| Témoignages | ||||||
Qui, dans le creux même d’une épreuve, d’une maladie, d’une souffrance
morale, n’a perçu un jour, ne fût-ce que l’instant d’un éclair, un
appel du Seigneur, une touche de la Grâce, une caresse du divin
Consolateur, et ne l’a gardée, comme un précieux trésor, au fond de
son cœur ? Qui n’a pas été bouleversé par cette ondée spirituelle ? Ou
l’ayant oubliée pour un temps, ne l’a retrouvée comme un phare dans
la nuit, pour enfin répondre à l’invitation discrète manifestée sous
une autre forme ? Cela m’est arrivé ! Toute jeune. Confinée à la maison - les joies de l’hiver m’étant interdites à la suite d’un accident de voiture - , je regarde tristement les autres enfants se rouler de plaisir dans la neige en ce beau dimanche de janvier... Jusqu’au moment où, pour me distraire, il me vient à l’esprit d’aller chercher un vieux livre de prières conservé dans un tiroir de précieux trésors anciens. Seule dans la maison, à peine ai-je commencé à lire que je suis touchée par une Présence intime si profonde que jamais je ne pourrai l’oublier. Jésus m’attira si fort à lui que chaque dimanche de cet hiver, j’étais pressée de le retrouver, le vieux livre de prières étant devenu le lieu privilégié de notre rencontre. Les autres enfants pouvaient bien s’amuser au-dehors, moi j’étais ravie d’être seule avec Jésus. Première expérience de consolation sensible, que je comprendrai... plus tard ! Origine lointaine d’une vocation à la vie consacrée qui prendra quelque temps à se développer : études et profession d’enseignante m’occupent et le divin Consolateur me touche si doucement que, pour le moment, je me satisfais, semble-t-il, de cette honnête vie chrétienne. À 21 ans toutefois, je crois répondre à son appel en entrant dans une communauté enseignante où je me sens des plus heureuse : Tu m’as appelée, me voici ! À peine trois mois se sont-ils écoulés qu’un handicap d’audition se manifeste et je dois quitter la communauté. Déconcertée, je vivrai quelques années à interroger le Seigneur : « Que veux-tu de moi ? » Pourquoi ce handicap qui, tout en s’aggravant presque imperceptiblement, ne m’empêche pas de retourner à l’enseignement (où j’œuvrerai sept autres années) ? Et pourquoi les consolations spirituelles continuent-elles de m’envahir en pleine rue, au travail, dans les loisirs ? J’y reconnais bien Jésus, mais il ne me dit rien de plus...
Année Sainte 1950
Mil neuf cent cinquante : année marquante dans ma vie ! Invitée avec d’autres enseignantes à former une Congrégation mariale qui nous réunit chaque semaine après la classe, je m’initie à la spiritualité ignatienne, qui m’apprend le discernement spirituel, et je chemine joyeusement, conquise par la Vierge Marie qui me conduit à Jésus, le Bien-aimé déjà rencontré. Je ne me pose plus de questions, car je suis engagée apostoliquement, et je suis heureuse. Mais ce n’est qu’une étape ! ... Envoyé en pays de mission, le directeur de la Congrégation nous oriente vers le Secrétariat national des Congrégations mariales. Nous y sommes reçues par le Père Ludger Brien, s.j., promoteur des Congrégations, qui nous informe, avec une conviction communicative de l’existence d’une section d’enseignantes à l’intérieur de la Congrégation du Secrétariat. Avec quelques-unes de nous, je décide de m’y joindre et, encore une fois, je crois que l’enseignement et la Congrégation répondent pleinement aux appels intérieurs que je perçois. L’expérience des Exercices spirituels me gagne à suivre Jésus de plus près dans une nouvelle voie, mais laquelle ? Entendant le Père Brien parler de la communauté de laïques consacrées qu’il a fondée il y a quelques mois à peine, je m’y sens attirée. Je suis interpellée par ce prêtre qui nous enseigne si lumineusement l’amour de Jésus, de la Vierge Marie et de l’Église. Il devient alors mon accompagnateur spirituel et m’invite au groupe qui se réunit chaque samedi soir au Secrétariat, de façon plutôt discrète. Le Père nous initie au Sommaire des Constitutions de la Compagnie de Jésus. Je me sens toujours plus attirée par la personne de Jésus, que ce jésuite laisse transparaître par tout son être et son agir. La communauté naissante n’a ni Constitutions, ni maison, ni vie communautaire, si ce n’est celle de la Congrégation mariale dont nous sommes toutes membres. Mais c’est déjà une assise solide, car elle nous propose la sainteté dans une vie ordinaire où s’unissent prière et action apostolique.
Expérience de foi aveugle
Je traverse l’année 1952-1953 engagée à plein dans l’enseignement et cette nouvelle manière de vivre. Le Cardinal Paul-Émile Léger ayant encouragé le Père Brien à acheter une maison pour y loger des permanentes affectées au service des Congrégations, je perçois intérieurement l’appel à tout quitter : famille, amis, profession, études, voyages et plaisirs : Tu m’as appelée, me voici ! L’attrait de Jésus est tellement puissant qu’il l’emporte sur tout ce qui me semblait auparavant si intéressant. En septembre 1953, je me retrouve au milieu de plus jeunes que moi, toutes enthousiastes de suivre Jésus dans la voie qu’il nous trace par ce Père qui s’ignore encore comme fondateur. Un peu désorientée toutefois, sentiment bien compréhensible ! Quitter l’enseignement après dix années comblantes, me retrouver dans l’inconnu, remplir diverses tâches nouvelles auxquelles je ne me trouve pas préparée, rien de tout cela ne pourrait durer un mois si déjà Jésus n’était Tout pour moi, s’il ne remplissait ma vie : « Pour son amour, j’ai voulu tout perdre » (cf. Ph 3, 8). Cette vie de prière et d’action se poursuit avec calmes plats ou tempêtes, vallées désolantes ou ascensions transfigurantes ! C’est ainsi que j’approfondis l’expérience du discernement spirituel et que la joie intérieure de servir le Seigneur triomphe des attaques du Malin. Chaque matin, répétant : Tu m’as appelée, me voici !, je marche au pas de Dieu, dans la foi aveugle de qui se laisse conduire par l’Amour et dépouiller selon les appels du moment. Dès 1961, je suis nommée Responsable du groupe, mais des problèmes de santé ne tardent pas à me décharger de ce fardeau. Pour peu de temps ! En 1969, je dois remplacer subitement la Responsable en fonction : Tu m’as appelée, me voici ! Sauf un intervalle d’environ quinze mois, je remplirai ce service jusqu’en 2005, réélue d’un terme à l’autre.
Entre deux Années Saintes
Que s’est-il passé entre 1950 et 2000, années de grâces qui encadrent ma vocation à la Société du Christ Seigneur ? Une ascension d’amour dans le quotidien, la poursuite de la sainteté à travers les menus détails d’une vie toute vouée au service dans des responsabilités toujours plus lourdes. De 1969 à nos jours, j’ai vécu dans une communauté naissante les bouleversements dus à la Révolution tranquille et participé activement à la reconnaissance de notre Société selon son charisme et sa mission propres dans l’Église. J’ai connu aussi les joies des actions de grâces pour la croissance discrète mais continue de la Société sous la vigilance de son Fondateur ; j’ai partagé jour après jour une lente expansion des Fraternités Foi et Vie, des Équipes Pierres Vivantes, des Étoiles Mater Christi, qui s’épanouiront dans une famille spirituelle vouée à la Mère du Christ. Que deviendra la Société du Christ Seigneur ? On peut se le demander en cette année de son 60e anniversaire de fondation. Sa mission de promouvoir l’esprit de l’Évangile et la sainteté dans le monde demeure toujours actuelle, puisqu’il s’agit simplement de sanctifier toute sa vie en l’insérant dans la volonté toujours adorable de Dieu, faisant tout avec calme, avec soin, avec joie, par amour, en union avec Marie. Toute personne de bonne volonté, à tout âge de sa vie - même un enfant - peut y parvenir, si elle est éduquée dans cette voie toute simple de croissance pas à pas, jour après jour, dans la Grâce qui ne nous manque jamais. Si vous avez entendu un premier appel à suivre Jésus, puissiez-vous être inspirés de lui répondre : Tu m’as appelée, me voici ! ~oOo~ Bien mieux que des tulipes
Elle avance lentement, la marchette bien en main, entièrement concentrée sur des pieds qui ne sont mus que par une volonté de fer. Impressionnée, je lui demande : - Un grand effort ? - Non, pas trop !, répond-elle en s’asseyant. Bien coiffée, simplement mise, la grande dame commence à s’adapter à sa nouvelle situation. Un ascenseur a été installé dans la maison, et Yvonne n’est plus jamais seule. À la suite d’un ACV qui l’avait laissée paralysée et sans voix pour quelques jours, une de ses jambes est morte. L’autre ne vaut guère mieux et la fait beaucoup souffrir à certains moments. Il lui en faut du courage !... Mais Yvonne n’en manque pas, ni d’ailleurs de détermination. Pourtant, c’est la foi qui l’a soutenue au plus fort de la tempête. Tu ne peux pas subir l’épreuve sans que les semences reçues depuis le baptême, et toutes les grâces qui ont suivi, remontent à la surface. Même si Yvonne a toujours été très croyante et pratiquante, la maladie l’a plongée dans un dur combat spirituel. Comment accepter la souffrance, l’incapacité de chanter ou de conduire son auto, la dépendance constante, bref la perte d’une précieuse autonomie sans avoir de la difficulté à dire sincèrement avec le psalmiste : Mon Berger, c’est le Seigneur, je ne manque de rien (Ps 22) ! C’est la foi qui m’a aidée, dit-elle, et la constatation de plus grandes souffrances autour de moi. Certaines infirmières acceptaient de donner 16 heures consécutives de travail malgré leurs difficultés personnelles ou même à cause d’elles. Elles m’ont raconté leurs problèmes et j’ai découvert qu’elles souffraient plus que moi, parce que leur douleur était intérieure, sans soulagement. Toucher du doigt cette souffrance profonde m’a encouragée à traverser la mienne, et je me suis mise à les aider. Yvonne est une femme d’affaires au coeur d’or. À cause de son travail dans le domaine financier, elle connaît énormément de gens et compte parmi eux de grands amis (de toutes confessions), dont elle a su faire des bienfaiteurs. Avec leur aide et celle de religieuses de Sainte-Croix, elle a participé à la fondation de plusieurs œuvres de bienfaisance : maisons pour femmes en difficulté, camp pour décrocheurs à Cap Saint-Jacques, œuvre pour enfants pauvres en Haïti, maison de quartier à Rosemont, etc. Elle a aussi soulagé de grandes misères : découvrant par hasard qu’un réseau de prostitution recrutait des clients à l’importante maison de courtage dont elle était actionnaire, Yvonne s’est mise en frais de retirer de la rue le plus grand nombre possible de prostituées. En quelques années, et avec l’aide de deux jeunes collègues, elle convainc près de 80 jeunes femmes de changer de métier, leur trouve un emploi convenable et continue de les soutenir par la suite. Ayant recouvré leur dignité, la plupart ont pu fonder un foyer. Plus de 40 ans après, certaines gardent encore contact avec celle à qui elles doivent tant. J’ai beaucoup donné monétairement, mais est-ce cela le plus important ? Je me le demande aujourd’hui. Le Seigneur veut peut-être que j’aide d’une autre manière. Effectivement, même sortie de l’hôpital, Yvonne continue d’aider les infirmières qui la visitent à domicile parce qu’elles l’ont appréciée. Leur patiente les écoute, les encourage et les soutient par le témoignage de sa foi et quelques conseils judicieux. Tout cela n’exclut pas d’autres engagements apostoliques. Yvonne a le souci de mettre ses dons et capacités au service des autres. Elle préside le Conseil de sa Fraternité et donne temps et expertise pour aider sa paroisse, dont elle est marguillière. Ses déplacements sont plus difficiles ? Qu’à cela ne tienne, les réunions auront lieu chez elle ! - Quand on relève à peine d’une dure maladie et en reste physiquement affaibli, a-t-on encore des projets ? Ma question la fait sourire. Elle me répond avec une ardeur que je lui reconnais. Elle songe à acheter une maison pour régler définitivement les problèmes d’espace d’une de ses Fondations... et à beaucoup d’autres choses que, prudemment, elle ne me révèle pas. Je réfléchis et discerne présentement. J’ai dit au Bon Dieu : « Si tu veux que je sois encore utile, donne-moi ce qu’il faut ! C’est toi qui décides ». Avant de la quitter, je ne peux m’empêcher de lui poser la question qui me brûle les lèvres : Après tout ce que tu as traversé et avec ton expérience de vie, aurais-tu un message à donner aux membres de la Famille Mater Christi et aux lecteurs de Signes ? » À peine un moment de recueillement et sa réponse jaillit du plus profond de sa foi : Même si vous ne comprenez pas toujours ce qui vous arrive, le secours de Dieu et son amour sont ce qui peut le plus vous soutenir dans l’épreuve. N’oubliez jamais d’offrir vos douleurs, aussi difficiles à porter qu’elles puissent être, car elles ont de la valeur pour lui. Les unir à celles du Christ nous permet de collaborer au salut des âmes. Peut-on aider tellement le Seigneur autrement qu’en lui offrant nos souffrances et notre acceptation ? » Bien mieux que des tulipes, n’est-ce pas ? ~oOo~ Une sexualité pleine de sens
Une
découverte bouleversante
Quand, en janvier 2007, Marie-Josée a franchi le seuil de la salle de cours, à l'Institut de formation théologique de Montréal, elle ne se doutait pas que sa vie était sur le point de prendre un nouveau tournant. Déjà, elle avait vécu une conversion et Jésus occupait une place croissante dans son existence, une place, d'ailleurs, de plus en plus gênante pour son copain. Quelle est cette foi qui chamboule toutes les valeurs et remet plein de choses en question ? Mais, tout cela n'était rien à côté de la révolution qui allait survenir dans le cœur de le jeune femme. En trois mois, la découverte du sens de la vie humaine, du dessein du Créateur sur l'homme et la femme et de son rêve sur la sexualité humaine ont à la fois bouleversé et illuminé l'esprit et l'âme de Marie-Josée. Enfin, elle voyait clair ! Elle était confirmée dans ses intuitions profondes. La vie retrouvait son sens véritable et toutes les pièces du puzzle se replaçaient. Quelle grâce ! Pourtant, cette période n'a pas été facile : son couple craquait et, son copain ne partageant ni son enthousiasme, ni ses convictions en matière de sexualité, elle s'est retrouvée seule. Pourtant, malgré la douleur inhérente à la séparation, sa solitude s'est apaisée. Dans sa tendresse, Dieu a entrepris de guérir son cœur et de la combler.
« Je ne peux garder cela
pour moi ! »
Dans son cours, la jeune femme avait rencontré Isabelle, jeune consacrée aussi emballée qu'elle sur la matière de ce cours et, également convaincue que tous les jeunes devraient recevoir cette formation. À la fin du dernier cours, les étudiants exprimaient leur appréciation de l'enseignement reçu. Leur professeur, l'abbé Christian Lépine, leur lança : Maintenant, il dépend de vous de transmettre cet enseignement. C'était presque un envoi en mission. Sans tarder, Marie-Josée et Isabelle se réunirent pour concevoir un projet en ce sens. Mais comment transmettre toute la richesse d'une telle doctrine ? Se retroussant les manches, elles travaillèrent ferme pour élaborer une session dynamique. Le résultat ? Une fin de semaine interactive, comprenant enseignements, échanges, présentation multi-média, témoignages, période de questions, possibilité de rencontrer un prêtre et de se procurer de la documentation. Un service de garderie fut même offert. Jusqu'à présent, sept sessions de deux jours ont été réalisées, rejoignant plus de 350 participants. En plusieurs endroits, on voudrait que cette session soit organisée. Évidemment, il n'est pas possible de répondre à toutes les demandes à la fois. Un discernement s'impose. Chaque demande est considérée devant le Seigneur. La réponse à une soif profonde
Les conceptrices de la session comme les personnes-ressources, qui collaborent fidèlement avec elles, n'en reviennent pas. Non seulement cet enseignement providentiel constitue une réponse à une soif profonde, mais leur travail semble bien arriver à point nommé. Pendant des années, l'abbé Lépine s'est évertué à diffuser l'enseignement de Jean-Paul II sur la Théologie du corps. Aujourd'hui, dans notre monde moderne, auprès des catholiques occidentaux, l'accueil nous étonne. Les gens répondent tellement à notre invitation ! Les inscriptions affluent et nous envisageons de recourir à des listes de rappel. Pour nous, c'était inimaginable ! Les animatrices constatent que plusieurs participants sont las ou dégoûtés de la manière courante de vivre la sexualité. Ce qu'on pratique, aujourd'hui, ne conduit pas au bonheur, ils le savent. Soudain, ils apprennent que Dieu avait un grand dessein sur la sexualité, un dessein qui les émerveille. Certains sont tristes de ne pas l'avoir découvert plus tôt. La présence de prêtres et d'autres personnes-ressources est donc très précieuse, car ceux qui ont besoin de confier leur peine ne partent pas sans avoir été écoutés et réconfortés. « Personne
ne nous a jamais parlé comme cela ! »
Chacun a pu vivre une expérience spirituelle qui touche au plus profond du cœur, comme en témoignent les participants de l'une ou l'autre session : J'ai compris la différence entre l'amour-objet et l'amour-personne ; l'important est de vivre pour l'autre, pour le rendre heureux, peut-on lire sur un feuillet d'évaluation. J'ai découvert la grandeur et la splendeur du plan de Dieu ! - Cette session m'a permis de vivre un réel cheminement vers Dieu. - Beaucoup d'éléments seront des germes dans ma vie et seront appelés à porter du fruit. Après une pareille fin de semaine, nul ne repart comme il était avant : Cette session m'a fait grandir. - Je garderai de ce ressourcement la beauté de la chasteté que je veux mettre en application, et une force de volonté plus grande. - C'est une fin de semaine qui donne courage et espérance ! L'accueil reçu par l'enseignement de Jean-Paul II en étonnerait plusieurs : J'ai eu à faire le point sur ma vie et sur mes choix ; j'ai un ardent désir de vivre le plan d'amour de Dieu et de le faire connaître au plus grand nombre ! - J'ai compris le sens sacré de la sexualité. - Je garderai de ce ressourcement ce que prône l'Église à l'égard de la sexualité. - J'ai beaucoup apprécié que ce soit enligné avec l'enseignement de l'Église. Chaque session a sa coloration propre, mais l'Esprit Saint est toujours présent et à l'œuvre. Manifestement, le Seigneur continue de toucher les coeurs ! (Diane POIRIER, Signes,
vol. 44, no
4, pp. 233-235)
~oOo~ D'autres témoignages
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