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En avant avec Marie... vers
Jésus !
Les
consacrés
ont une mission des plus importantes et des plus belles
en ce qui a trait à l'annonce du Royaume de Dieu. Pour la
remplir, la
persévérance et la constance sont des atouts
précieux. Qui mieux que
Marie peut épauler et soutenir cette mission ? Voici quelques
extraits
du discours prononcé par le Saint-Père lors de son
premier voyage en
Pologne. Titre et sous-titres sont de notre rédaction.
Marie, notre guide et notre
soutien dans... la vie et la prière
Marie,
la Mère du Seigneur, se tient parmi nous. Aujourd'hui, c'est
elle qui guide notre méditation ; elle nous enseigne à
prier. C'est elle qui nous indique comment ouvrir nos esprits et nos
coeurs à la puissance de l'Esprit Saint, qui vient à nous
pour que nous l'apportions au monde entier. Très chers amis,
nous avons besoin d'un moment de silence et de recueillement pour nous
placer à son école, afin qu'elle nous enseigne comment
vivre la foi, comment grandir en elle, comment demeurer en contact avec
le mystère de Dieu dans les événements ordinaires,
quotidiens de notre vie. Avec une délicatesse féminine et
la capacité d'harmoniser l'intuition
pénétrante avec la parole de soutien et d'encouragement
(Jean-Paul II, Redemptoris Mater,
no 46), Marie a soutenu la
foi de Pierre et des Apôtres au Cénacle et aujourd'hui,
elle soutient ma foi et votre foi. [...]
La
mission, dans la grâce et
l'audace
La
sagesse évangélique, lue dans les oeuvres des grands
saints et éprouvée dans sa propre vie, doit être
apportée de façon mûre, non infantile et non
agressive, dans le monde de la culture et du travail, dans le monde des
médias et de la politique, dans le monde de la vie familiale et
de la vie sociale. La preuve de l'authenticité de votre foi et
de votre mission, qui n'attire pas l'attention sur soi, mais qui
apporte réellement la foi et l'amour autour de soi, sera la
comparaison avec la foi de Marie. Reflétez-vous dans son coeur.
Demeurez à son école !
BENOÎT XVI
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Jalons pour des
échanges
- Y a-t-il des aspects de ma vie où
j'aurais avantage à prendre exemple sur Marie ? Lesquels ?
- Concrètement, comment mon soutien aux
personnes consacrées se
manifeste-il ? Dans la prière, est-ce que je sens un appel
à faire
davantage ?
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~oOo~
Le laïc, qui est
tout ensemble
membre du Peuple de Dieu et de la Cité des hommes, n'a qu'une
conscience, chrétienne.
(Décret sur
l'apostolat des laïcs, no5)
| Une
question de regard |
Élizabeth
est artisane. Si son travail exige de multiples talents (y compris un
bon sens de l'organisation, des affaires et de l'administration), il
favorise aussi les contacts humains et multiplie les occasions
d'échanges. C'est d'ailleurs précieux pour elle. Il faut
dire qu'Élizabeth aime les gens !
Les
circonstances, des appels de Dieu
Je choisis...ce que Dieu choisit
pour moi !
Contrairement
à ce que font d'autres créateurs, je ne peux
réaliser mes bijoux d'avance. J'ai besoin de m'attendre
moi-même et de me laisser inspirer par les courants actuels...
qui changent assez rapidement. Je reste à l'écoute et
produis à mesure ce que je vais vendre.
Évidemment,
cette manière de procéder a ses conséquences : je
manque de temps pour les choses de la vie ordinaire. Pourtant, comme
elles revêtent une grande importance, je leur donne quand
même la priorité. Il n'empêche que, pendant six
mois, ma vie personnelle en prend un coup. À part les
nécessités, je me concentre sur la conception, la
création, la production et la vente de bijoux originaux, sans
trop investir pour moi-même.
Mais, malgré cette
affirmation et les exigences pressantes de son travail,
Élizabeth reste à l'écoute des autres... et de
Dieu. En effet, elle considère comme bienvenu tout
événement qui modifie ses plans, et y répond
volontiers chaque fois que possible, même si cela l'oblige
à se réajuster. Elle fait confiance au Seigneur, qui
saura l'aider. [...]
L'art, un moyen au service des
personnes
Que mon activité laisse
passer l'action que l'Esprit veut.
En
saison, Élizabeth doit réaliser de nouveaux bijoux en
nombre suffisant, dans un laps de temps limité. Elle crée
surtout des pièces uniques, qui sont le fruit de l'inspiration
: Ça jaillit de moi. J'essaie de rester en état
d'union à Dieu dans toutes les étapes du travail.
À force d'en fabriquer, les bijoux eux-mêmes prennent vie.
Chaque bijou m'appelle à en réaliser un autre. [...]
L'amour des
autres, une priorité
Que, par ma bouche, Il dise ce
qu'Il veut !
[...] Il
est primordial de témoigner autant que possible de
l'espérance, car beaucoup de personnes éprouvent de
grandes difficultés. Pour ma part, j'ai confiance : ce que Dieu
fait est bien, quelles que soient nos impressions. Par contre, beaucoup
plus de gens qu'on pense ont la foi et font confiance à Dieu,
tout au fond d'eux-mêmes.
Là où nous
sommes situées, il passe des milliers de personnes de tous
horizons : touristes et citoyens de Montréal. J'aime l'ouverture
sur toutes ces mentalités, ces cultures. Je trouve très
intéressant de découvrir leurs manières
d'être, de penser, de communiquer. [...]
~oOo~
Mon anecdote
Donne-moi
la montre !
Jetant
un regard furtif à gauche puis à droite, le jeune homme
s'assure que
personne ne s'occupe de lui. D'un mouvement preste, il prend une des
montres du présentoir et s'en va d'un pas rapide. En face,
Élizabeth a
tout vu. Confiant son étalage de bijoux à la vendeuse
voisine qui,
elle, n'a rien remarqué, l'artisane s'élance à la
suite du jeune
voleur. Elle ne tarde pas à le rattraper. [...]
~oOo~
Saint
Joseph dans notre vie de tous les jours
Grand
et bon saint Joseph, me voici devant vous pour vous consacrer ce mois
qui commence ; ce mois que je veux passer tout entier à votre
bonne école, dans l'étude amoureuse de vos vertus, et la
contemplation bienfaisante de votre vie. N'êtes-vous pas de tous
les saints du ciel celui dont la vie ressemble le plus à la
mienne ? [...] Pourquoi la sainteté qui vous a suffi à
vous ne me suffirait-elle pas à moi ? Pourquoi le bon Dieu m'en
demanderait-il à moi plus qu'à vous ? Et pourquoi
refuserais-je d'être vraiment heureux après vous ?
Ce
qui m'encourage à vous contempler, c'est que je ne trouve rien
en vous d'effrayant, rien de tellement difficile que je n'en sois
capable avec la grâce de Dieu. Montrez-moi donc que tout ce que
j'ai à faire et souffrir en ma vie, vous l'avez voulu faire et
souffrir avant moi. Faites que j'aime à vous voir en votre
naissance obscure, en votre enfance obscure, en votre jeunesse obscure,
en votre métier obscur, en vos souffrances et vos
épreuves obscures, en toute votre vie et votre mort obscures.
Grand
et bon saint Joseph, si vous étiez né de parents
fortunés, si vous aviez étonné le monde par une
science extraordinaire, si vous aviez épousé une jeune
fille très riche, si vous n'aviez pas eu besoin de travailler
pour gagner votre vie, si vous aviez fait des miracles, si vous aviez
pratiqué des austérités rebutantes, si vous
étiez mort comme un roi, j'aurais raison de me décourager
dans votre imitation.
Mais je sais que toute la fortune de vos
parents a consisté dans une vie toute pieuse et honnête ;
je sais que toute votre science n'avait pas été
puisée dans les livres mais dans la prière ; je sais que
toute la richesse de votre jeune épouse consistait dans la
pureté exceptionnelle de son coeur ; je sais que vous avez
dû peiner comme moi pour gagner votre pain ; je sais que votre
sainteté a été faite de choses ordinaires, de
petites choses de tous les jours ; je sais que vous êtes mort
entre les bras de Jésus et de Marie et que je puis avoir ce
bonheur moi aussi ; et c'est pourquoi je m'encourage à vous
imiter. [...]
~oOo~
Si
je regarde autour de moi mes parents, mes frères et soeurs, mes
ami(e)s, mes collègues de travail..., que de différences
dans leurs traits physiques, leurs caractères, talents ou
culture ! [...] Comment réussir à harmoniser nos
différences pour m'assurer un climat de vie positif ? [...]
Écoutons
une mélodie. Chaque note y occupe une place différente
dans l'échelle des sons, tous les éléments
musicaux (et les silences mêmes) sont inégaux entre eux,
et sans cette inégalité, la mélodie n'existerait
plus. Mais elle n'existerait pas davantage si l'on supprimait, entre
ses divers éléments, cette espèce
d'égalité profonde qui résulte de la communion, de
la fusion dans l'unité du même tout : nous n'aurions plus
alors qu'un chaos de sons. (Gustave Thibon, Diagnostics)
Que
nos relations humaines soient de joyeuses contributions à la
grandiose symphonie inspirée par le Créateur !
~oOo~
Règles
« pour penser avec l'Église » - 2
Régulièrement,
des contestations se font jour dans l'Église. Les «
règles d'orthodoxie » de saint Ignace sont donc,
aujourd'hui encore, d'une brûlante actualité, même
si elles ne manqueraient pas de faire sourciller bien des gens. Pour
les apprécier à leur juste valeur, il faut en saisir tout
le contenu profondément spirituel et consentir à les
recevoir dans l'humble foi de celui qui se soumet au Christ
lui-même.
Comme
Dieu sait bien que nous ne saurions découvrir tout seuls tout ce
qu'il faut croire et pratiquer pour lui plaire, il nous donne son
Église pour nous aider à le savoir de façon
certaine. [...] Plus nous pensons avec l'Église, plus nous
sommes assurés de penser juste.
Malheureusement, comme
l'Église est un mystère aussi mal compris que celui de la
souffrance, qu'y a-t-il d'étonnant à ce qu'on la rejette
comme son Fondateur ! Et puisqu'il l'a faite dépositaire,
promotrice et gardienne de la vraie foi, il s'ensuit que toute rupture
avec l'Église ou tout éloignement de sa pensée
entraîne une détérioration plus ou moins
prononcée de la foi. [...]
Ne
comprenant pas que l'Église est une institution divine,
c'est-à-dire une réalité d'ordre surnaturel voulue
par le Seigneur, beaucoup s'en font une image à leur mesure, n'y
voyant qu'une construction humaine modifiable à leur guise.
[...] Une fois admis ce faux concept, on peut s'attendre à tous
les bouleversements doctrinaux, liturgiques, éthiques et
sociaux. [...]
Le sens de la foi, Dieu l'accorde à tous
ceux qui le lui demandent et se laissent amener à «
l'obéissance de la foi ».
~oOo~
J'ai lu, j'ai
aimé
Un
Rêve pour la vie
« La
reconnaissance de ce grand médecin canadien [...] se
veut un hommage à tous les médecins qui travaillent dans
d'obscurs coins du monde, souvent anonymes et oubliés par ceux
qui sont confortablement installés dans nos pays riches
» écrivait, en 1987, l'Association médicale
canadienne, au moment où le Dr Teasdale recevait le prix F.N.G.
Starr.
Quand
j'ai ouvert le volume Un rêve pour la vie 1,
je ne connaissais rien de Lucille Teasdale, sinon que cette
chirurgienne québécoise avait contracté le sida
dans l'exercice de sa profession et en était
décédée. Entreprenant la lecture de ce bouquin de
quelque 400 pages, j'ai été conquise d'emblée par
la préface signée Piero Corti (époux de Lucille
Teasdale). Il y affirme sans ambages que les faits relatés par
l'auteur2 sont véridiques, et
les documents cités, authentiques, comme le sont aussi les
dialogues rapportés. De quoi me rassurer sur l'exactitude et la juste
interprétation des faits ! Si monsieur Corti a consenti à
la publication de cette oeuvre, c'est afin de faire
connaître Lucille ainsi que leurs nombreux collaborateurs (dont la plupart sont
des africains). Par le fait même, nous découvrons aussi
l'hôpital moderne qu'il a instauré à Gulu, et
qui fonctionne toujours, grâce à la fondation qu'il a mise
sur pied. [...]
1
Un rêve pour la vie, Michel Arseneault, Libre
Expression, Montréal 1997.
2
Michel Arseneault a interviewé le couple à
plusieurs reprises et a eu accès à leurs archives
privées.
~oOo~
Vers
la trentaine, Nathalie risque une réorientation professionnelle
audacieuse. Nous lui avons demandé ce qui avait pu motiver un
tel choix de carrière, et comment elle envisage cette nouvelle
mission au service du public.
Un bon
préalable !
Après avoir
oeuvré
dix ans auprès des jeunes, travail qu'elle aimait beaucoup et
qu'elle
poursuit encore pour répondre à des demandes ponctuelles
du Centre
Jeunesse Batshaw, Nathalie fait le saut et devient
policière.
La
formation reçue en éducation spécialisée
m'aide grandement à faire face
aux diverses exigences de mon travail. Par exemple, j'y ai acquis une
capacité de communiquer avec les personnes qui m'est
précieuse pour
bien saisir et résoudre les problèmes auxquels nous, les
agents de
police, sommes confrontés chaque jour. [...]
Nos policiers
assurent la protection du public 24 heures sur 24 et répondent
à toutes
sortes d'appels à l'aide, très souvent au risque de leur
vie ! [...] Un
jour, j'ai eu à répondre à un signalement pour
violence conjugale. Il
eut été simple de m'en tenir à la lettre de mon
travail et d'arrêter
tout bonnement cet homme. En prenant le temps de m'asseoir et
d'échanger avec lui, son épouse et ses enfants, j'ai vu
que j'avais
affaire à un chômeur déprimé qui avait
menacé sa femme, mais sans
jamais la violenter. Il avait surtout besoin d'aide pour sortir de son
impasse. Je l'ai d'abord référé à une
connaissance qui pouvait
l'employer temporairement.
Au Noël suivant, à titre
personnel cette fois, j'ai rendu visite à cette famille, en
compagnie
de ma mère. Nous apportions un beau panier de Noël avec
victuailles et
cadeaux pour tous. Un an après, j'ai su que cet homme avait
retrouvé
son aplomb : il avait un emploi et la famille était
déménagée dans un
nouvel appartement...
À mes yeux,
une intervention est réussie
lorsque le public est protégé, et que les individus
secourus ou
interceptés, quels qu'ils soient - jeunes arrêtés
pour vol qualifié, «
pushers », ou contrevenants de tout acabit - ont, grâce
à l'aide
apportée, une chance de se reprendre et de réajuster leur
comportement... dans le respect de la justice, bien entendu ! [...]
Le
plus difficile à vivre, dans cette profession c'est d'être
détestés à
priori, de ne pas être aimés ou appréciés
dans le travail et les
services exigeants que nous rendons à la population. Cette
souffrance,
en plus des quarts de travail à assumer en rotation de jour, de
soir
puis de nuit, et de la confrontation habituelle à des situations
stressantes, explique en bonne partie les burn-out de plusieurs
collègues. [...] |
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Une
femme menace de se jeter au bas de la terrasse de l'Oratoire
Saint-Joseph. Elle est assise sur le rebord de la terrasse, de l'autre
côté de la clôture, ne se retenant que d'un seul
bras, les jambes dans
le vide. Elle ne cesse de crier et risque de tomber à tout
moment.
Sans
hésitation et au péril de sa vie, l'agente Hervieux passe
par-dessus la
clôture et en se tenant, d'un seul bras, agrippe la femme par son
autre
bras pour la retenir et lui éviter une chute mortelle d'environ
vingt
mètres. Elle demeure dans cette position environ deux minutes,
alors
que la désespérée ne cesse de se débattre,
ne voulant pas être sauvée.
Par la suite, ses collègues la rejoignent pour l'aider à
traverser la
femme du bon côté de la clôture.
Album-souvenir 2006
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~oOo~
Nos
pères dans la foi
Saint Augustin
Avec
l'ardeur de sa jeunesse, Augustin se lance très tôt dans
l'assouvissement de ses désirs, pensant qu'en comblant ses sens
il satisfera pleinement son âme. Il « réussit
» dans la vie, mais ne parvient pas à être heureux.
Philosophe familier de la dialectique bien avant de devenir croyant,
Augustin cherche Dieu. Lui-même écrira : Tu
nous as faits pour Toi, et notre coeur est sans repos, tant qu'il ne
repose en Toi (Confessions, chap. 1).
C'est peut-être ce qui explique la coloration
particulièrement originale de ses écrits. Longtemps, il
cherche Dieu, mais au mauvais endroit. Sa conversion, advenue à
l'âge approximatif de 46 ans, le livre au Seigneur. Il met alors
ses talents au service de Dieu et de l'Église. [...]
Yves RACICOT
Tout mon désir est
devant toi...
(Ps 37, 10)
... Si
tu ne veux pas cesser de prier, ne cesse pas de désirer.
Ton désir
continuel sera comme un appel ininterrompu.
Et si tu cesses d'aimer, tu
tomberas dans le mutisme...
Le mutisme du coeur, c'est le
refroidissement de la charité ;
le cri du coeur, c'est la flamme de la
charité.
Si ta charité demeure toujours, tu cries sans arrêt ;
si tu
cries sans arrêt, tu désires sans cesse ;
si tu désires, tu te
souviens du céleste repos,
et il importe que tu comprennes
devant qui
s'élève le soupir de ton coeur.
Considère maintenant quelle
sorte de désir
nous devons exposer devant le regard de Dieu.
Serait-ce
de voir mourir notre ennemi,
désir qui paraît juste aux yeux des hommes
?
Effectivement, nous demandons parfois
ce qu'il ne faudrait pas
demander...
Que ceux qui demandent la mort de leur ennemi,
écoutent le
Seigneur qui leur dit :
Priez pour vos ennemis (Mt 5, 44 et Lc 6, 27).
Qu'ils ne prient donc pas pour que leurs ennemis meurent,
mais bien
pour qu'ils se corrigent ;
et leurs ennemis seront morts, puisque,
corrigés,
ils ne seront plus ennemis...
(Saint Augustin d'Hippone, Commentaire
du
psaume 37) |
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