qui s'est
déroulé
dans le cadre des fêtes du 400e anniversaire de fondation de la ville de Québec. Dix des 71 membres de la Famille Mater Christi ayant participé au Congrès
eucharistique international témoignent :
Spectaculaire ! La cérémonie d'ouverture, c'était la découverte, ce qui allait donner le ton aux activités de la semaine. J'avoue qu'au départ je voyais les discours des invités d'honneur comme un mal nécessaire. J'avais trop hâte d'entrer dans le vif du sujet. Pourtant, la présence des politiciens donnait une dimension publique à l'événement, une dimension de témoignage. Et leurs interventions étaient pertinentes, particulièrement celle du secrétaire d'État du Canada au multiculturalisme, Jason Kenny, qui a évoqué nos racines chrétiennes. Cela m'a touchée et, à en juger par la réaction de la foule, je ne suis pas la seule. Ça m'a fait chaud au coeur que ce soit dit devant des représentants d'une soixantaine de pays. C'était comme le dire au monde entier. Puis, enfin, l'ouverture comme telle a commencé. Spectaculaire, elle faisait le lien avec le 400e de Québec et, encore une fois, avec nos racines chrétiennes. Le Colisée Pepsi (quel nom !), qui me paraissait froid et déprimant, prenait vie. J'irais jusqu'à dire que le Congrès eucharistique lui donnait une âme. Cétait un moment intense de vie en Église, de célébration de l'universalité de la foi en la présence de Jésus. L'art et la beauté étaient au service de la liturgie, comme le recommandait Benoît XVI dans L'Eucharistie, source et sommet de la vie et de la mission de l'Église. J'ai pensé à la générosité, à la foi et à l'engagement de toutes les personnes qui ont préparé l'événement avec l'aide d'une armée de bénévoles. Si on mettait autant de soin à se préparer à chaque Eucharistie, qui sait ce que cela pourrait apporter au monde ? L'Adoration eucharistique était aussi au coeur du Congrès. On nous offrait la possibilité de prière commune ou d’une adoration personnelle prolongée devant le Saint-Sacrement exposé à notre choix sur deux sites de la Cité Eucharistique et en six autres endroits dans la ville de Québec. Avec deux autres membres de Fraternités j'ai accepté de préparer et d'animer une heure d’adoration à la chapelle de la Maison de Mère Mallet. Dans cette chapelle vieille de 120 ans, j’ai goûté particulièrement qu’adorer le Christ au Saint-Sacrement, c'est louer notre Seigneur. J’ai mieux compris que les adorateurs en esprit et en vérité qu'attend le Christ, c'est MOI et les personnes présentes toutes recueillies. Nous sommes des âmes qui nous livrons totalement à son mouvement d’adoration, c’est un vrai cœur à cœur, et nous entrons dans son intimité. J’ai répété l’expérience sur les deux sites d’adoration de la Cité Eucharistique dans une adoration personnelle. J’étais toute remuée de l’intérieur. Le CEI fut pour moi un cadeau, avec ses catéchèses, ses témoignages, ses Eucharisties et les échanges avec plusieurs délégués pèlerins. Le tout constitue un trésor à conserver. Francine TREMBLAY Fraternité Notre-Dame-de-l'Annonciation, Verdun
Mon « meilleur » Ce qui m'a le plus interpellé au Congrès eucharistique
c'est le témoignage de M. José H. Prado Flores. C'est
avec des exemples concrets qu'il m'a rejoint, moi qui suis visuel : une
cannette de Coke diète - notre vie chrétienne manque peut-être de
calories ; un steak congelé - dur et indigeste comme peut l'être
notre façon de transmettre notre foi ; une télécommande et une
carte routière - Dieu ne se laisse pas manipuler ; des ballounes - les
attacher ou laisser aller le souffle de l'Esprit ? Marcel TARDIF Fraternité Marie-Mère-de-l'Église, Rosemont Cardinal, merci ! Un après-midi où notre groupe de jeunes assurait le service de l'accueil à l’Espace jeunesse,
j’ai eu droit à une délicatesse de Dieu. En toute fin de journée, alors
que la fatigue se faisait sentir, arrive devant l’entrée où j’étais
postée une personne que je ne pouvais pas bien distinguer à cause du
contre-jour. Je m’approche, tout sourire, et voilà que je me retrouve
nez à nez avec l’hôte de ce magnifique Congrès :
le Cardinal Marc Ouellet ! J’éprouve une grande admiration pour
cet homme qui n’a pas peur d’être un véritable témoin du Christ. Depuis
le début, dans le Colisée, je le regardais sur les écrans géants et je me disais : j’aimerais tant pouvoir le remercier !
Eh bien, le Seigneur a répondu à ma demande tout simplement. Je n’ai
rien eu à faire, j’étais en service et il le fit venir à moi ! Dans
toute ma spontanéité, je lui parlais comme à un ami, en lui arrachant
presque la main tellement j’étais heureuse de l’avoir pour moi un
instant. Je lui dis : Cardinal, merci ! C’est merveilleux, tellement bien organisé ! Vraiment, merci ! Tout sourire, il me répond : Vous aimez, tant mieux ! C’est vrai que c’est merveilleux. Voyant que je lui parle comme si je le connaissais, il ajoute : Qui êtes-vous ? - Marie-Josée une consacrée de la Société du Christ Seigneur. Tout sourire il répond : Ah ! oui, la Société, je vous connais. Êtes-vous tous ici ? Moi, de lui répondre : Plusieurs Monseigneur. Il me demande, comme un père à sa fille : N’êtes-vous pas trop fatiguée ? Avec un sourire je lui réponds : C’est à vous que je devrais poser la question. Lui de répondre : Je fonctionne sur la grâce ! Je lui dit : Prenez bien soin de vous ! Voilà un de mes coups de cœur du Congrès.
Le Congrès eucharistique
a contribué à fortifier ma foi, à me faire
goûter véritablement ce que signifie être le «
peuple de Dieu ». La table de la réconciliation Le Bon Dieu dans la rueLors du Congrès eucharistique, le jeudi après-midi, la Cité eucharistique fut métamorphosée en Cité du pardon. Nous sommes en mesure de dire, en accord avec le cardinal Hummes de Sao Paulo, que le pardon des péchés et la participation au repas eucharistique sont étroitement liés au point que nous sommes justifiés d’appeler l’autel la table de la réconciliation. D’ailleurs, la liturgie préparatoire au sacrement de pénitence avait justement pour titre : La table de la Réconciliation. Quelques perles que j’ai particulièrement goûtées de cette mise en scène de la parabole de l’enfant prodigue :
Jeudi soir, rassemblée devant le Colisée, une véritable marée humaine se met en marche pour la procession du Saint-Sacrement dans les rues de Québec. Nous fêtons un si grand Amour enfermé dans un si petit signe. Poursuivant
dans la prière notre marche, un groupe fervent disant le chapelet en
anglais attire mon attention. Lors d’une pause, une jeune fille nous
dit qu’ils sont 25 venus de Saskatchewan. Nous avons fait
un voyage de 4 jours en auto, poursuit-elle. Pour la gloire de Dieu, rien de trop beau !
Nous nous étions mis en marche vers 18h30, il est 22h00. Nous saluons respectueusement le
Seigneur qui se prête à nos démonstrations toutes humaines. Une ordination sacerdotale extraordinaire et unique ! Une célébration comme je n'en avais jamais vécue jusqu'alors. Mon âme s'est laissé porter par l'ambiance de paix, par le grand recueillement qui régnait malgré une si grande foule, par les chants et la musique pleine de douceur et de sensibilité. Ce fut pour moi un moment d'authentiques émotions quasi inexprimables tant était fort l'instant présent que je vivais de tout mon être. D'abondantes larmes coulèrent sur mes joues presque tout le long de la célébration. Et si vous aviez vu le regard et le sourire des 12 candidats. J'étais dans l'admiration de voir ces visages rayonnants de joie et je rendais grâce au Seigneur. Lors de l'appel des candidats au sacerdoce, chacun répondait : Me voici ! Cette parole faisait écho en moi. J'ai souvent et longuement prié cette prière du psalmiste que j'affectionne particulièrement : Tu n'a voulu ni sacrifice ni holocauste. Alors j'ai dit : « Me voici Seigneur, je viens faire ta volonté. » (Ps 40 (39), 7-9) Après l'imposition des mains, la foule enthousiaste se leva et ne voulait plus arrêter d'applaudir, tellement était grande la joie qui l'animait. Je rends grâce à Dieu de m'avoir donné le billet qui m'a permis de vivre une si belle célébration. Prions pour que le Seigneur appelle beaucoup de jeunes au sacerdoce. Car comme le citait dans son homélie le légat pontifical, le Cardinal Tomko : On ne peut avoir d'Eucharistie sans le sacerdoce exactement comme on ne peut avoir de sacerdoce, sans Eucharistie. (Jean-Paul II) Par la suite, a commencé la célébration du mariage de Mélanie et Martin, un couple dans la vingtaine. Après la lecture de l'Évangile (Jn 2, 1-11), nous avons eu la grâce d'avoir trois homélies. C'est là mon deuxième coup de coeur : trois messages différents et complémentaires sur les noces de Cana dans la même messe. J'en ai retenu ceci : À un moment ou l'autre de ma vie, je suis tantôt une cruche vide tantôt une cruche pleine. La mission de l'Église est de remplir ma cruche, nos cruches vides avec de l'eau vive de Jésus. Quand l'Église a rempli ma cruche, je dois aller puiser dans la parole dont je suis remplie. Si on ne puise pas dans la parole dont on est rempli, ça ne nous donne pas de la joie. Quand on a goûté à la joie, la parole nous dit : portez-en au maître du repas. Allez donner ce que vous avez dans vos cruches. Parfois je suis une cruche vide et je laisse les disciples de Jésus envoyés en mission par l'Église remplir ma cruche. Et quand ma cruche est pleine de la parole de Dieu, j'accepte la mission de l'Église et je deviens disciple de Jésus à mon tour, envoyée en mission par l'Église afin de remplir les autres cruches vides dans mon milieu de vie. Plus la cruche est vide, plus on en met jusqu'à la remplir. Plus la cruche est pleine, plus je puise dedans afin de m'en servir pour la gloire de Dieu et le salut du monde ! Mon troisième coup de coeur, c'est le constat de mon état intérieur. Depuis cette journée jusqu'à aujourd'hui, je ressens de plus en plus la confiance en l'amour infini du Père. Fraternité Magnificat, Mercier Inondés de grâces Ce que j'ai le plus goûté à la célébration de clôture, c'est l'eau. Durant la procession d'ouverture, qui a duré environ 25 minutes, quelques gouttes à peine se sont hasardées. Mais à la préparation pénitentielle, la pluie était vraiment présente au point de sortir nos imperméables ou parapluies. Il y a deux moments principaux où la pluie s'est faite plus intense, elle tombait dru, un vrai rideau. Premièrement, à la consécration. Elle était l'image concrète de notre supplication au Père. On priait pour le monde, on implorait Dieu très fortement. Et à la fois, cette pluie, qui tombait avec intensité à ce moment-là, rendait comme visible la présence de Jésus crucifié pour nous, qui s'est fait péché pour nous, qui implorait son Père pour nous. Et le bon Dieu répondait à l'amour de son Fils et à notre supplication par un torrent d'amour diluvien. Ensuite, la pluie a refréné quelque peu son ardeur et au Notre Père elle a redoublé d'intensité. On priait bien humblement (en toute humidité), les bras levés : Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié..., et Dieu répondait par une recrudescence d'amour torrentiel. Pour vous montrer vraiment la proximité très étroite de Dieu dans cette célébration, voici un extrait de la 1re lecture de la messe, tirée de l'Apocalypse au chapitre 22 : Voici que mon retour est proche, et j'apporte avec moi le salaire que je vais payer à chacun, en proportion de son travail. Je suis l'Alpha et l'Oméga, le Premier et le Dernier, le Principe et la Fin. Heureux ceux qui lavent leurs robes ; ils pourront disposer de l'arbre de Vie, et pénétrer dans la Cité, par les portes. Moi, Jésus, j'ai envoyé mon Ange publier chez vous ces révélations concernant les Églises. Je suis le rejeton de la race de David, l'Étoile radieuse du matin. L'Esprit et l'Épouse disent : « Viens ! » Que celui qui entend dise : « Viens ! » Et que l'homme assoiffé s'approche, que l'homme de désir reçoive l'eau de la vie, gratuitement.
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