Riches de nos différences

la famille spirituelle Mater Christi
 
« C'est bien un des rares endroits où des personnes aussi différentes se parlent à l'aise et où se côtoient des gens de milieux aussi divers ! »
 
Trois membres de la Fraternité Notre-Dame-de-la-joie
 
Participant pour la deuxième fois à une rencontre Mater Christi, qui regroupait ce soir-là une centaine de personnes, Yves décrivait bien, sans s'en douter, un aspect important de cette famille ecclésiale.
 
 
Des gens « ordinaires » !
 
De fait, à l'image de l'Église, la Famille Mater Christi (constituée de la Société du Christ Seigneur, des Fraternités Foi et Vie, des Équipes Pierres Vivantes jeunes et adultes et des Étoiles Mater Christi de 7 à 13 ans) rassemble des chrétiens de tout âge, catégorie, origine, milieu de vie, état de santé ou occupation : des chrétiens de longue date et des récents convertis, des personnes peu instruites et d'autres plus intellectuelles, des couples unis et des gens mariés ayant vécu une douloureuse rupture, des personnes timides et d'autres pleines d'entregent, des célibataires, des couples et des consacrés, des immigrés de fraîche date et des québécois de souche, d'ardents souverainistes et des fédéralistes convaincus, des assistés sociaux et des gens plutôt fortunés, des catholiques de toujours et d'autres revenus après avoir tâté de l'ésotérisme, de l'hindouisme ou des sectes. Ces différences, loin de les diviser, unissent les membres de la Famille Mater Christi.
 
Ce qui peut étonner au premier abord se comprend mieux si on se place au plan de la foi. Par exemple, lorsque Marie (médecin) parle avec Jean (préposé à l'entretien dans une résidence pour personnes âgées), le climat est cordial et leurs échanges profonds parce qu'ils vont à l'essentiel. Tous deux sont authentiques : ils expriment leurs convictions intimes et s'éclairent mutuellement. Ils sont au niveau de l'être, non du faire. Les titres, études et autres considérations d'ordre social ont peu d'impact sur la foi, l'espérance et la charité. Or, c'est à ce niveau que l'on partage dans nos groupes.
 
 
Pas une « élite » ?
   
Pour entreprendre un cheminement dans une Fraternité Foi et Vie ou une Équipe Pierres Vivantes, pas besoin d'avoir fait de longues études, ni d'être impliqué dans sa paroisse ; pas besoin de lire chaque jour L'Osservatore Romano, ni de connaître par coeur le nouveau Catéchisme de l'Église catholique ; pas besoin de prier de longues heures chaque jour ! Il suffit de désirer mieux connaître, aimer et suivre le Seigneur, et d'être disposé à lui accorder progressivement un peu de temps par la prière quotidienne. Il faut être capable aussi de se laisser remettre en question par les autres.
 
Chacun chemine à son rythme. Peu importe le point de départ, seule compte l'intensité du désir qui met en marche. Les membres de nos groupes ne sont pas des gens parfaits ou exceptionnels ! Mais tous désirent vivre plus pleinement leur foi au quotidien et sont déterminés à changer le monde... en commençant par leur propre coeur et leur milieu de vie. Ils ne sont pas nés saints... mais ils espèrent le devenir !
 
 
Une catéchèse continue pour les jeunes
 
Dans les divers groupes de jeunes, ces derniers expérimentent, à travers des activités adaptées à leur âge, les bienfaits de la vie communautaire, de l'entraide et des échanges spirituels. Ils apprennent à s'engager auprès des démunis, à prier, à témoigner de leur foi. Ils développent des liens entre eux, une relation solide avec le Seigneur, tout en s'amusant et en approfondissant leur foi. Les étapes de leur cheminement sacramentel, qui sont intégrées harmonieusement dans le cheminement global du groupe, s'échelonnent sur les 6 ans qu'offrent les Étoiles Mater Christi. Les Équipes Pierres Vivantes jeunes prennent ensuite le relais.
 
 
Et au coeur de la famille...
 
Comme une cellule régulatrice, la Société du Christ Seigneur joue, le plus discrètement possible, un rôle d'encadrement, d'aide à la formation, d'animation (dans le sens d'être l'âme). Elle-même formée de membres divers qui proviennent de milieux variés, elle s'applique à susciter des groupes de chrétiens désireux de croître à tous les niveaux et soucieux de devenir ainsi de meilleurs témoins du Christ auprès de leur entourage.
 
 
Des chrétiens engagés !
 
Quel réconfort de se sentir soutenu dans son désir de croissance et de fidélité ! Pourtant, il ne s'agit pas de se réchauffer mutuellement mais bien de devenir des chrétiens engagés. Certes, la collaboration paroissiale n'est pas à négliger mais le rôle des laïcs est d'abord d'évangéliser leurs divers milieux de vie : travail, loisirs, vie sociale et politique, famille, etc. C'est un défi auquel l'appartenance à une famille spirituelle peut nous préparer efficacement. Prions le Seigneur de multiplier dans l'Église des cellules semblables, bien vivantes et régénératrices !
 
 
(À partir d'un article de Diane Poirier, paru dans Signes vol. 34 , no 2, p. 55, dans la chronique Signes de vie)

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