Signes






vol. 41, no 4
juillet - septembre 2006



 
 
En route vers la sainteté, la petite prière
 

Seigneur Jésus, apprends-moi à tout faire avec calme, avec soin, avec joie, par amour, en union avec Marie, ta Mère et la mienne. Il n'est pas étonnant qu'une prière si simple et si courte ait été inspirée au Père Brien, lui qui portait dans son coeur de pasteur le désir de mettre la sainteté à la portée de tout le monde ! Justement, cette modeste prière veut nous aider à vivre notre quotidien en présence de Dieu ; elle nous introduit progressivement à la vie en Dieu. [...]

[Les] saints, ce ne sont pas des gens qui ont toujours leurs yeux levés vers le ciel. Non, ce sont des personnes qui ont les pieds à terre, mais qui découvrent la dimension spirituelle du quotidien, par exemple, dans les enfants qui pleurent, les calorifères qui coulent, le grille-pain qui ne fonctionne pas, et qui sont capables de tout envisager avec sérénité. Des gens qui en viennent à aimer tous les autres, à les accepter comme ils sont, à les attendre, sans prétendre les changer. [...]
 
Le Père Brien revient sans cesse à l'amour, l'amour du Seigneur et l'amour des autres : Nous devons tous ressembler à Dieu, qui n'est qu'amour, tendresse, miséricorde. Il faut, comme le bon Dieu, aimer jusqu'à donner sa vie. [...] C'est à cette vocation d'amour que nous sommes appelés ; à cette tâche d'aimer que nous devons nous attacher.
 
Et comme nous sommes faits à l'image de Dieu, c'est-à-dire que nous sommes censés être amour et que nous devons témoigner de l'amour, il nous faut être tout à l'amour et rien qu'à l'amour. Ce n'est pas peu dire. [...]
 
 
Chemin de maîtrise de soi


Quant à moi, si je suis plus unie [au Seigneur et à sa Mère], je retiendrai des premiers mouvements habituellement regrettables, je freinerai à leur source des paroles et des gestes impulsifs qui m'éloignent de l'esprit de l'Évangile, j'apaiserai en moi des besoins de me plaindre ou d'attirer l'attention inutilement.

De même, je développerai de bons réflexes comme : prendre quelques instants, avant d'agir, pour discerner ce que l'Esprit me souffle au coeur ; accepter avec joie de rendre un service plutôt que vivre égoïstement une activité plus futile ; opter humblement pour une vie équilibrée afin d'intégrer plus fidèlement la prière dans ma vie ; choisir ce qui me libère vraiment au lieu de laisser gagner en moi mes goûts et mes caprices, etc. [...]
 
Nous devons donc consentir à nous appuyer sur le Seigneur et sa grâce, renoncer à nous débrouiller tout seuls et à nous glorifier de nos victoires. [...] Notre monde, en dépit de sa course effrénée vers le savoir, l'avoir, le pouvoir et le paraître, demeure un grand malade, atrocement assoiffé d'amour et de vérité. [...] Quant à nous, qu'est-ce qui nous empêche de nous rendre bien attentifs à l'Esprit Saint qui, continuellement, nous fait signe pour nous rejoindre au coeur de nos vies ?
 
 
Isabelle VENNE 
(L'article complet est dans la revue Signes, vol. 41, no 4)
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La vie et la pensée de Jean-Paul II
 

Connaissant son attrait pour la lecture et sachant qu'elle avait été touchée par un film sur Jean-Paul II, nous avons demandé à Danielle de lire pour Signes une biographie de ce grand Pape. Elle nous livre ici ses impressions. Puisse un grand nombre de lecteurs puiser dans son article le goût de se ressourcer aux écrits de ce géant de la foi, de l'espérance et de l'amour ! N.D.L.R.
 

[...] Voulant en savoir plus, j'ai décidé de lire Jean-Paul II, témoin de l'espérance, de George Weigel. [...] Comme bien d'autres, j'ai toujours pensé que Jean-Paul II avait très peu d'impact sur ma vie de tous les jours. Je l'avoue, je m'expliquais mal la fascination qu'il suscitait et l'amour manifesté par tant de gens à son endroit. Pour ma part, c'est à peine si j'avais suivi les cérémonies, lors de sa visite à Montréal. Depuis la lecture de ce livre, non seulement j'approuve ces gens, mais j'ai aussi finalement compris sa doctrine (donc celle de l'Église) sur la famille, la contraception, l'ordination des femmes, et une foule d'autres sujets controversés.
 
Quel dommage que les médias l'aient surtout montré comme un pape conservateur manquant d'ouverture à la vie moderne, alors qu'au contraire, sa vision de la dignité humaine était une réponse pleine d'espoir à tant de problèmes. Problèmes que notre société moderne ne réussit... qu'à aggraver ! Il faut l'affirmer : Jean-Paul II n'était pas un conservateur, mais un visionnaire. Il a vu l'immense potentiel de l'être humain et sa capacité à vaincre le mal. La chute des régimes totalitaires le prouve d'une manière éloquente. [...]
 

Danielle POIRIER
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L'amour inconditionnel
 

« Dieu est amour »... Saint Jean, dans sa première lettre (1 Jn 4, 16), exprime ainsi clairement le centre de la foi chrétienne. La rencontre avec Jésus oriente notre vie de façon décisive, et l'incline vers Dieu et aussi vers le prochain. « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme et de toute ta force. Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Mc 12, 29-31). Pour approfondir notre réflexion à ce sujet, nous avons tiré quelques extraits de l'Encyclique récente de notre Saint-Père Benoît XVI.


Amour : un terme, trois mots...

Trois mots grecs servent à définir l'amour (eros, philia et agapè). Alors que dans les écrits de la Grèce antique, l'emphase était surtout mise sur l'amour « eros », caractérisé par les pulsions physiques, le Nouveau Testament, lui, privilégie davantage le terme « agapè ». [...]
 
L'Ancien Testament [...] n'a en rien refusé l'eros comme tel, mais il a déclaré la guerre à sa déformation destructrice, puisque la fausse divinisation de l'eros, le prive de sa dignité, le déshumanise. C'est pourquoi l'eros ivre et indiscipliné n'est pas montée, « extase » vers le Divin, mais chute, dégradation de l'homme. Il devient ainsi évident que l'eros a besoin de discipline, de purification, pour donner à l'homme non pas le plaisir d'un instant, mais un certain avant-goût du sommet de l'existence, de la béatitude vers laquelle tend tout notre être.
 
La foi chrétienne a toujours considéré l'homme comme un être un et duel, dans lequel esprit et matière s'interpénètrent l'un l'autre et font ainsi tous deux l'expérience d'une nouvelle noblesse. L'amour devient maintenant soin de l'autre et pour l'autre. Il ne se cherche plus lui-même, il cherche au contraire le bien de l'être aimé : il devient renoncement, il est prêt au sacrifice, il le recherche même. « Qui cherchera à conserver sa vie la perdra. Et qui la perdra la sauvegardera » (Lc 17, 33). Jésus décrit ainsi son chemin personnel, qui le conduit par la croix jusqu'à la résurrection ; c'est le chemin du grain de blé tombé en terre qui meurt et qui porte ainsi beaucoup de fruit.


Complémentarité d'eros et agapè


C'est dans une unité ordonnée de l'amour eros et agapè que nous sommes appelés, de façon à vivre en plénitude la véritable nature de l'amour, tel que voulu par Dieu pour nous.
 
Même si, initialement, l'eros est surtout sensuel, [...] lorsqu'il s'approche ensuite de l'autre, il se posera toujours moins de questions sur lui-même, il cherchera toujours plus le bonheur de l'autre, il se préoccupera toujours plus de l'autre, il se donnera et il désirera « être pour » l'autre. C'est ainsi que le moment de l'agapè s'insère en lui ; sinon l'eros déchoit et perd aussi sa nature même. D'autre part, l'homme ne peut pas non plus vivre exclusivement dans l'amour oblatif. Il ne peut pas toujours seulement donner, il doit aussi recevoir. Celui qui veut donner de l'amour doit lui aussi le recevoir comme un don. L'homme peut assurément, comme nous le dit le Seigneur, devenir source d'où sortent des fleuves d'eau vive (cf. Jn 7, 37-38). Mais pour devenir une telle source, il doit lui-même boire toujours à nouveau à la source première et originaire qui est Jésus Christ, du coeur transpercé duquel jaillit l'amour de Dieu (cf. Jn 19, 34). [...]

 
Denis GALIPEAU
(L'article complet est dans la revue Signes, vol. 41, no 4)
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La vie consacrée, un projet d'amour à connaître !
 

Depuis trois ans, le Centre Leunis offre une série de rencontres sur la vie consacrée aux jeunes qui cherchent le sens de leur vie ou désirent mieux connaître les voies d'engagement possibles aujourd'hui. Six soirées, une récollection et une journée fraternelle permettent une expérience de vie enrichissante. En plus d'aborder les conseils évangéliques, on y découvre la beauté du projet d'amour de Dieu et de chaque vocation (sacerdoce, vie consacrée ou religieuse, mariage), ainsi qu'un ensemble d'outils et de moyens favorables à l'éveil et au discernement de sa vocation.
 
 
Marcelle : Comment cela se fera-t-il ?

La série vocationnelle a donné à Marcelle (infirmière spécialisée en soins palliatifs) une vision plus dynamique de la vie consacrée et des divers états de vie. Au départ, j'éprouvais perplexité et inquiétudes concernant ma vocation et ma manière de suivre Jésus. Je lui demandais : Quel chemin veux-tu que je prenne, Seigneur ? Comment arriver à y voir plus clair ?
 

Le fait de considérer l'appel de la Vierge Marie fut très apaisant pour moi. Son « comment cela se fera-t-il ? » rejoignait le mien et sa disposition de confiance : « Je suis la servante du Seigneur », m'indiquait doucement la façon de poursuivre sereinement ma route.
 
À la suite de la série vocationnelle, une conviction s'enracine dans le coeur de Marcelle : Je ne peux pas vivre ma foi seule ; j'ai besoin de soutien spirituel. Cette évidence l'amène à adopter des attitudes nouvelles et à faire des choix qui ont beaucoup d'impact sur la stabilité et la croissance de sa foi :
 
Prendre du temps pour une récollection mensuelle m'aide à croître et à adhérer en profondeur aux exigences de ma vie de foi. Par exemple, j'apprends à veiller sur mon horaire pour assurer une vie équilibrée ; à donner à mon corps « temple de l'Esprit » le repos et la détente dont il a besoin pour mieux servir. Quant à mes engagements, j'ai davantage ciblé ce qui pouvait unifier ma vie. [...]


Zoé : Dépasser la peur

Lorsqu'elle entreprend la série vocationnelle, Zoé a 26 ans. Par des récollections et les Exercices spirituels de saint Ignace, le Seigneur m'a peu à peu apprivoisée à l'idée que le mariage n'était pas la seule vocation. Avec son aide, je suis passée de la crainte qu'il m'invite à y renoncer au désir sincère de disposer mon coeur à entendre Son appel pour m'ouvrir à ce qu'Il voudra.
 
Depuis qu'elle n'a plus peur d'être appelée, Zoé se sent libre ! La question étant ouverte, elle peut coopérer avec l'Esprit Saint qui travaille délicatement et sans rien brusquer ! Je poursuis mon cheminement en notant les lumières qui me viennent. [...] Souvent, je renouvelle mon offrande au Seigneur, entre autres, à la messe dominicale, temps fort pour moi de retrouvailles avec Dieu. Ce que j'ai goûté lors de cette série m'habite encore. [...]
 

Diane CHAGNON
(L'article complet est dans la
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AMDG : passer de l'orgueil à l'humilité
 

L'an dernier, un journaliste interrogeait un adolescent d'une quinzaine d'années : « Que veux-tu faire, plus tard ? » - « Je veux être célèbre. » - « Dans quel domaine : la musique, le sport, le théâtre, le cinéma ? » - « Ça n'a pas d'importance. Je veux seulement être quelqu'un qu'on reconnaît dans la rue. » Assez révélateur de notre culture occidentale : une vie réussie est caractérisée par la célébrité. L'engouement pour les stars de tout acabit n'est pas sans trahir une recherche, largement généralisée, de gloire. Qu'en aurait dit saint Ignace ?


Ignace, un chevalier en quête d'exploits

Jeune homme très tôt immergé dans un milieu mondain, Ignace y apprend le métier des armes et l'art de courtiser. Devenu adulte, il se met au service de grands et se donne corps et âme au service de son souverain. Il rêve de conquêtes et sa hardiesse lui vaut en effet des victoires. Ses assiduités auprès des dames lui occasionnent des soucis, car des pères ou les maris ne lui pardonnent guère ce que son charme lui obtient, si bien qu'il en est réduit à solliciter auprès du roi de Navarre la permission de porter constamment une arme afin de protéger sa vie.
 
Lorsqu'un boulet de canon vient interrompre le cours glorieux de son existence, en lui fracassant une jambe, il n'entend pas perdre la face. Pas plus qu'il ne l'avait fait au siège de Pampelune devant une armée bien plus nombreuse que la sienne, il ne va capituler cette fois devant la souffrance. Il subit, à froid, la torture d'une chirurgie relevant davantage de la boucherie que de la médecine. [...]


Pour la « plus grande » gloire de Dieu

Pour la plus grande gloire de Dieu, voilà le leitmotiv d'Ignace de Loyola. Il en portait la préoccupation à un point tel qu'il en fit la devise de la Compagnie de Jésus. C'est le sens du AMDG que l'on retrouve encore à l'orée des écrits de certains jésuites. Cette brève formule contient une richesse de sens que je n'ai pu qu'effleurer ici. Elle révèle la motivation profonde de chaque geste, parole et renoncement des fils d'Ignace, quels que soit leur pays d'origine, leur langue, leur culture ou leur époque. C'est elle qui soutenait un François Xavier et un Pierre Favre dans leurs épuisantes courses apostoliques, c'est elle qui habitait le coeur d'un Jean de Brébeuf et d'un Isaac Jogues, retournant chez les Iroquois malgré le risque d'y mourir martyrs, c'est elle qui soutenait un Père Pro dans son dévouement clandestin, et c'est elle qui suscite, encore aujourd'hui, le zèle et le dévouement d'une multitude de personnes.
 
Puissions-nous tous obtenir un immense désir de procurer la plus grande gloire de Dieu !
 

Diane POIRIER
(L'article complet est dans la revue Signes, vol. 41, no 4)
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Pour l'amour des enfants !
   

Mère de trois filles et grand-maman, Diane Racicot vit depuis 20 ans, au rythme des tout-petits, de jour comme de nuit. Elle est puéricultrice et fait du service privé, par choix, par goût, par amour. Au cours des années, elle a dépanné, conseillé et soutenu des centaines de nouveaux parents. Aujourd'hui, non seulement ne pense-t-elle pas à la retraite, mais elle a fondé bébé-conseil, une ressource offerte aux mamans durant le premier mois de leur nouveau-né. Signes l'a rencontrée.
 

[...] Tous les jours, je m'occupe de deux jumeaux de six mois dans une famille. Le soir et la fin de semaine, j'aide des nouvelles mamans à bien vivre le premier mois de leur nourrisson. [...] C'est mon rôle d'aider les mamans à écouter la petite voix intérieure qui leur souffle quoi faire. Quand elles parviennent à s'y fier, tout va bien. Je m'en réjouis comme d'une victoire personnelle ! [...]
 
Voici certains des points que je dois souvent rappeler :
  • Il n'y a aucun risque de gâter un nouveau-né. C'est pourquoi on ne doit pas hésiter à le prendre, à le câliner, à lui donner beaucoup d'affection. Il a besoin de chaleur et de tendresse pour se sentir en sécurité. Plus il est touché, stimulé, plus il va se développer normalement et faire confiance aux adultes.
  • L'enfant sera ce que l'on fera de lui. C'est un grand vase sans fond, il devient ce que l'on met dedans. C'est pourquoi il importe de l'entourer d'amour.
  • Ce n'est pas au bébé de s'ajuster à ses parents mais aux parents de s'adapter au rythme et aux besoins de leur bébé.
  • Un nourrisson boit aux trois ou quatre heures, mais pas un bébé. Quand un enfant d'environ 12 livres a bien mangé le jour, il n'a pas besoin d'un biberon pendant la nuit. [...]
  • On ne réveille pas un bébé pour le montrer à des amis. En respectant les besoins d'un bébé on se rend la vie plus facile. À partir de trois mois, on peut l'amener tout doucement à « faire ses nuits ». [...]

Extrait de son témoignage personnel :

J'étais comblée et heureuse. Un jour, Maurice apprend qu'il a un cancer au cerveau. [...]
 
« Les bébés sont de petites éponges sensorielles. L'enfant sera ce que tu feras de lui.  C'est un grand vase sans fond, il est ce que tu mets dedans. »
    Je tenais à ce [que mes filles] sachent la vérité et qu'elles comprennent ce qui allait se passer. Maurice ne voyait pas comment on pouvait annoncer une telle chose à des enfants. [...]
 
Les enfants ont été absolument sereines durant la maladie de Maurice. C'est pourquoi j'affirme qu'il est bon d'apprendre aux enfants que la mort fait partie de la vie. Mes filles ont côtoyé très jeunes la maladie et la mort. Cela peut être formateur quand on l'aborde bien. Il faut les rassurer et leur expliquer qu'après la mort, ce n'est pas fini. La vie continue, c'est cela qui est beau ! [...]
 
Après le décès de Maurice, nous sommes reparties à neuf. J'ai loué un appartement et j'ai travaillé dur. [... Malgré tout], nous avons été heureuses. J'ai soigné l'essentiel : l'attention à chacune, la confiance, le respect, le dialogue, l'amour surtout. Mes filles n'ont jamais douté de mon amour car je ne me suis jamais privée de leur dire : Je t'aime. Je le fais encore. [...]
 
Même durant l'adolescence, nous parlions facilement de tous les sujets, y compris de la sexualité. Devant leurs revendications, je m'assoyais avec elles et leur expliquais mon point de vue. Mais j'essayais vraiment de me mettre à leur place et je prenais le temps de les écouter et de réfléchir à leurs demandes. Quelle joie pour moi de constater qu'elles éduquent leurs propres enfants comme elles l'ont été !
 
Puis, durant leurs études post-secondaires, j'ai repris le service privé à plein temps. Je vivais dans une famille du dimanche soir au vendredi soir pour m'occuper d'un bébé. La fin de semaine nous rassemblait : nous cuisinions ensemble. J'ai profité de cette période pour les former à la gestion financière. Comme j'étais en dehors de la maison toute la semaine, je ne pouvais aller à la banque. Chaque année, une d'entre elles était responsable des finances de la famille. [...]
 

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L'excellence... à tout prix ?
 

L'excellence, puissante motivation ! Elle donne la force de sacrifier bien des choses pour atteindre ses objectifs, elle pousse à aller toujours plus loin, à ne pas s'écouter, à canaliser toutes ses énergies. Elle oblige à faire des choix et elle apporte nécessairement une certaine maturité. Mais faut-il la poursuivre à n'importe quel prix ?
 

En créant l'homme et la femme, Dieu leur a donné un potentiel immense, des capacités physiques, psychologiques, intellectuelles et morales remarquables afin qu'ils les développent. Il a aussi caché en eux une soif d'infini, un attrait pour la beauté, la grandeur, la vérité, la bonté. En fait, il s'agit là du désir de Dieu lui-même qui, seul, peut combler le coeur humain : Tu nous as faits pour toi... et notre coeur est sans repos, tant qu'il ne repose en toi, avouait saint Augustin.
 
Cependant, si la recherche de l'excellence prend sa source dans cet attrait vers le haut, déposé en nous par le Créateur, le risque qu'elle dévie ou se pervertisse reste bien présent. En effet, lorsqu'elle se transforme en désir d'efficacité, en pure satisfaction de soi, en quête de gloire ou en performance poussée à l'extrême, l'excellence devient une idole. Alors, elle n'est plus principe d'épanouissement mais d'esclavage. Toutefois, comment savoir que l'on a atteint une limite à ne pas dépasser ? Où trouver le courage d'arrêter une ascension lorsque l'on sent que c'est assez ? [...]
 

Diane POIRIER
(Suite de cet article dans la revue Signes, vol. 41, no 4)
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Le sens des vacances
 

En plus de nous détendre, les vacances peuvent devenir une occasion de croissance, c'est pourquoi le Père Brien a donné, en 1990, un exposé sur le sujet aux membres de la Famille Mater Christi. En faisant les applications à notre situation personnelle, nous y trouverons matière à réflexion pour nos propres vacances. [...]


Temps de repos...

[...] Les vacances sont essentiellement un temps de repos où nous interrompons nos études et nos travaux habituels pour permettre à nos esprits et à nos corps de refaire le plein en vue d'un meilleur service du Seigneur. Envisagées dans cet esprit, les vacances sont incompatibles avec le surmenage, qui d'ailleurs n'a sa place en aucun temps de l'année.
 
Pas plus que d'efforts épuisants, les vacances ne sauraient être une occasion de relâchement ou de laisser-aller. Le seul fait d'être en vacances ne peut pas non plus légitimer des voyages ou des divertissements mondains et coûteux, voire des pertes de temps en émissions, lectures et conversations futiles. Encore moins peut-on s'y permettre des abus, tels des excès de table, des expositions prolongées au soleil, des baignades démesurées, des sports excédants, des manques de sommeil. En tout temps et en tous lieux garde sa pleine valeur la règle si sage de la juste mesure. [...]


Et de ressourcement

Est-il besoin d'ajouter qu'il n'y a point de vacances pour l'âme, sans la vigilance et l'énergie de laquelle tant le corps que l'esprit ne peuvent que dépérir. Aussi n'est-il pas question de vacances pour la prière, la charité et les autres vertus qui assurent à l'âme sa qualité et sa force. Toujours les vacances les plus bienfaisantes resteront celles où l'on aura su faire le plein spirituel. S'il est un temps providentiel pour apprendre à vivre, c'est celui des vacances, alors que rien ne nous presse et que diminuent les contraintes. Quelle meilleure occasion pourrions-nous trouver pour accroître et diversifier notre culture, en lui donnant toutes ses dimensions : historique, littéraire, artistique et sociale, voire philosophique, théologique et spirituelle. [...]


Temps de fraternisation...

Sans doute est-il permis d'utiliser ses vacances pour remettre à flot [...] correspondance et lectures en retard, mais encore faut-il veiller à ne jamais s'imposer de programme si chargé qu'en soit empêchée toute détente personnelle et compromise la gratuité dans les rapports avec autrui. En effet, quel temps plus propice que les vacances pour resserrer nos liens fraternels, familiaux ou sociaux ? [...]
 
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Femme pour donner
  

Avec six enfants, ses neuf petits-enfants et quatre arrière - petits - enfants, Jeannette a gardé un coeur jeune malgré ses 88 ans. Très active en dépit des aléas de sa santé, elle se dévoue pour aider tous ceux que Dieu met sur sa route. Francine Tremblay-Lalonde nous la présente dans un article dont paraît maintenant la première partie. N.D.L.R.
 
 
Une famille inspirante

Jeannette est l'aînée de quatre enfants. Éduquée dans une famille chrétienne, elle est témoin d'une foi vécue au quotidien : Maman se dévouait pour ses frères et soeurs comme pour ses voisins. [...] Nous nous retrouvions facilement 50 enfants à jouer dans la cour : hockey, jeux de balle, spectacles de tout genre... L'été, maman organisait souvent des pique-niques. Elle invitait nos amis et nous amenait tous au parc Marguerite-Bourgeois pour barboter dans l'eau, observer les oiseaux et les papillons, etc. Que de joies ont ponctué mon enfance ! Jamais de disputes entre les quatre frères et soeurs ; quel exploit ! Dans cette famille, partage et amitiés étaient de mise.


Une belle histoire d'amour

Professionnellement engagée au sein d'un grand bureau d'avocats, Jeannette a 25 ans lorsqu'elle rencontre Louis. Commence alors une bien belle histoire d'amour, dont les protagonistes eux-mêmes ont été les premiers étonnés ! Pourquoi ? À cette époque (comme aujourd'hui) plusieurs jeunes adultes ne s'intéressent pas au mariage. Jeannette est heureuse de sa vie sociale et a un groupe d'amis. C'est pourquoi le couple cesse de se voir après quelques semaines. Pourtant, l'absence ne fait qu'exacerber leur amour, si bien qu'ils reprennent les fréquentations. Les réticences de Jeannette fondent et Louis et elle se marient un an plus tard. Fonder un foyer devient vite l'objectif du couple et Jeannette reste volontiers à la maison pour s'occuper de sa petite famille.


Une épreuve éclairante

Soudain la maladie (un début de tuberculose) l'oblige à s'éloigner de sa famille. Durant son hospitalisation, elle prend conscience qu'elle est choyée : elle peut se faire soigner en toute tranquillité pendant que sa mère s'occupe de ses enfants et elle n'a pas les soucis d'argent de plusieurs mamans hospitalisées avec elle. [...]
  

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Je suis embourbé dans mes papiers !
  

Tout est pêle-mêle dans mes papiers ; je ne retrouve rien. Un vrai capharnaüm ! Combien de fois n'avons-nous pas entendu des expressions de ce genre. Voici quelques conseils pour remédier à cette situation. [...]
  • La première étape : trouver un espace pour mettre un classeur. [...] Sinon, je déniche de belles boîtes de rangement. [...]
  • Je dois choisir une méthode de classement adaptée à mon tempérament et à ma situation. [...] Pourquoi ne pas demander de l'aide pour identifier la forme de classement (très simple) qui me conviendra vraiment ? [...]
  • Si mes documents sont dans un complet désordre [...] il suffit de fixer un ou des moments précis pour tout mettre à jour, seul ou avec des amis. [...]
  • Si je persévère dans ce travail, j'en viendrai à bout dans un temps raisonnable. [...]
  • Si je suis discipliné et bien organisé, quelques minutes régulièrement suffiront pour garder mes dossiers en ordre. [...]
  • Il me faudra faire le deuil de ma manière actuelle d'agir, qui révèle peut-être mon petit côté bohème, pour m'astreindre à un minimum de discipline.
  • Si je veux réussir à classer, je dois être bien motivé et très décidé. [...]
Quand mes effets sont bien ordonnés tant dans mes tiroirs et mes armoires que dans mes classeurs, mon esprit se désencombre et mon coeur est disposé au recueillement. J'en retire alors détente, calme et paix. N'est-ce pas un bon placement de temps et d'énergie ?
 
 
Monique VIAU 
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