Signes






vol. 43, no 2
janvier - mars 2008


   
 
Liminaire
En écoutant battre le coeur de l’Église...
 

L’automne dernier, une invitation inattendue au Congrès d’études sur les nouvelles formes de vie consacrée et les communautés nouvelles a été pour moi l’occasion providentielle d’un premier voyage à Rome. Que de grâces m’y attendaient : rencontres enrichissantes et encourageantes, visites de lieux encore porteurs du message d’amour et de fidélité des martyrs et des premiers chrétiens, audience papale et angélus des plus inspirants, mais surtout, plongée ressourçante au coeur de l’Église. En écoutant battre le coeur de l’Église, j’ai rencontré l’Amour.

Ce qui m’a impressionnée, à Rome, c’est la présence quasi palpable, du Christ dans ses Pasteurs. J’ai marché (et si on marche, à Rome !!!) dans la ville ; j’ai observé les gens prier, dans les églises où je suis entrée ; j’ai remarqué, au coin des rues, plusieurs traces de dévotion envers la Madone ; j’ai rencontré des hommes de Dieu : prélats, évêques ou prêtres tout simples, et j’ai été touchée de leur sollicitude pastorale. J’ai parlé avec des consacré(e)s, des séminaristes et des gens « ordinaires » et, toujours, j’ai senti le Christ, plein de bonté, de respect, de compréhension. Comme elle est belle, comme elle est bonne, comme elle est sage, l’Église de Jésus Christ !

Sa sollicitude, elle se manifeste ici aussi, tous les jours, dans les préoccupations des disciples pour les plus petits (cf. pp. 112s117s), dans la générosité de l’amour qui sait offrir et se donner (cf. couv. 2 ; pp. 110s) et regarder (cf. pp. 119s), accueillir et discerner (cf. pp 68s ; 62s). Elle est présente dans la disponibilité divine constamment offerte dans les sacrements (cf. pp. 66s ; 73s). Puissions-nous garder un coeur attentif, ouvert et accueillant aux manifestations de cette Présence aimante qui, sans cesse, nous enveloppe !


Diane POIRIER
(Article  paru dans la revue Signes, vol. 43, no 2)
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L’amour n’est pas possible sans la douleur


[...] L’amour n’est pas possible sans la douleur, parce que l’amour implique toujours un renoncement à moi-même, un abandon de moi, une acceptation de l’autre dans sa diversité ; l’amour implique un don de moi et, donc, de sortir de moi-même. Tout cela est douleur, souffrance, mais c’est précisément dans cette souffrance de me perdre pour l’autre, pour l’aimé et donc pour Dieu, que je grandis et que ma vie trouve l’amour et dans l’amour, son sens. [...]

Le meilleur témoignage pour le Christ, la meilleure annonce est toujours la vie de vrais chrétiens. Si nous voyons comment des familles nourries par la foi vivent dans la joie, comment elles vivent également la souffrance dans une joie profonde et fondamentale, comment elles aident les autres, en aimant Dieu et leur prochain, il me semble que cela est aujourd’hui la plus belle annonce. 

 
BENOÎT XVI
Extraits d’un dialogue avec des prêtres 24 juillet 2007
(Plus d'extraits dans la revue Signes, vol. 43, no 2)
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L’équilibre en tout


Ignace de Loyola, un homme équilibré et mesuré ? Ne l’a-t-on pas plutôt connu comme un soldat téméraire ? Et le désir qui l’habitait au moment de sa conversion, n’était-ce pas de réaliser des exploits aussi grands que ceux vécus par saint Dominique et saint François ? Si je jette un regard sur les débuts de sa vie fervente, je le vois prier sept heures par jour, faire pénitence au point de s’en rendre malade, se laisser pousser ongles et cheveux de façon désordonnée. Décidément, Ignace n’était pas un exemple d’équilibre à cette époque !


L'équilibre

[...] Mais c’est justement à partir de ce nouveau déséquilibre - le premier ayant été sa vie de pécheur mondain - que le Seigneur se met à l’instruire et à le conduire. [...] L’expérience d’Ignace, consignée dans ses Exercices, nous trace la voie pour que notre vie, dans tous ses détails, s’épanouisse et se vive dans la pleine réalisation du projet de Dieu sur nous. La vie la plus équilibrée est donc celle qui s’harmonise le mieux à la sage volonté de Dieu. Pour cela, il faut libérer le coeur de toutes les peurs, désirs ou esclavages qui empêchent d’y adhérer librement. Car ce ne sont pas les réalités de la vie qui posent problème, mais nos attachements désordonnés à elles.


Où sont les « trop » ?

Par exemple, y a-t-il dans ma vie des activités, des choses, des personnes même, qui prennent trop de place dans mon coeur, auxquelles je suis trop attaché ? Il peut s’agir de sport, de sorties ou de voyages, de musique, de télévision ou d’Internet, de multiples biens de consommation, d’activités envahissantes, d’émotions fortes, que sais-je encore. Si je veux dégager mon coeur en opérant les détachements nécessaires, pourquoi ne pas puiser aux conseils de saint Ignace, en cherchant à les appliquer concrètement à ce qui fait obstacle, pour moi, dans mes activités courantes ? [...]


Monique VIAU
(L'article complet est dans la revue Signes, vol. 43, no 2)
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Nos pères dans la foi
Le baptême selon Charles Journet


À la suite de mon premier article sur le cardinal Journet (Signes vol. 43 no 1), une question a surgi dans l’esprit de certains lecteurs : « Si Dieu touche le coeur de tous les hommes et leur donne ses grâces sans égard pour leur religion, à quoi bon se faire baptiser ? » Sans prétendre répondre directement à cette interrogation, l’enseignement du cardinal Journet sur le baptême fournit d’intéressantes pistes de réflexion.


Grâces secrètes et grâces de contact

Pendant des milliers, peut-être des centaines de milliers d’années, explique le Cardinal, la grâce était offerte aux hommes de façon secrète. À partir du moment où le Fils de Dieu s’est incarné, il y a eu ce qu’on pourrait appeler des grâces de contact. Le regard du Christ posé sur Pierre qui vient de le renier et la parole du Seigneur qui guérit le paralytique après lui avoir pardonné ses péchés en sont deux exemples.

Comme le cardinal Journet l’enseigne, les grâces de conversion et de sanctification, comme celles qu’ont reçues Jean, Pierre et le paralytique, nous sont désormais transmises par les sacrements, signes sensibles institués par Jésus Christ pour nous conférer la grâce (expliquait le Catéchisme de Québec), pour nous aider à cheminer vers Dieu. Il rappelle que les grâces reçues à distance, comme celles que reçoivent de façon secrète les âmes qui ne sont pas baptisées, n’ont pas la même intensité que les grâces de contact. [...]

Reprenant la doctrine de l’Église sur le baptême, il affirme : Après le baptême l’âme est totalement limpide, tout à fait pure. Serait-il le plus grand pécheur du monde, s’il reçoit le baptême avec docilité et foi, le baptême le purifie et fait de son âme comme une âme d’enfant. [...]

   
Yves RACICOT
(L'article complet est dans la revue Signes, vol. 43, no 2)
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Saint Augustin Cliquer ici.
Saint Basile Cliquer ici.
Saint Cyprien, un exemple de courage Cliquer ici.
Enfin, un saint « ordinaire » ! Saint Grégoire de Nysse Cliquer ici.
Ignace d'Antioche Cliquer ici.
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Jean Chrysostome, une vie mouvementée ! Cliquer ici.
Le bouillant saint Jérôme Cliquer ici.
Saint Justin : de la recherche au témoignage Cliquer ici.
À la recherche de Maîtres Cliquer ici.
 
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La tolérance... sur la corde raide ?


Accommodements raisonnables... cultures... religions... dialogue... Ces mots virevoltent dans l’atmosphère du Québec et ont un écho dans le monde entier. [...]

La tolérance c’est quoi au juste ? [...]

Est-ce que je dois tout tolérer ? [...]

Et comment tolérer l’intolérable ? [...]

Pour connaître la vérité, pour bien discerner ce qui est acceptable ou non, distinguer ce qui est tolérable de ce qui ne l’est pas, il me faut me référer à plus grand que moi, me référer à Celui qui est le seul Absolu : Dieu lui-même. [...]


Donalda BRULOTTE
(L'article complet est dans la revue Signes, vol. 43, no 2)
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Lplace de l’Eucharistie dans notre vie


Étant donné la tenue prochaine, à Québec, du Congrès eucharistique international, il nous a paru particulièrement opportun de publier de larges extraits d’un exposé donné par le Père Brien aux membres de la Société du Christ Seigneur en 1984. N.D.L.R.


Jésus nous attend

[...] En nous rappelant les trois disciples qui n’ont pas eu la force de veiller une heure avec lui, devrions-nous tous être assidus à le visiter dans son Saint Sacrement, ce jardin (Jn 18, 1) sans égal de prière et de veille avec lui. Hélas ! il y demeure souvent, et tellement longtemps, aussi seul qu’en cette nuit où il fut livré (1 Co 11, 23) et qu’il passa, abandonné des siens, dans l’étroit cachot où Thérèse d’Avila se plaisait à lui tenir compagnie.

Durant sa Passion, en laquelle toute sa vie de bienfaisance se vit payée d’ingratitudes et d’abandons, Jésus lui-même s’est appliqué cette réflexion du Psalmiste : Ils m’ont haï sans raison. (Ps 35, 19 ; 69, 5 ; Jn 15, 25) Lorsqu’il parle de haine gratuite, le latin de la Vulgate ne suggère-t-il pas que notre amour devrait dépasser tout marchandage et mesquinerie pour se donner libre cours dans une vie sacramentelle et une vie de prière intenses, toutes deux empreintes de générosité et soucieuses de réparation ? [...]


Avons-nous faim de lui ?

Amour, action de grâce, réparation doivent s’accompagner d’adoration. Or, comment ce Pain du ciel, descendu à Bethléem (maison du pain), pourrait-il devenir le Pain du monde, c’est-à-dire l’aliment des pèlerins que nous sommes, si nous ne lui accordons dans notre coeur et notre vie toute la place qu’il désire ? Jésus lui-même nous a confié : J’ai ardemment désiré manger cette pâque avec vous avant de souffrir. (Lc 22, 15) Que ne brûlons-nous constamment de la même faim, de la même soif ? Pouvons-nous dire avec le Psalmiste : Comme languit une biche après les eaux vives, ainsi languit mon âme vers toi, mon Dieu ? (Ps 42, 2) À cette Voix intime qui nous dit : Je me tiens à la porte et je frappe (Ap 3, 20), c’est à tout instant que nous devrions répondre : Viens, Seigneur Jésus . » (Ap 22, 20) [...]
 
 
(L'article complet est dans la revue Signes, vol. 43, no 2)
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L’Eucharistie, mystère à vivre


Cet article, le deuxième d’une série de trois, prend sa source dans l’Exhortation apostolique Sacramentum caritatis de Benoît XVI dont le thème porte sur l’Eucharistie en tant que source et sommet de la vie du monde et de la mission de l’Église. Ici, l’emphase est mise sur l’appel à vivre concrètement le Mystère eucharistique dans nos vies, à nous laisser transformer par lui, et nous conformer ainsi davantage au plan que Dieu a pour chacun de nous. L’Eucharistie est à notre vie spirituelle ce que l’oxygène est à notre vie corporelle : indispensable pour qui aspire à vivre en plénitude. Les extraits ci-dessous nous proposent des pistes pour le faire. D. G.


Le pain de Vie, la vraie...

Parlant du don de sa vie, le Seigneur Jésus, qui s’est fait pour nous nourriture de vérité et d’amour, nous assure que si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. (Jn 6, 51) Mais cette « vie éternelle » commence déjà en nous en ce temps, à travers le changement que le don eucharistique engendre en nous : Celui qui me mangera vivra par moi. (Jn 6, 57) Ces paroles de Jésus nous font comprendre que le mystère auquel on croit et qui est célébré possède en lui-même un dynamisme qui en fait le principe de la vie nouvelle en nous et la forme de l’existence chrétienne. En communiant au Corps et au Sang de Jésus Christ, nous sommes en effet rendus participants de la vie divine de façon toujours plus adulte et plus consciente. [...] Ce n’est pas l’aliment eucharistique qui se transforme en nous, mais c’est nous qui sommes mystérieusement changés par lui. [...]


Le culte eucharistique, dans toute la vie

[...] Tout ce que vous faites : manger, boire, ou n’importe quoi d’autre, faites-le pour la gloire de Dieu. (1 Co 10, 31) En tout acte de la vie, le chrétien est appelé à exprimer le vrai culte rendu à Dieu. C’est ici que prend forme la nature intrinsèquement eucharistique de la vie chrétienne. Puisqu’elle implique la réalité humaine du croyant dans le concret du quotidien, l’Eucharistie rend possible, jour après jour, la transfiguration progressive de l’homme, appelé par grâce à être à l’image du Fils de Dieu. (cf. Rm 8, 29s) Il n’y a rien d’authentiquement humain - pensées et sentiments, paroles et actes - qui ne trouve dans le sacrement de l’Eucharistie la forme appropriée pour être vécu en plénitude. [...]


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Prière de saint Thomas d’Aquin


Les saint se rejoignent ! À l’orée de ses Exercices spirituels, saint Ignace a placé une méditation fondamentale, tellement fondamentale qu’il l’a intitulée : Principe et fondement. Il s’agit de ne pas vouloir, pour notre part, « santé plus que maladie, richesse plus que pauvreté, honneur plus que déshonneur, vie longue plus que vie courte, et ainsi de tout le reste ; mais que nous désirions et choisissions uniquement ce qui nous conduit davantage » à louer, respecter et servir Dieu (cf. E.S. no 23). Programme difficile ? Pas pour qui est épris de Dieu et rempli de confiance en lui. C’était manifestement le cas de saint Thomas d’Aquin, éminent docteur de l’Église. N.D.L.R.


Accorde-moi, Dieu miséricordieux,
de désirer avec ardeur ce que tu approuves,
de le rechercher avec prudence,
de le reconnaître en vérité,
de l’accomplir en perfection,
à la louange et la gloire de ton nom.

Mets de l’ordre dans ma vie, ô mon Dieu,
et ce que tu veux que je fasse,
donne-moi de le connaître comme il faut
et comme il est utile à mon âme.

Donne-moi, Seigneur Dieu,
de ne point m’égarer au milieu de la prospérité et de l’adversité.
Ne laisse pas l’adversaire me déprimer ni la prospérité m’exalter.

Que rien ne me réjouisse ou ne m’attriste,
hormis ce qui mène à toi ou me détourne de toi.
Que je ne désire plaire ou ne craigne de déplaire
à personne, si ce n’est à toi.


(Article  paru dans la revue Signes, vol. 43, no 2)
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Je vais douloureusement bien !


Bien qu’elle ait atteint un âge respectable, Josette, qui oeuvre au Centre Leunis depuis 56 ans, garde le coeur jeune et le goût de vivre. Son témoignage est une injection d’espérance et de vitalité spirituelle pour ceux que tenaillent la souffrance, la maladie ou la morosité face au vieillissement. D.C.


« Big bang » inattendu !

Encore tout active et joyeuse d’une vie vouée au service du Seigneur dans la Société du Christ Seigneur, Josette est surprise par une maladie entraînant des douleurs sciatiques insupportables. Servir étant l’objectif de toute ma vie, l’épreuve soudaine de la maladie m’a d’abord surprise ! Je ne m’attendais pas à une telle situation et j’étais désorientée. La douleur me tenait captive et me rendait toujours plus dépendante. [...]


L’apostolat de l’amour

Pour ses rendez-vous médicaux, Josette a souvent l’occasion de prendre une voiture de transport adapté. Quoique limitée dans son corps, elle reste attentive et en éveil, dans son coeur. Un jour, je remarque le visage fermé du chauffeur, son air triste et préoccupé. Au moment de le quitter, je glisse tout doucement un bonbon dans sa main. Une heure après mon retour à l’Institut, je le vois arriver à ma chambre, avec le coussin que j’avais oublié dans l’autocar. « Madame Beaubien, je rapporte votre coussin, mais ce n’est pas pour cela surtout que je viens ; c’est pour le petit bonbon que vous avez déposé dans ma main. » [...]


Vivre le moment présent

Une pensée du P. Sertilanges m’a toujours réconfortée : « Le Seigneur est venu non pour enlever la souffrance, ni même pour l’expliquer, mais pour la remplir de sa Présence. » [...]


Diane CHAGNON
(L'article complet est dans la revue Signes, vol. 43, no 2)
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Ma lutte contre la traite des enfants


La doctrine sociale dénonce l’augmentation de « l’exploitation du travail des enfants dans des conditions de véritable esclavage ». Cette exploitation constitue une grave violation de la dignité humaine dont chaque individu, « quelles que soient sa petitesse ou sa faible importance apparente d’un point de vue utilitaire », est porteur (Compendium de la doctrine sociale de l'Église , no 296).


Au départ, il y a cette phrase : Tout ce que vous aurez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’aurez fait. (Mt 25, 40) Elle est devenue mon leitmotiv, mon fil conducteur. Elle gouverne mes actions. Depuis que j’ai pris conscience d’être aimée et protégée par le Christ, je me suis demandée ce que je pouvais, devais, faire pour lui. Et je me suis demandé ce que voulait dire le plus petit d’entre mes frères.

J’ai compris qu’il s’agit de celui qui souffre, du plus démuni, du plus pauvre. Par nature, l’enfant est petit, vulnérable. Il ne peut se défendre, il croit en tout, il espère tout, il dépend pour tout. L’enfant pauvre, soumis à un traitement inhumain, est encore plus petit, plus démuni, plus vulnérable que toute personne au monde. [...]


La traite des enfants : une réalité toute proche de moi
 
Grâce à ma recherche d’emploi, j’ai découvert le Bureau des droits des enfants, situé à Montréal, au 2715, chemin de la Côte-Sainte-Catherine. Dans l’un de ses rapports, on apprend que, selon la Gendarmerie Royale du Canada, 800 personnes de moins de 18 ans sont soumises chaque année à la traite pour fin d’exploitation sexuelle, de travaux forcés, d’esclavage ou de banditisme. [...]


Comment réagir ?

La traite des enfants se répand parce que ce phénomène est caché. Il importe que nous fassions attention, que nous ouvrions les yeux et que nous nous mobilisions pour faire reculer ce mal dévastateur. Il ne s’agit pas d’espionner son voisin ni d’appeler à la délation, mais d’ouvrir les coeurs ! Un enfant en difficulté est une proie facile pour les trafiquants. L’aider, c’est l’empêcher de tomber dans les mains d’un trafiquant. Aider un enfant en détresse, c’est lutter contre la traite. [...]


Josée BAILLY
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Mère Teresa, quelle foi !


En refermant le volume sur Mère Teresa qu’elle avait sous la main, Danielle savait que bien peu de lecteurs pourraient se le procurer, vu sa date de parution assez éloignée (1994). Elle tenait toutefois à rendre hommage à la petite (mais si grande) religieuse dont elle venait de faire plus ample connaissance. [...] N.D.L.R.


Après avoir lu Mère Teresa, une vie pour l’Amour de Navin Chawla (de religion hindoue, ce haut fonctionnaire à New Delhi a été l’un des proches collaborateurs de Mère Teresa), le commentaire qui me vient instantanément est : Mère Teresa, quelle foi ! [...] Jamais je n’aurais imaginé jusqu’où allait sa confiance en Dieu.

Elle-même dit : L’argent ? Je n’y pense jamais. Il arrive toujours. Elle est convaincue que Dieu pourvoira à tout. Elle dit encore : Nous accomplissons notre tâche pour Notre-Seigneur. Il doit veiller sur nous. S’il veut que quelque chose soit fait, il doit nous en donner les moyens. S’il n’en fait rien, cela montre qu’il ne veut pas que telle chose soit faite. [...]

Cette Providence se manifeste de plusieurs façons dans son existence : une voiture pleine de légumes envoyée par la bru d’Indira Gandhi un jour où les soeurs n’avaient qu’un peu de riz pour se nourrir ; un jeune homme venu remettre le premier salaire qu’il vient de gagner ; un couple de futurs mariés qui lui donne l’argent destiné à l’achat des vêtements de noces, etc. [...]


Danielle POIRIER
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Savoir regarder


Bien orienter ses regards, y mettre une densité amoureuse, porter la responsabilité de ce qu’on a vu, c’est le travail de toute une vie.


Regard positif sur soi...

Un verre est à moitié rempli pour l’un, est à moitié vide pour un autre. Tout dépend du regard. De même, si je développe une attitude positive et sereine face à ce que je suis, face aux autres tels qu’ils sont et aux événements, agréables ou non, mon regard change et mon milieu de vie s’en ressent. Je peux m’exercer chaque jour à regarder davantage ce que je reçois pour en rendre grâce, plutôt que ce qui me manque encore afin de m’en plaindre. [...]


Regard contemplatif

Contempler les merveilles de la nature, c’est bien beau, en vacances surtout ! Mais est-ce possible dans le brouhaha de ma vie, le temps est si rare ! Mais contempler ne prend pas de temps, c’est plutôt une façon de voir. [...]


Regard responsable

J’ai la liberté de diriger mes regards où je veux. [...] Loin de limiter ma liberté, l’ascèse des yeux la fortifie en augmentant ma capacité d’orienter mes regards vers le meilleur. J’ai aussi la responsabilité de ce que j’ai vu. J’y reçois maintes invitations à aimer en actes. [...] L’Esprit Saint saura m’indiquer les personnes à aimer, les services à rendre, les meilleures attitudes à adopter. [...]

Monique VIAU
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