 188s) et lui ouvrions une porte, aussi petite soit-elle. Si l’oraison quotidienne (cf. p. 197s) et l’adoration eucharistique (cf. p. 186s) constituent pour lui une occasion en or d’entrer dans un cœur et de dialoguer avec lui, quel réconfort de constater que notre Créateur, source de toute beauté (cf. p. 194s), n’abandonne pas ses enfants en butte aux difficultés de la vie et, parfois, aux contrariétés d’un tempérament indomptable (cf. p. 182s), qu’il leur apprend à manier l’humour (cf. p. 237s) et à construire la paix au quotidien (cf. p. 233s). Puisse-t-il faire de nous tous les visages humains de sa tendresse !
 
 
Diane POIRIER
(Article paru dans la revue Signes, vol. 43, no 4)
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Nos pères dans la foi
Le bouillant saint Jérôme


Jérôme naît en 347 de notre ère, à Stridon en Dalmatie (plus tard intégrée à la Croatie). Il étudie à Rome où il s’imprègne de la littérature latine, avant de s’enfouir dans le désert syrien pour y vivre la rude vie monastique et y approfondir les textes sacrés. Rappelé à Rome par le pape Damase, il finit sa vie à Bethléem, où il fonde des monastères. Comme tout l’Occident, Jérôme est très affecté par la chute de Rome, envahie par les barbares vers 410. Il meurt le 30 septembre 419 ou 420.
 
 
À tous les colériques, belliqueux, irascibles et querelleurs : bonne nouvelle ! L'un d'entre nous a été canonisé ! [...] Sous son écorce rugeuse, un homme au cœur sensible et un directeur capable de mener les âmes sur le chemin de la sainteté, notamment en approfondissant les Écritures, il disait : Vivre au milieu de ces livres sacrés, les méditer sans cesse, ne rien connaître ni chercher en dehors d’eux, n’est-ce pas déjà ici-bas, habiter le royaume des cieux ? Et encore : Ignorer les Écritures c’est ignorer le Christ. [...]
 
 
Yves RACICOT
(L'article complet est dans la revue Signes, vol. 43, no 4)
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Je sais qu’il est là !
 
 
De plus en plus d’équipes pastorales placent l’adoration eucharistique régulière au cœur de la vie paroissiale. Le témoignage de Raymonde Goyer illustre combien cette pratique peut être féconde dans l’existence d’une personne qui répond à l’invitation du Seigneur.
 
 
C’était il y a deux ans. En fait, j’ai tout simplement répondu à une invitation, à un appel publié dans le Semainier paroissial : On cherche des bénévoles pour l’adoration. L’heure la plus difficile à combler, c’est de 4h00 à 5h00 l’après-midi. J’ai dit : Il faut que j’y aille, ça doit être pour moi ! J’ai la santé, je vais trouver le temps. [...]
 
Au début, je trouvais ça long, mais j’ai été plus à l’aise en moins d’un mois ! Maintenant, j’y vais avec joie : c’est dans mon agenda... et dans mon cœur ! C’est vraiment un rendez-vous important, même si, je l’avoue, il m’arrive de me dire : Il faudrait que je fasse telle chose... Mais, je finis toujours par y aller. [...] Parfois, j’arrive fatiguée ou chargée de soucis. Alors je dis au Seigneur : Regarde comme je suis fatiguée ! Mais après, la paix remplit mon cœur. [...]
 
Dieu me donne ce temps-là : un temps pour la paix, la joie, pour être en silence. Il me le donne à moi, mais pour tout le monde : j’amène les jeunes, les vieux, les intentions du monde, toute l’Église ! [...]
 
Cet engagement m’a appris la fidélité. Je sais que Dieu est fidèle parce qu’il m’aide à être fidèle à l’adoration. [...] Les choses se font en silence. Ce n’est pas toujours facile, parce que, parfois, on ne sent rien : c’est la nuit. On est là et on dit : Comme c’est difficile, le silence ! Par contre, tout est dans la fidélité à y aller toujours, à ne pas manquer un jeudi. C’est dans le long terme, dans la fidélité, que j’ai compris que Dieu était là ! Je sais qu’il est là !
 
 
Raymonde GOYER
(L'article complet est dans la revue Signes, vol. 43, no 4)
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Une question de confiance
 
 
Parfois, ils le disent ouvertement, plus souvent, ils hésitent à l’avouer : bon nombre de gens, même chrétiens, craignent de consacrer du temps à la prière. Ils ont peur de se rapprocher de Dieu parce qu’ils redoutent ce qu’il va leur demander. À quoi cela tient-il ? Qu’est-ce qui leur fait croire que leur Créateur tout aimant, celui qui leur a tant donné, soit l’ennemi de leur bonheur ?
 
 
[...] Si la plupart des chrétiens conviennent volontiers que Dieu est bon, ils admettent aussi assez facilement qu’il nous aime (dans le sens d’un amour universel). Toutefois, il deviendra plus ardu d’obtenir d’eux l’aveu que Dieu les aime eux, personnellement. Pourquoi ? [...]
 
L’accueil humble du Seigneur dans le mystère de son Eucharistie, sa rencontre cœur à cœur dans le sacrement du pardon, l’adoration silencieuse du Christ exposé dans un ostensoir ou caché au tabernacle, sa contemplation sur la croix, la méditation de sa Passion, sont autant d’occasions de demander à Dieu : Est-ce bien vrai que tu m’aimes, moi ? L’écoute silencieuse de la réponse du Seigneur et l’attention aux touches de son Esprit nous confirmeront intérieurement : oui, Dieu nous aime personnellement ! [...] Tu as du prix à mes yeux... si tu traverses les eaux, je serai avec toi... (Is 43, 1-13) [...]
 
 
Diane POIRIER
(L'article complet est dans la revue Signes, vol. 43, no 4)
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La place de la chrétienté au Québec
réflexion d’une immigrante
 
 
Le présent texte est extrait de l’opinion émise en février dernier par Josée Bailly, une jeune française d’origine ivoirienne, lors du Forum national de l’Institut du Nouveau Monde dans le cadre de la Commission Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables. N.D.L.R.
 
 
[...] J’ai lu les journaux du Québec et du Canada, écouté la radio, suivi l’actualité politique et sociale québécoise et canadienne. Empruntant un livre d’histoire à la bibliothèque, j’ai découvert que le Québec a été fondé par des chrétiens. J’ai alors compris pourquoi les rues portent le nom de saints. J’ai vu la place prépondérante de la chrétienté au Québec, le nombre élevé d’églises, la croix du Mont-Royal, etc. [...]
 
L’Église a posé les fondations du Québec, on ne peut le nier sans tout perdre : quand on détruit les fondations d’une maison, elle s’écroule. Si, aujourd’hui, l’on est heureux d’être au Québec, si l’on est fier d’être québécois, si des gens venus de partout souhaitent vivre ici, s’ils sont en mesure de revendiquer des droits, de parler de valeurs, c’est parce qu’à l’origine, il y a eu des hommes et des femmes qui ont souffert pour créer ce Québec auquel on veut appartenir pleinement. Il ne faut pas l’oublier. [...]

Pour vivre ensemble, il faut s’aimer, se respecter, accepter de s’aider. L’amour de l’autre est le fondement de la chrétienté ; c’est ce que le Christ nous apprend. Sortir le Christ de la société est un non-sens. Ce n’est pas lui qui cause les guerres. Le véritable chrétien ne produit pas de guerre, il est artisan de paix. On crie à qui veut l’entendre qu’il faut supprimer le christianisme, car il causerait des conflits. Doit-on supprimer l’union entre un homme et une femme, les naissances, les familles, la politique, les associations ? Cela aussi est source de conflits. [...]
 
Rien dans le christianisme n’est contraire à une civilisation moderne. Les règles qu’enseigne le Christ ne sont pas nuisibles à une société civilisée ; bien au contraire, elles la fondent.
 
 
Josée BAILLY
3 février 2008
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La création
 
 
[...] L’ensemble de la création a pour fin de nous révéler la richesse incommensurable des perfections divines, la splendeur des attributs innombrables de Dieu. C’est ainsi, par exemple, que nous sont manifestées : l’immensité du Seigneur, par l’étendue des déserts et la profondeur des océans ; sa puissance, par la foudre, les ouragans, les éruptions volcaniques ; sa sagesse, par l’ordre manifeste du cosmos, depuis les infiniment grands jusqu’aux infiniment petits ; son intelligence, par l’infinie variété des êtres, jointe à leur complexité et à leur unité ; sa beauté, par les levers et couchers de soleil, l’éclat des pics neigeux, le coloris des oiseaux et des fleurs ; sa bonté, par la saveur et la variété des fruits ; sa délicatesse, par la subtilité de certains parfums et les caresses de la brise ; sa tendresse, par la douceur de l’amitié et l’amour maternel ou paternel, etc., etc.

Une excellente façon d’utiliser le livre de la création, qui est comme un immense album illustré, c’est de le regarder avec des yeux d’enfants, les yeux de l’amour. Toute la création, par exemple la nature, est pour ainsi dire une lettre d’amour qu’il faut apprendre à lire avec les yeux et le cœur du souverain Amant qui l’a écrite. [...]

C’est toute la face de l’univers qui changerait si tous, nous nous appliquions à découvrir ainsi la beauté et l’amour qui sont au fond de tout. Et le jour où nous découvrirons que cette beauté et cet amour ne sont pas un simple rêve ni un pur idéal, mais des Personnes, des personnes qui nous regardent, nous écoutent et nous aiment, nous aurons rencontré Dieu et trouvé le bonheur, le ciel, en même temps que nous aurons affleuré, touché la sainteté. [...]
 
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Un chemin de foi : l’oraison
 
 
Si j’avais eu une petite vie tranquille, une relation de couple harmonieuse..., si j’avais toujours habité dans la même ville, dans le même quartier, si j’avais eu le même emploi depuis des années, etc... ma vie aurait été plus facile ! Mais alors, je ne serais probablement pas rendue là où je suis dans ma foi, et mon existence aurait été tout autre. Une vie simple et tranquille sans Dieu ? Ou une vie difficile avec Dieu ? L’idéal serait une vie simple et tranquille avec Dieu, et c’est là mon but ! [...]
  • L'oraison n'est pas venue à moi facilement. [...]
  • Pourquoi ai-je commencé à faire oraison ? [...]
  • Comment y suis-je arrivée ? [...]
  • En quoi consiste l'oraison ? [...]
  • Comment je procède ? [...]
 
Jacqueline VEILLEUX
(L'article complet est dans la revue Signes, vol. 43, no 4)
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Je veux vivre à Mariposa !
 
 
Elle s’appelle Sylvie Massicotte. Même si elle est hygiéniste dentaire depuis bientôt 20 ans et aime sa profession comme au premier jour, elle travaille à temps partiel car elle a une autre occupation qui lui est chère : en 2005, elle a fondé une résidence pour personnes âgées d’un tout nouveau genre, la Résidence Mariposa. C’est en Mauricie. [...]
 
 
Mariposa signifie papillon en espagnol. J’ai choisi ce nom en l’honneur de mon père, qui possédait une collection d’environ 500 papillons provenant de partout dans le monde.

Depuis longtemps, Sylvie pensait à fonder un Centre pour les aînés. Si son père était décédé, sa mère, atteinte de sclérose en plaques, allait un jour devoir vivre en résidence. Or, les bulletins de nouvelles l’inquiétaient : Il n’est pas question que maman soit traitée de cette manière !, se disait-elle. Ce ne sont pas les personnes âgées qui devraient s’adapter à une résidence, mais la résidence qui devrait s’adapter aux gens. [...] Notre philosophie : toujours respecter les gens, donner la priorité à la personne. Par exemple, nous occuper d’une personne lorsqu’elle en a besoin importe plus que de finir la vaisselle immédiatement. [...] Les résidants sont chez eux ! Moi, je travaille pour eux et j’essaie de leur rendre la vie agréable.
 
 
Propos recueillis par Marie BENOIT
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Une retraite... à saveur évangélique !
 
 
Francine et Normand sont à la retraite depuis près de trois ans. Ce nouvel état de vie les enchante et leur permet de grandir et de s’épanouir tant au plan humain, que spirituel et apostolique. Ils ont accepté de nous faire part de leurs coups de cœur depuis cet heureux jour et de nous livrer leurs secrets pour vivre pleinement cette étape de la vie ! [...]
 
 
Diane CHAGNON
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Famille humaine, communauté de paix
 
 
Le premier janvier dernier, le pape Benoît XVI a abordé le sujet de la famille dans son message pour la célébration de la Journée mondiale de la paix. Nous en reproduisons ci-dessous quelques extraits. [...]
 
 
La première forme de communion entre des personnes est celle que l’amour suscite entre un homme et une femme décidés à s’unir de façon stable pour construire ensemble une nouvelle famille. Mais les peuples de la terre sont aussi appelés à instaurer entre eux des relations de solidarité et de collaboration, comme il revient aux membres de l’unique famille humaine. [...]

La famille naturelle, en tant que profonde communion de vie et d’amour, fondée sur le mariage entre un homme et une femme, constitue le lieu premier d’humanisation de la personne et de la société, le berceau de la vie et de l’amour. Aussi, est-ce avec raison que la famille est qualifiée de première société naturelle, une institution divine qui constitue le fondement de la vie des personnes, comme le prototype de tout ordre social. [...]

J’invite tous les hommes et toutes les femmes à prendre une conscience plus claire de leur appartenance commune à l’unique famille humaine et à s’employer pour que la convivialité sur la terre soit toujours davantage le reflet de cette conviction, dont dépend l’instauration d’une paix véritable et durable. J’invite aussi les croyants à implorer Dieu inlassablement, pour qu’il accorde le grand don de la paix. Quant aux chrétiens, ils savent qu’ils peuvent se confier à l’intercession de Celle qui, étant la Mère du Fils de Dieu qui s’est fait chair pour le salut de l’humanité tout entière, est notre Mère à tous.
 
 
(L'article complet est dans la revue Signes, vol. 43, no 4)
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L’humour, quelle grâce !
 
 
Saint Thomas More (1478-1535), chancelier d’Angleterre reconnu pour son humour, avait l’art d’égayer les esprits les plus chagrins et de dissiper l’ennui des situations les plus sombres. Comme c’était agréable de le côtoyer ! Dès son enfance, il eut un goût marqué pour les mots d’esprit, en évitant toujours de blesser les gens. Adulte, cet humour rehaussait les repas de sa famille, donnait du sel à ses plaisanteries à la cour, dont il était l’un des plus brillants avocats. Tous savouraient gaiement ses réparties. (cf. J. Roi, L’humour des saints) [...]
 
 
Avoir de l’humour, c’est trouver plaisir à la vie telle qu’elle se présente. [...] C’est donc refuser de me laisser aliéner par mes premières réactions, souvent trop émotives. Pour y arriver, prendre la distance qu’il me faut pour évaluer la réalité avec bonhomie et en dégager habilement le côté cocasse. [...] En aidant à relativiser les situations, l’humour rend la vie agréable et les personnes, plus gaies. [...]

Délicatesse du cœur, l’humour spirituel est un fruit de l’Esprit, qui m’apprend quotidiennement à vivre au diapason de Dieu. Pourquoi ne pas demander souvent cette grâce, si favorable à la croissance de la charité dans les cœurs ? [...]
 
 
Monique VIAU
(L'article complet est dans la revue Signes, vol. 43, no 3)
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