Signes






vol. 42, no 2
janvier - mars 2007



En avant avec Marie... vers Jésus !

 

Les consacrés ont une mission des plus importantes et des plus belles en ce qui a trait à l'annonce du Royaume de Dieu. Pour la remplir, la persévérance et la constance sont des atouts précieux. Qui mieux que Marie peut épauler et soutenir cette mission ? Voici quelques extraits du discours prononcé par le Saint-Père lors de son premier voyage en Pologne. Titre et sous-titres sont de notre rédaction.


Marie, notre guide et notre soutien dans... la vie et la prière
 
Marie, la Mère du Seigneur, se tient parmi nous. Aujourd'hui, c'est elle qui guide notre méditation ; elle nous enseigne à prier. C'est elle qui nous indique comment ouvrir nos esprits et nos coeurs à la puissance de l'Esprit Saint, qui vient à nous pour que nous l'apportions au monde entier. Très chers amis, nous avons besoin d'un moment de silence et de recueillement pour nous placer à son école, afin qu'elle nous enseigne comment vivre la foi, comment grandir en elle, comment demeurer en contact avec le mystère de Dieu dans les événements ordinaires, quotidiens de notre vie. Avec une délicatesse féminine et la capacité d'harmoniser l'intuition pénétrante avec la parole de soutien et d'encouragement (Jean-Paul II, Redemptoris Mater, no 46), Marie a soutenu la foi de Pierre et des Apôtres au Cénacle et aujourd'hui, elle soutient ma foi et votre foi. [...]
 

La mission, dans la grâce et l'audace
 
La sagesse évangélique, lue dans les oeuvres des grands saints et éprouvée dans sa propre vie, doit être apportée de façon mûre, non infantile et non agressive, dans le monde de la culture et du travail, dans le monde des médias et de la politique, dans le monde de la vie familiale et de la vie sociale. La preuve de l'authenticité de votre foi et de votre mission, qui n'attire pas l'attention sur soi, mais qui apporte réellement la foi et l'amour autour de soi, sera la comparaison avec la foi de Marie. Reflétez-vous dans son coeur. Demeurez à son école !


BENOÎT XVI 


Jalons pour des échanges
  1. Y a-t-il des aspects de ma vie où j'aurais avantage à prendre exemple sur Marie ? Lesquels ?
  2. Concrètement, comment mon soutien aux personnes consacrées se manifeste-il ? Dans la prière, est-ce que je sens un appel à faire davantage ?
 

(L'article complet est dans la revue Signes, vol. 42, no 2)
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Le laïc, qui est tout ensemble membre du Peuple de Dieu et de la Cité des hommes, n'a qu'une conscience, chrétienne.
  
(Décret sur l'apostolat des laïcs, no5)
Une question de regard
  
 
Élizabeth est artisane. Si son travail exige de multiples talents (y compris un bon sens de l'organisation, des affaires et de l'administration), il favorise aussi les contacts humains et multiplie les occasions d'échanges. C'est d'ailleurs précieux pour elle. Il faut dire qu'Élizabeth aime les gens !


Les circonstances, des appels de Dieu
Je choisis...ce que Dieu choisit pour moi !
Contrairement à ce que font d'autres créateurs, je ne peux réaliser mes bijoux d'avance. J'ai besoin de m'attendre moi-même et de me laisser inspirer par les courants actuels... qui changent assez rapidement. Je reste à l'écoute et produis à mesure ce que je vais vendre.

Évidemment, cette manière de procéder a ses conséquences : je manque de temps pour les choses de la vie ordinaire. Pourtant, comme elles revêtent une grande importance, je leur donne quand même la priorité. Il n'empêche que, pendant six mois, ma vie personnelle en prend un coup. À part les nécessités, je me concentre sur la conception, la création, la production et la vente de bijoux originaux, sans trop investir pour moi-même.

Mais, malgré cette affirmation et les exigences pressantes de son travail, Élizabeth reste à l'écoute des autres... et de Dieu. En effet, elle considère comme bienvenu tout événement qui modifie ses plans, et y répond volontiers chaque fois que possible, même si cela l'oblige à se réajuster. Elle fait confiance au Seigneur, qui saura l'aider. [...]


L'art, un moyen au service des personnes
Que mon activité laisse passer l'action que l'Esprit veut.
En saison, Élizabeth doit réaliser de nouveaux bijoux en nombre suffisant, dans un laps de temps limité. Elle crée surtout des pièces uniques, qui sont le fruit de l'inspiration : Ça jaillit de moi. J'essaie de rester en état d'union à Dieu dans toutes les étapes du travail. À force d'en fabriquer, les bijoux eux-mêmes prennent vie. Chaque bijou m'appelle à en réaliser un autre. [...]


L'amour des autres, une priorité
Que, par ma bouche, Il dise ce qu'Il veut !
[...] Il est primordial de témoigner autant que possible de l'espérance, car beaucoup de personnes éprouvent de grandes difficultés. Pour ma part, j'ai confiance : ce que Dieu fait est bien, quelles que soient nos impressions. Par contre, beaucoup plus de gens qu'on pense ont la foi et font confiance à Dieu, tout au fond d'eux-mêmes.

Là où nous sommes situées, il passe des milliers de personnes de tous horizons : touristes et citoyens de Montréal. J'aime l'ouverture sur toutes ces mentalités, ces cultures. Je trouve très intéressant de découvrir leurs manières d'être, de penser, de communiquer. [...]


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Mon anecdote
Donne-moi la montre !


Jetant un regard furtif à gauche puis à droite, le jeune homme s'assure que personne ne s'occupe de lui. D'un mouvement preste, il prend une des montres du présentoir et s'en va d'un pas rapide. En face, Élizabeth a tout vu. Confiant son étalage de bijoux à la vendeuse voisine qui, elle, n'a rien remarqué, l'artisane s'élance à la suite du jeune voleur. Elle ne tarde pas à le rattraper. [...]


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Saint Joseph dans notre vie de tous les jours
 

Grand et bon saint Joseph, me voici devant vous pour vous consacrer ce mois qui commence ; ce mois que je veux passer tout entier à votre bonne école, dans l'étude amoureuse de vos vertus, et la contemplation bienfaisante de votre vie. N'êtes-vous pas de tous les saints du ciel celui dont la vie ressemble le plus à la mienne ? [...] Pourquoi la sainteté qui vous a suffi à vous ne me suffirait-elle pas à moi ? Pourquoi le bon Dieu m'en demanderait-il à moi plus qu'à vous ? Et pourquoi refuserais-je d'être vraiment heureux après vous ?

Ce qui m'encourage à vous contempler, c'est que je ne trouve rien en vous d'effrayant, rien de tellement difficile que je n'en sois capable avec la grâce de Dieu. Montrez-moi donc que tout ce que j'ai à faire et souffrir en ma vie, vous l'avez voulu faire et souffrir avant moi. Faites que j'aime à vous voir en votre naissance obscure, en votre enfance obscure, en votre jeunesse obscure, en votre métier obscur, en vos souffrances et vos épreuves obscures, en toute votre vie et votre mort obscures.

Grand et bon saint Joseph, si vous étiez né de parents fortunés, si vous aviez étonné le monde par une science extraordinaire, si vous aviez épousé une jeune fille très riche, si vous n'aviez pas eu besoin de travailler pour gagner votre vie, si vous aviez fait des miracles, si vous aviez pratiqué des austérités rebutantes, si vous étiez mort comme un roi, j'aurais raison de me décourager dans votre imitation.

Mais je sais que toute la fortune de vos parents a consisté dans une vie toute pieuse et honnête ; je sais que toute votre science n'avait pas été puisée dans les livres mais dans la prière ; je sais que toute la richesse de votre jeune épouse consistait dans la pureté exceptionnelle de son coeur ; je sais que vous avez dû peiner comme moi pour gagner votre pain ; je sais que votre sainteté a été faite de choses ordinaires, de petites choses de tous les jours ; je sais que vous êtes mort entre les bras de Jésus et de Marie et que je puis avoir ce bonheur moi aussi ; et c'est pourquoi je m'encourage à vous imiter. [...]

 
Ludger BRIEN, S.J.
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Nous aimer différents


Si je regarde autour de moi mes parents, mes frères et soeurs, mes ami(e)s, mes collègues de travail..., que de différences dans leurs traits physiques, leurs caractères, talents ou culture ! [...] Comment réussir à harmoniser nos différences pour m'assurer un climat de vie positif ? [...]

Écoutons une mélodie. Chaque note y occupe une place différente dans l'échelle des sons, tous les éléments musicaux (et les silences mêmes) sont inégaux entre eux, et sans cette inégalité, la mélodie n'existerait plus. Mais elle n'existerait pas davantage si l'on supprimait, entre ses divers éléments, cette espèce d'égalité profonde qui résulte de la communion, de la fusion dans l'unité du même tout : nous n'aurions plus alors qu'un chaos de sons. (Gustave Thibon, Diagnostics)
 
Que nos relations humaines soient de joyeuses contributions à la grandiose symphonie inspirée par le Créateur !


Monique VIAU
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Règles « pour penser avec l'Église » - 2

 

Régulièrement, des contestations se font jour dans l'Église. Les « règles d'orthodoxie » de saint Ignace sont donc, aujourd'hui encore, d'une brûlante actualité, même si elles ne manqueraient pas de faire sourciller bien des gens. Pour les apprécier à leur juste valeur, il faut en saisir tout le contenu profondément spirituel et consentir à les recevoir dans l'humble foi de celui qui se soumet au Christ lui-même.


Comme Dieu sait bien que nous ne saurions découvrir tout seuls tout ce qu'il faut croire et pratiquer pour lui plaire, il nous donne son Église pour nous aider à le savoir de façon certaine. [...] Plus nous pensons avec l'Église, plus nous sommes assurés de penser juste.

Malheureusement, comme l'Église est un mystère aussi mal compris que celui de la souffrance, qu'y a-t-il d'étonnant à ce qu'on la rejette comme son Fondateur ! Et puisqu'il l'a faite dépositaire, promotrice et gardienne de la vraie foi, il s'ensuit que toute rupture avec l'Église ou tout éloignement de sa pensée entraîne une détérioration plus ou moins prononcée de la foi. [...]

Ne comprenant pas que l'Église est une institution divine, c'est-à-dire une réalité d'ordre surnaturel voulue par le Seigneur, beaucoup s'en font une image à leur mesure, n'y voyant qu'une construction humaine modifiable à leur guise. [...] Une fois admis ce faux concept, on peut s'attendre à tous les bouleversements doctrinaux, liturgiques, éthiques et sociaux. [...]

Le sens de la foi, Dieu l'accorde à tous ceux qui le lui demandent et se laissent amener à « l'obéissance de la foi ».
 
  

[HAUT]
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J'ai lu, j'ai aimé
Un Rêve pour la vie

 

« La reconnaissance de ce grand médecin canadien [...] se veut un hommage à tous les médecins qui travaillent dans d'obscurs coins du monde, souvent anonymes et oubliés par ceux qui sont confortablement installés dans nos pays riches » écrivait, en 1987, l'Association médicale canadienne, au moment où le Dr Teasdale recevait le prix F.N.G. Starr.


Quand j'ai ouvert le volume Un rêve pour la vie 1, je ne connaissais rien de Lucille Teasdale, sinon que cette chirurgienne québécoise avait contracté le sida dans l'exercice de sa profession et en était décédée. Entreprenant la lecture de ce bouquin de quelque 400 pages, j'ai été conquise d'emblée par la préface signée Piero Corti (époux de Lucille Teasdale). Il y affirme sans ambages que les faits relatés par l'auteur2 sont véridiques, et les documents cités, authentiques, comme le sont aussi les dialogues rapportés. De quoi me rassurer sur l'exactitude et la juste interprétation des faits ! Si monsieur Corti a consenti à la publication de cette oeuvre, c'est afin de faire connaître Lucille ainsi que leurs nombreux collaborateurs (dont la plupart sont des africains). Par le fait même, nous découvrons aussi l'hôpital  moderne qu'il a instauré à Gulu, et qui fonctionne toujours, grâce à la fondation qu'il a mise sur pied. [...]


1  Un rêve pour la vie, Michel Arseneault, Libre Expression, Montréal 1997.
2  Michel Arseneault a interviewé le couple à plusieurs reprises et a eu accès à leurs archives privées.


Suzanne LAPIERRE
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À votre service !

 

Vers la trentaine, Nathalie risque une réorientation professionnelle audacieuse. Nous lui avons demandé ce qui avait pu motiver un tel choix de carrière, et comment elle envisage cette nouvelle mission au service du public.


Un bon préalable !

Après avoir oeuvré dix ans auprès des jeunes, travail qu'elle aimait beaucoup et qu'elle poursuit encore pour répondre à des demandes ponctuelles du Centre Jeunesse Batshaw, Nathalie fait le saut et devient policière.

La formation reçue en éducation spécialisée m'aide grandement à faire face aux diverses exigences de mon travail. Par exemple, j'y ai acquis une capacité de communiquer avec les personnes qui m'est précieuse pour bien saisir et résoudre les problèmes auxquels nous, les agents de police, sommes confrontés chaque jour. [...]

Nos policiers assurent la protection du public 24 heures sur 24 et répondent à toutes sortes d'appels à l'aide, très souvent au risque de leur vie ! [...] Un jour, j'ai eu à répondre à un signalement pour violence conjugale. Il eut été simple de m'en tenir à la lettre de mon travail et d'arrêter tout bonnement cet homme. En prenant le temps de m'asseoir et d'échanger avec lui, son épouse et ses enfants, j'ai vu que j'avais affaire à un chômeur déprimé qui avait menacé sa femme, mais sans jamais la violenter. Il avait surtout besoin d'aide pour sortir de son impasse. Je l'ai d'abord référé à une connaissance qui pouvait l'employer temporairement.

Au Noël suivant, à titre personnel cette fois, j'ai rendu visite à cette famille, en compagnie de ma mère. Nous apportions un beau panier de Noël avec victuailles et cadeaux pour tous. Un an après, j'ai su que cet homme avait retrouvé son aplomb : il avait un emploi et la famille était déménagée dans un nouvel appartement...

À mes yeux, une intervention est réussie lorsque le public est protégé, et que les individus secourus ou interceptés, quels qu'ils soient - jeunes arrêtés pour vol qualifié, « pushers », ou contrevenants de tout acabit - ont, grâce à l'aide apportée, une chance de se reprendre et de réajuster leur comportement... dans le respect de la justice, bien entendu ! [...]

Le plus difficile à vivre, dans cette profession c'est d'être détestés à priori, de ne pas être aimés ou appréciés dans le travail et les services exigeants que nous rendons à la population. Cette souffrance, en plus des quarts de travail à assumer en rotation de jour, de soir puis de nuit, et de la confrontation habituelle à des situations stressantes, explique en bonne partie les burn-out de plusieurs collègues. [...]
 
Une femme menace de se jeter au bas de la terrasse de l'Oratoire Saint-Joseph. Elle est assise sur le rebord de la terrasse, de l'autre côté de la clôture, ne se retenant que d'un seul bras, les jambes dans le vide. Elle ne cesse de crier et risque de tomber à tout moment.

Sans hésitation et au péril de sa vie, l'agente Hervieux passe par-dessus la clôture et en se tenant, d'un seul bras, agrippe la femme par son autre bras pour la retenir et lui éviter une chute mortelle d'environ vingt mètres. Elle demeure dans cette position environ deux minutes, alors que la désespérée ne cesse de se débattre, ne voulant pas être sauvée. Par la suite, ses collègues la rejoignent pour l'aider à traverser la femme du bon côté de la clôture.


Album-souvenir 2006
 

Diane CHAGNON
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Nos pères dans la foi
Saint Augustin



Avec l'ardeur de sa jeunesse, Augustin se lance très tôt dans l'assouvissement de ses désirs, pensant qu'en comblant ses sens il satisfera pleinement son âme. Il « réussit » dans la vie, mais ne parvient pas à être heureux. Philosophe familier de la dialectique bien avant de devenir croyant, Augustin cherche Dieu. Lui-même écrira : Tu nous as faits pour Toi, et notre coeur est sans repos, tant qu'il ne repose en Toi (Confessions, chap. 1). C'est peut-être ce qui explique la coloration particulièrement originale de ses écrits. Longtemps, il cherche Dieu, mais au mauvais endroit. Sa conversion, advenue à l'âge approximatif de 46 ans, le livre au Seigneur. Il met alors ses talents au service de Dieu et de l'Église. [...]


Yves RACICOT


Tout mon désir est devant toi...
(Ps 37, 10)

... Si tu ne veux pas cesser de prier, ne cesse pas de désirer.
Ton désir continuel sera comme un appel ininterrompu.
Et si tu cesses d'aimer, tu tomberas dans le mutisme...
Le mutisme du coeur, c'est le refroidissement de la charité ;
le cri du coeur, c'est la flamme de la charité.
Si ta charité demeure toujours, tu cries sans arrêt ;
si tu cries sans arrêt, tu désires sans cesse ;
si tu désires,  tu te souviens du céleste repos,
et il importe que tu comprennes
devant qui s'élève le soupir de ton coeur.

Considère maintenant quelle sorte de désir
nous devons exposer devant le regard de Dieu.
Serait-ce de voir mourir notre ennemi,
désir qui paraît juste aux yeux des hommes ?
Effectivement, nous demandons parfois
ce qu'il ne faudrait pas demander...
Que ceux qui demandent la mort de leur ennemi,
écoutent le Seigneur qui leur dit :
Priez pour vos ennemis (Mt 5, 44 et Lc 6, 27).
Qu'ils ne prient donc pas pour que leurs ennemis meurent,
mais bien pour qu'ils se corrigent ;
et leurs ennemis seront morts, puisque, corrigés,
ils ne seront plus ennemis...


(Saint Augustin d'Hippone, Commentaire du psaume 37)