En
quelque sorte, n'avons-nous pas tous peur – si nous laissons
entrer le
Christ totalement en nous, si nous nous ouvrons totalement à lui
– peur qu'il puisse nous déposséder d'une part de
notre
vie ? N'avons-nous pas peur de renoncer à quelque chose de
grand, d'unique, qui rend la vie si belle ? Ne risquons-nous pas
de nous trouver ensuite dans l'angoisse et privés de
liberté ? Et encore une fois le Pape voulait dire :
Non ! Celui qui fait entrer le Christ ne perd rien, rien –
absolument rien de ce qui rend la vie libre, belle et grande. Non
! Dans cette amitié seulement s'ouvrent tout grand les
portes de la vie. Dans cette amitié seulement se
dévoilent réellement les grandes potentialités de
la condition humaine. Dans cette amitié seulement nous
faisons l'expérience de ce qui est beau et de ce qui
libère.
(Benoît XVI, messe
inaugurale de son pontificat, 24 avril 2005)
Cette parole m'invite à proclamer, par ma joie, par ma vie donnée au Christ et par mes paroles, qu'Il est le seul chemin de liberté, de paix, de joie et d'accomplissement véritables. L'amour du Christ nous presse comme dit saint Paul (2 Co 5, 14). Oui, l'amour de mes frères et sœurs me pousse à dire, à temps et à contre-temps, que le Christ veut notre plus grand bonheur et qu'il ne faut pas avoir peur de Lui, de l'appel qu'il nous lance. J'ai rencontré celui qui chasse la peur et qui libère, je ne peux pas ne pas l'annoncer, ce serait étouffer l'amour qui me fait vivre ! Antoine POULIN, séminariste
C'est en laissant le Christ entrer dans ma vie, que j'ai finalement compris la vraie liberté. Pour moi la vraie liberté c'est d'offrir au Christ ma liberté ! Ainsi je Le laisse entrer dans ma vie, découvrir en moi tout ce que j'ai de bon et de mauvais. Il me guide alors sur le bon chemin, afin que je puisse répondre à mon devoir de baptisée. Celui-ci étant pour moi, d'aimer Le Christ, de me laisser aimer par Lui et de contribuer à Le faire aimer par les autres. Bref, le devoir d'être prophète ! Christelle NGWINONDEBE,
infirmière
Les
Mages devaient changer leur idée sur le pouvoir, sur Dieu et sur
l'homme, et, ce faisant, ils devaient aussi se changer eux-mêmes.
(Benoît XVI,
veillée avec les jeunes de la JMJ, 20 août 2005)
En tant que futur prêtre, je crois que le rôle prophétique que j'ai à jouer dans la société québécoise d'aujourd'hui est de l'aider à changer ses idées et sa vision de Dieu, de l'homme et surtout de l'Église catholique. Côtoyant bien des gens de différents milieux, je remarque combien les préjugés et l'ignorance empêchent une vraie rencontre entre ceux qui cherchent Dieu (les Mages) et Jésus... Un des obstacles majeurs est le manque de témoins pertinents et percutants au quotidien... j'ai donc à me convertir, à me « changer moi-même » avec l'aide de Marie, à me laisser transformer par l'Esprit-Saint pour être un meilleur témoin de l'amour de Dieu dans l'Église... Rudolf jr GREGA, diacre
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